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  • : Imagin-air
  • : Le blog d'un passionné d'aviation : récits de sa formation et de ses vols.
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Jeunes Ailes


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7 octobre 2008 2 07 /10 /octobre /2008 21:49

Cela aurait pu être une discussion sans lendemain, mais c'était autour d'un bon repas champêtre, à St-Cyr (j'y reviendrai), que la fameuse Susana, éminente personnalité sévissant sur Pilotlist, a relancé l'idée, plus que motivée :

- Susana : Alors Nicolas, t'es toujours partant pour faire de la montgolfière ?
- Nicolas : Ah oui, plus que tout… Et je suis plutôt disponible en ce moment !

Nicolas, c'est un autre colibri qui, je crois, était à l'origine sur Pilotlist de cette fabuleuse idée quelques mois plus tôt.

- Moi : Ah oui, moi aussi ! Ce serait génial !
- Susana : on pourrait organiser un rascol (RASsemblement de COLibris). Je m'occupe de tout !

Et voilà, c'est parti comme çà. Quelques jours plus tard, Susana envoyait un message sur la Pilotlist pour organiser une sortie montgolfière.

8 futurs aérostiers ont répondu présent. La sortie est fixée ce vendredi 3 octobre, mais la météo en a décidé autrement : un ciel instable nous a obligé à remettre au lendemain matin cette sortie que tout le monde attendait fébrilement depuis des semaines. Rendez-vous donc samedi, 8h du matin, à Maintenon, petit village charmant de l'Eure, à environ 1h15 de voiture de Paris. Certes, l'heure est matinale pour un samedi, mais quand la motivation est le carburant de 8 passionnés de choses de l'air, rien ne les arrête !

Samedi 5h45, le réveil sonne. Malgré l'heure matinale, je suis tout émoustillé de la journée qui m'attend. Le temps de me préparer, je pars de Paris vers 6h15. Pour un non autochtone, le chemin va me réserver quelques surprises, surtout au niveau de Rambouillet, que je vais…. disons…. bien visiter avant de trouver la bonne direction pour Maintenon (je n'aime pas naviguer au GPS en voiture, peut-être est-ce un tort ?). Je suis le premier à arriver sur le lieu de rendez-vous vers 7h45.

Sur le parking, je vais retrouver peu de temps après Arnaud, Susana et Anne-Céline. Déjà, les 4x4 de Air-Magic arrivent pour charger les participants et les emmener au lieu de décollage situé à quelques lieues de là. Susana, elle, attend les derniers colibris (Bastien et Nicolas, accompagnés de leur compagne) pas encore arrivés.



En route pour la piste le champ de décollage.


Dans le champ de décollage, les deux montgolfières sont déjà toutes dépliées. Autour gravitent les participants de ce vol, en train shooter l'engin, et ce n'est pas la froidure automnale qui va les arrêter. Rapidement, le pilote nous explique ce qu'il attend de nous : l'aider d'abord à gonfler la montgolfière. Pour cela, il faudra trouver quelques bonnes âmes charitables pour maintenir ouvert le col de la montgolfière de sorte que les ventilateurs puissent insuffler de l'air (froid !) dans l'aéronef. Ensuite, il nous explique à quel moment il faudra monter dans la nacelle, et comment...



Lever de soleil : il est encore bien tôt en ce samedi matin.


C'est le moment de commencer à chauffer l'air, aux brûleurs cette fois. L'enveloppe du ballon est encore au sol, alors il faut incliner la flamme pour réaliser cette tâche (la nacelle est couchée sur le flanc). Petit à petit, la montgolfière commence à se lever, puis suffisamment pour rabattre la nacelle et enfin monter dans le panier. Ce dernier est sanglé au 4x4, des fois que la montgolfière s'envole en oubliant la moitié des passagers au sol …..



Gonflage de la bête.


Premiers coups de chauffe.


Dès que tout le monde est à bord, et que le ballon ne demande plus qu'à s'envoler, l'équipier resté au sol libère le harnais. Le départ est brutal, mais ça y'est, nous sommes plus légers que l'air !

Le ballon s'envole assez rapidement, c'est assez surprenant. Très vite, nous dépassons la cime des arbres alentours. Nous montons en un rien de temps jusqu'à la limite de la classe A de Paris (que mon mouchard de GPS aéro témoignera avoir dépassée). Pendant l'ascension, le pilote explique comment il se sert des vents pour piloter son engin : tout est affaire d'altitude… et d'expérience ! Il nous montre aussi comment faire pivoter le ballon pour nous faire profiter de vues à 360°. Puis il s'affuble de la casquette de guide touristique pour nous donner le nom des villages alentours. Il nous indique même où chercher la Défense, Montparnasse et la Tour Eiffel. Malheureusement, je dois bien dire que mon œil peu averti n'a pu distinguer aucun de ces monuments !



Décollage et premiers paysages qui s'offrent à nos yeux. Tout au loin : Paris.


Nous sommes 2 aéronefs à divaguer selon les caprices du vent.


Ces lignes ne sont pas un effet d'optique, mais bien Ze Nature Touch !


Illumination divine.


Cela n'a pas l'air, mais l'enveloppe fait quand même 12 000 m3.


Rayon de soleil.


A bord, tous les appareils photos crépitent. Il y a vraiment beaucoup de choses à immortaliser : le spectacle du soleil levant, les paysages de campagne alentours, les lièvres qui courent dans les champs… Pour nous en mettre plein la vue, l'aérostier va nous montrer à quel point il fait corps avec sa machine : il nous effectue un vol rase motte, à environ 10 cm du sol, en laissant airer son ballon dans l'Ether, pour le plus grand plaisir des passagers. 10 minutes de bonheur.



Nous volons à ras le sol : ce passage bas n'a pas l'air d'effrayer les automobilistes qui doivent quend même ne pas en croire leurs yeux.


Déjà 1h que nous sommes plus légers que l'air. Il va bien falloir songer à revenir sur terre. Le pilote reprend un peu d'altitude, histoire de repérer un champ vachable. L'astuce pour l'atterrissage consiste à trouver un terrain non cultivé (en jachère par exemple) pour ne pas attirer la véhémence du futur agriculteur victime de notre atterro sauvage : un terrain en herbe serait l'idéal pour qu'au moment du contact avec le sol, la nacelle puisse "glisser" au lieu de se renverser. Car il est fort probable que la nacelle bascule à l'atterrissage : 1 chance sur 2, dixit le pilote. Pour nous, la nacelle restera bien droite grâce à la grande dextérité de notre super aérostier.



Pour dégonfler l'enveloppe, l'aérostier va ouvrir le sommet de la montgolfière.


Exercice de style. Nous voilà posés.


Un vol en montgolfière n'est pas anodin. Il faut saisir ce moment exceptionnel.


Une fois les passagers débarqués, l'enveloppe est encore suspendue en l'air, mais va bientôt s'étaler de tout son flanc sur le sol. L'aérostier actionne alors une trappe destinée à découvrir le sommet du ballon, ceci afin de le dégonfler très vite. Maintenant que la voile est à terre, l'aérostier nous demande de l'aider pour la replier, alors que ses équipiers arrivent déjà en 4x4 et leurs remorques pour transporter l'aéronef.



Tous les participants donnent un coup de main pour replier l'engin : c'est un moyen de prolonger le vol ...


L'autre montgolfière se pose à quelques centaines de mètres de là.


La trace du vol.


L'équipe du jour.


Avant de nous quitter, le champagne est offert aux participants, pendant que nous recevons notre "certificat d'ascension en machine aérostatique". Après nous avoir ramené à bord d'un 4x4 nettement moins confortable que notre ballon moelleux à souhait, nous n'avions qu'une seule envie avant de sous séprarer : nous remplir l'estomac après autant d'émotions. Nous avons donc terminé notre journée autour de quelques croissants servis accompagnés de boissons chaudes à Maintenon.



Pour terminer ce vol, le champagne est de rigueur.


A cette belle journée !


Nous obtenons notre baptême. Ce n'est peut-être pas grand chose, mais cette simple feuille de papier participera au souvenir.


Susana aussi intéressée par la montgolfière que par... les canards dans la rivière ;-)


Affamés, nous allons petit-déjeuner copieusement dans le village de Maintenon.


Merci Susana ! Que serions-nous sans toi ?

Aurélien

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commentaires

François Roche 15/10/2008 10:36

Excellente expérience ! Ca doit quand même faire bizarre de ne pas avoir le bruit du moteur :)