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  • : Imagin-air
  • : Le blog d'un passionné d'aviation : récits de sa formation et de ses vols.
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Jeunes Ailes

Membre de l'association
11 janvier 2009 7 11 /01 /janvier /2009 19:50

Cet article est un petit résumé que j'ai écrit sur le forum Jeunes-Ailes à l'occasion d'une sortie organisée par l'association pendant les vacances de Noël. Je cite donc beaucoup de noms et de pseudos car mes lecteurs sont essentiellement des membres du forum.

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Toto, (oui oui, l'unique, le vrai, LE Toto des Jeunes Ailes) m'a confié la dure tache de vous résumer notre journée de visite de l'aéroport de St Exupery organisée par PapaBillou (le papa de Billou). J'ai accepté volontiers.

C'est donc suite à l'invitation lancée sur le Forum que ne nous nous sommes tous retrouvés (une vingtaine de JA) à 9h30 à la Gare TGV de l'aéroport anciennement appelé "de Satolas". Enfin... quand je dis 9h30, c'est un bien grand mot, puisqu'il manquait évidemment un célèbre Jeune Aile (je ne dirai pas son nom, il veut conserver son anonymat, c'est bien ce que tu voulais Toto ?). J'ai donc retrouvé avec plaisir tout un tas de connaissances telles que Ludovic, Pym's, André, Toto, Billou (et Papabillou que j'avais entrapercu cet été), ArnO et bien sûr Olivier que j'avais quitté deux jours plus tôt. J'ai également rencontré d'autres fans des choses de l'air comme Nicolas, Pierre-Edouard, Yohan, Béatrice, Juliette, Charles Antoine, Jordan et Pauline. Après avoir réglé quelques formalités auprès de notre organisateur, notre guide (un très sympathique monsieur) est venu nous chercher.

Gare TGV de Lyon St-Exupery


La visite de cette matinée a commencé dans une salle de séminaire à l'intérieur de laquelle se trouvait une maquette de l'aéroport tout entier. Après un rapide rappel historique de sa construction en 1975 (l'aéroport de Bron commençant à saturer en terme de trafic), notre guide nous a décrit toutes les infrastructures de l'aéroport (terminaux, centre météo, tour de contrôle, chaufferie, zone cargo, pistes, taxiways, parkings, zones low costs, etc...) : c'était rudement bien fait, puisque le guide pouvait éclairer par un système de lampes et de boutons la zone dont il voulait nous parler. Déjà, quelques questions fusent (quelles longueurs font les pistes ? Ont-elles toujours été 2 ? Quelles sont les possibilités d'extension de l'aéroport ? ).

La maquette de l'aéroport


Après cette visite virtuelle, départ pour les terminaux de l'aéroport. En route, nous nous arrêtons devant deux postes de contrôle : celui de la gestion des parkings avions, et celui qui gère tout l'affichage de l'aéroport. Notre guide nous expliquera le principe de fonctionnements de ces deux organismes indispensables à la bonne marche de cette immense "ville" qu'est un aéroport. Tout à coup, question (notre JA anonyme) : "Et c'est combien la taxe d'atterrissage des gros porteurs ?". Le guide ne se laisse pas désarçonner et sort un livret dans lequel il va tenter de trouver la réponse… en vain. Alors, notre JA anonyme continue : "Et pour les avions de loisir ?". Et là, devant cette nouvelle épreuve impitoyable, notre super guide trouvera fièrement la réponse : 21 euros + les services obligatoires… dont nous ne saurons finalement pas les prix.

Vue sur les pistes depuis le Terminal.


Notre St-Exupery.


Dans le groupe, la bonne humeur est de partie et derrière, ça plaisante beaucoup. La partie intéressante de cette journée va commencer à partir de maintenant : nous allons passer de l'autre côté du décor, celle que peu de gens ont le chance de visiter. Mais pour cela, contrôle de sécurité obligatoire : celui-ci aurait pu se passer comme une lettre à la poste, mais notre JA anonyme dont le prénom en deux syllabes commence par un T et fini par un O a réussi à faire sonner le portique de sécurité ! Rien que ça ! Peut-être était-ce pour se faire faire un palpage intégral (sacré JA anonyme !).

Toute ressemblance avec un Jeune Aile est purement fortuite.


La suite de la visite se déroule sur le tarmac où nous allons prendre un bus. Celui-ci nous fera faire la visite des tous les abords des taxiways et des zones d'embarquement : nous avons pu voir de prêt la station météo, la tour de contrôle, les bâtiments des pompiers, les parkings des avions privés, la Caravelle d'exercice pour les pompiers puis dans une seconde partie nous passons devant les zones de tri des bagages.

Visite en bus.


"St Ex-Tour, bonjour"


Le parking "Golf" pour les avions privés.


La Caravelle des pompiers.


Le bus passe près des zones d'embarquement.


Avion militaire.


On approche de la zone cargo.


La dernière partie de la visite se déroule près et à l'intérieur d'un Tristar exposé à l'autre bout de l'aéroport. Cet avion, en exposition, n'a pas bougé de l'aéroport depuis qu'il a subi en vol un violent orage de grêle et qu'il a dû atterrir d'urgence à St Ex : les photos parlent d'elles-mêmes ! Aujourd'hui, l'intérieur de l'avion (non chauffé !!!) a été aménagé de façon à accueillir des groupes de personnes pouvant visionner sur écran géant la reconstitution de ce vol qui a failli finir à la limite d'une catastrophe !

Le Tristar... 


...sacrément amoché par la grêle.


Petit film reconstitutif du vol dans la grêle. 


On voit nettement moins bien, forcément.


Le temps de prendre des photos de l'avion, redirection notre bus pour terminer la visite de la gare TGV dans laquelle notre super guide nous donnera quelques anecdotes intéressantes concernant sa construction (dont le célèbre architecte est Santiago Calatrava).

L'intérieur de la gare TGV 


Avant de nous séparer, PapaBillou a eu l'excellent idée de nous réserver une table dans un restaurant non loin de l'aéroport : nous y avons déjeuné comme des rois (j'ai même pas fini mon assiette tellement c'était trop, c'est dire !!!). Nous avons tous échangé nos expériences de + ou – jeune pilotaillon, Olivier nous a raconté ses soirées Gadzartuesques et notre JA anonyme nous a démontré à quel point il était important de manger doucemmmmment des lasagnes…

Au resto.


Toute la grande équipe Jeunes Ailes de la visite.


Merci Papabillou !

Aurélien

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10 janvier 2009 6 10 /01 /janvier /2009 23:15
Coming soon ...



Aurélien

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12 décembre 2008 5 12 /12 /décembre /2008 22:11

Chers lecteurs, j'ai besoin de vous !

Je suis en train de m'initier à la vidéo "sérieuse", mais j'ai du mal à m'y retrouver dans la jungle des formats vidéos.

Voici un rush d'une vidéo (sans montage, sans musique, juste "brut de décoffrage") que j'ai faite lors du vol avec Julien R. raconté dans cet article. D'après les informations du fichier, la vidéo serait ici codée en 720x576, mais si l'on calcule le rapport d'aspect basé sur cette donnée, on est loin du rapport magique 16/9. Pourtant, vous pouvez constater que l'image ci-dessous, extraite de la vidéo, est bien au format "cinémascope" (16/9).

Alors, où est mon erreur de raisonnement ?

Par ailleurs, j'aimerais savoir si vous arrivez à lire correctement ce format de fichier (normalement oui, c'est du .mpg) sans déformation (vous avez une taille d'image respectant les proportions de l'image ci-dessous) ?

Vous pouvez me répondre dans les commentaires ou en m'envoyant un mail privé par exemple à l'adresse suivante :



yoyo.pilotlist(chez)gmail(point)com

Cliquez sur l'image pour télécharger la vidéo (250 Mo)



Merci de votre aide !

Aurélien

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5 décembre 2008 5 05 /12 /décembre /2008 22:10

Le vendredi 14 novembre fut un grand jour : celui de ma soutenance de Thèse. Cette journée, qui clôt définitivement toutes mes années d'études (il était temps !), a été très éprouvante, tant du point de vue travail (exposé d'1h devant jury constitué d'une dizaine de personnes, puis questions pendant 2h), que du point de vue organisation des commodités qui suivent normalement un tel évènement (pot au laboratoire, soirée resto avec tous les copains).

Depuis qu'on m'a lâchement accusé de n'avoir pas mis l'alternateur lors d'un vol, j'ai décidé de prendre des photos pour le prouver !

Alors, puisque j'avais l'intention de rester sur Lyon tout le week-end, je me suis offert un petit vol le samedi. Comme j'ai horreur de voler seul, j'ai convié Oliver avec qui j'avais fait l'une de mes plus belles navs de carrière de pilotaillon. Nous avons donc pris notre avion porte-bonheur, le Tecnam Fighter Jet F-HCGL, pour ce vol.

Il ne faisait pas très beau dans la région : le plafond nuageux était un peu bas... sauf pil poil au dessus de l'aérodrome où quelques trous de ciel bleu firent leur apparition. Le départ est donc donné... mais une fois encore, nous ne savons pas si nous pourrons aller bien loin. Olivier, copi de cette ballade, pourra alors tester son Iphone pendant le vol : il est parfois bien utile de savoir si l'on peut capter des informations en l'air (METAR, TAF, cartes manquantes ...).

L'Iphone indique bien que nous sommes alignés au seuil de la piste 34.


Il y a longtemps que je voulais aller du côté de Pérouges, une cité médiévale très connue dans la région, et peut-être dans le monde entier puisque les plus grands Chefs d'Etats s'y sont promenés lors du G7 à Lyon en 1996. Pérouges est connue également pour l'une de ses grande spécialité culinaire, la galette au sucre (mais pas la même qu'au Canada !). On peut également y passer une très agréable soirée dans l'une des nombreuses tavernes de la cité.

Cité médiévale de Pérouges


Pour aller à Pérouges, toute la difficulté réside dans la non-pénétration de la CTR de St Ex.


Après nos repérages aériens, il nous restait une petite heure avant de rendre l'avion, alors nous sommes allés traîner du côté de la ville de Cluny, que je n'avais pas encore eu l'occasion de photographier. Cette ballade fut surtout l'occasion pour Olivier de me faire découvrir son école : il a en effet brillamment intégré cette année la célèbre Ecole Nationale Supérieure des Arts et Métiers. Ce jeune Gadzart (ou Gadz'art) m'a donc fait découvrir son campus, dans les moindres détails, depuis le ciel.

Campus des Arts et Métiers.


Visite aérienne du campus des Arts et Métiers.


Sur le retour. Tous les bons vols ont une fin...


La nav du jour.


Comme toujours, ce vol de presque 1h30 a été placé sous le signe de la déconnade, de la bonne humeur et de l'amitié. C'est tout ce que j'aime.

Aurélien

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29 novembre 2008 6 29 /11 /novembre /2008 23:28

Nous sommes toujours pendant les vacances de la Toussaint. Une semaine après mon long week-end de pilotage Julien R. m'a, à son tour, convié à un petit vol. Son but était d'aller voir les dommages causés par les inondations survenues pendant la semaine : un épisode climatique dramatique a en effet secoué la région, et ceci a eu un grand écho dans les médias. Par ce vol, Julien voulait se faire une idée de s'il allait pouvoir, ou non, aller bosser en voiture à St Etienne le lendemain. Rien de mieux donc que l'avion, pour se rendre compte.


Nous avons décollé ce dimanche après-midi, il devait être 16h, sans grande conviction d'aller très loin : on voyait bien tout au loin les énormes Cumulonimbus, biens noirs, qui allaient bientôt arriver sur Lyon. Le vol a duré, disons, 30 minutes, tout au plus : à vrai dire, nous ne sommes même pas sortis de la zone contrôlée de Bron ! Julien raconte très bien ce vol dans son blog.

 



La trace du vol le plus court depuis bien longtemps ;-) ! Notez le zone interdite de Lyon, évitée grassement.


Non, ce qui a fait l'originalité de ce vol, c'est le comité d'accueil qui nous attendait à l'arrivée. Nous avions à peine coupé le moteur devant les hangars que deux gendarmes de la Police de l'Air et des Frontières s'approchaient vers nous. Généralement, lorsque la PAF attend le retour d'avions, c'est que le pilote commandant de bord a commis un grave infraction au code de l'avion civile, comme avoir pénétré une zone interdite (celle de Lyon par exemple). Pour avoir été son copilote pendant ce vol, je savais que Julien n'avait rien fait de tel : nous avions en effet 2 GPS pour le confirmer. Rien de grave à craindre donc. J'ai néanmoins un peu taquiné mon Juju, histoire de rigoler :

 

- je crois que tu as commis une boulette : tu as pénétré le zone interdite de Feyzin.
- nan, tu rigoles ?
- si si, désolé j'ai oublié de te le dire.
- merde....

 

Bref, l'espace de quelques secondes, j'ai donné quelques sueurs froides à mon hôte. Finalement, il s'agissait d'un simple contrôle de routine : vérification de la licence du pilote, du certificat médicale, des papiers de l'avion (certificat de navigabilité, assurance, certificat d'immatriculation, carnet de route, licence de station radio de l'aéronef ...). Bref, tous les papiers y sont passés... et tout était en règle.

 

 

Contrôle des papiers : une grande première de voir la PAF de ce côté de l'aérodrome !


Héhé, il fait très sérieux le JujuR, c'est pas son habitude ;-) !



Aurélien

 

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Edit : on me souffle dans l'oreillette que ce n'était pas la Police de l'Air et des Frontières, mais la Gendarmerie des Transports Aériens (GTA).



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23 novembre 2008 7 23 /11 /novembre /2008 13:04

Samedi 25 octobre

 

C'est le premier jour des vacances de la Toussaint et cela fait bien 10 semaines que je ne m'étais pas envolé ! Alors, histoire de ma dégourdir les ailes, j'ai programmé une petite séance de tours de pistes, avec mon joli DR400 "Fox- Kilo Bravo". Cette séance, je l'ai faite en solo, et j'en ai profité pour réaliser quelques PTU, PTE et basses hauteurs (choses que d'habitude je fais toujours accompagné de mon FI) pour voir si les bons réflexes étaient encore là. Même le contrôleur s'est mêlé de mon entraînement, en me faisant exécuter pas moins de deux remises de gaz pendant la séance : ah ben oui, j'avais tendance à voler "un peu trop prêt des avions qui me précédaient" d'après le monsieur dans sa tour (à raison) ! Au total, une bonne dizaine de tours de piste et une bonne heure à former des patatoïdes à Bron (le TDP n'est pas très standard et nous fait prendre de bien mauvaises habitudes sur d'autres terrains).



Longue séance de TDP pour revoir les fondamentaux.


Mais la journée n'est pas finie ! En vue d'une sortie "Jeunes Ailes" qui devrait s'organiser d'ici noël, j'ai décidé de me faire lâcher sur le vaisseau amiral du club : "LE" Fox X-ray, C172 SP de son état. Ce n'est pas un avion très original certes, on le trouve dans de nombreux clubs et partout aux USA, mais le notre est très bien motorisé (180 CV domptés par l'injection) et possède un équipement à faire palir de jalousie la plupart des autres cagettes de clubs. En effet, il est classé IFR et possède donc : 2 GPS, 2 radios, 2 VOR avec Glide, 2 altis, 1 badin gradué en "vitesse vraie" (je ne savais même pas que cela existait !), pilote automatique (mais oui !), trim électrique (et oui, bis), sièges cuir (ah bon, c'est pas nécessaire pour l'IFR ?) et, cerise sur la gâteau, une magnifique peinture et quelques loupiotes bien placées (les strobes en bouts d'ailes) qui le rendent encore plus beau. Magnifique avion, vraiment.



L'intérieur du FX est high-tech


Bref, j'ai donc pris rendez-vous avec mon gentil FI qui, comme à l'accoutumé, me demande ce que je veux faire.
- Ben, un lâcher machine.
- Et tu veux aller où ?
- Peut-être pas à Brindas cette fois (la piste la plus courte d'Europe) avec ce camion cet avion.
- Ben pourquoi pas ? On y va quand même si tu veux.
- Mouais bof (je suis pas chaud pour Brindas cette fois) [silence] On commence par faire de la mania ?
- Ok

Démarrage, roulage, essais moteurs, clearance de décollage et hop, l'avion nous propulse en l'air en un rien de temps. Première impression en l'air : le trim électrique qui ne défile vraiment pas vite ! Heureusement, il y a toujours la bonne vieille molette de trim "mécanique" que je trouve bien plus pratique ! Passons.

Deuxième impression : l'avion est lourd, ce qui peut sembler être un inconvénient, mais point du tout : cela peut s'avérer être un terrible avantage car il est très stable en l'air (très peu sensible aux petites turbulences). Pour l'entraînement à la mania, nous sortons de la CTR de Bron et allons dans un coin tranquille pour faire nos "exos" comme à l'école : virages à 20, 45, 60° (mon Dieu qu'il est lourd cet avion), décrochage (whouaaaa l'incidence de décrochage !), vrille (si si) suivis de quelques tours de pistes sur le terrain de St Chamond (mon Dieu qu'il est lourd (bis) à arrondir cet avion !).

De retour à Bron, nous avons réalisé quelques exercices de panne moteur sur le terrain, c'est à dire PTE et PTU. Mes trajectoires n'étaient pas terribles (la convergence à 30° vous avez dit ?) mais bon, l'essentiel est que j'arrivais toujours à poser mes roues sur (quasiment) le seuil de piste. N'est-ce pas cela le plus important ?

Au total, après 1h12 de vol, j'étais enfin apte à me ballader en C172, seul.



Bichonnage de fin de journée : on fait une petite toilette à notre FX.


 

Dimanche 26 octobre

 

Travaux d'application : j'ai décidé d'aller me balader avec mon nouvel avion, et j'ai convié Julien pour m'accompagner. Cela faisait longtemps que nous avions prévu de voler ensembles : depuis que ce dernier a réussi son PPL, il n'arrête pas de me narrer ses navs par MSN alors que moi, je suis bloqué au sol à Paris (pas encore eu le temps, ni l'argent de m'inscrire en aéroclub dans la capitale). Alors, vengeance, c'est moi qui vait l'emmener aujourd'hui à bord de ma limousine du ciel. Et toc ! Par cette magnifique journée (grand ciel bleu) j'avais prévu d'aller faire un toucher à Chambéry mais -- et c'est une première -- mon transit par le CTR de St Exupery nous a été refusé ! Cela n'a pas entamé pour autant notre moral, et nous avons décidé d'aller nous balader au pif dans notre belle région (en tenant compte bien sûr de notre quantité de carburant). Sur la route de Bourg-en-Bresse, nous avons même pu prendre de magnifiques photos du Mont-Blanc ! Bref, ce fut une très belle ballade...



Par cette superbe journée, le Mont-Blanc s'est offert à nous.




Au dessus de la crasse




La nav du jour


Dimanche soir, peu après être rentré chez moi, coup de téléphone :
- Bonjour, ici Bernard C., y'a le pilote qui devait prendre le FX après toi qui n'a pas pu voler.
- Ah bon ? Et pourquoi donc ?
- Il n'y avait plus assez de batterie pour démarrer ! Tu as oublié de mettre l'alternateur pendant ton vol.
- Heu... je regrette, mais il y était ! Je me souviens très bien avoir vérifié la charge de la batterie à tous les points tournants ! J'en mettrai ma main à couper.
- Faut pas dire ça, les mains, ça peut servir... Et puis ce n'est pas tout, une fois démarré l'avion au groupe de park, le GPS ne fonctionnait plus. Il ne faut pas éteindre le GPS avec son bouton mais seulement avec l'avionic master de l'avion !
- Heu ah bon ?
- On ne te l'a jamais expliqué ?
- Heu si, mais je ne vois en quoi il est déconseillé d'éteindre le GPS par son propre bouton !
- Oui ben c'est comme ça, tu fais comme ça, point.

Bref, discussion vraiment stérile, car monsieur le FI "jesaistout" a eu tort sur toute la ligne : primo mon copi a eu la riche idée de prendre une photo à l'intérieur de l'avion, et l'on pouvait voir très nettement que l'alternateur était bien enclenché ! Secundo, étant agrégé de Physique (désolé de m'étendre sur ma vie perso), il me semble mieux connaître que ce brave monsieur (un commercial dans la vie) en quoi débrancher un appareil par son alimentation générale (pour imager la chose : éteindre un appareil électronique en tirant sur sa prise) peut engendrer des surtensions néfastes à son bon fonctionnement. Voilà, j'étais vraiment énervé. Deux semaines plus tard, j'ai appris que monsieur "jesaistout" avait reproché exactement les mêmes griefs à l'un de mes copains du club. C'est sans commentaire.

 

Aurélien

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18 octobre 2008 6 18 /10 /octobre /2008 11:13

Voici une petite vidéo de mon vol en Montgolfière. Ce n'est pas la vidéo dont je suis le plus fier : pas assez de rushs, pas très grande diversité des vues, etc.... Tant pis, je vous livre quand même le fruit de ce travail de montage. Heureusement que les choses vont s'améliorer d'ici peu ...

Lien pour télécharger la vidéo en meilleure définition (37.1 Mo)


Sinon, il y a cette petite vidéo de la série "Un gars, une Fille" qui m'a bien fait rigoler :



Aurélien

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13 octobre 2008 1 13 /10 /octobre /2008 16:22

Pour mes geeks de lecteurs et utilisateurs d'Iphone (et j'en connais au moins un, n'est-ce pas Olivier ?), vous pouvez désormais surfer sur mon blog avec votre téléphone préféré !

L'adresse optimisée Iphone est la suivante :

http://imagin-air.over-blog.com/iphone/


Et voilà ce que ça donne.


Aurélien

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7 octobre 2008 2 07 /10 /octobre /2008 21:49

Cela aurait pu être une discussion sans lendemain, mais c'était autour d'un bon repas champêtre, à St-Cyr (j'y reviendrai), que la fameuse Susana, éminente personnalité sévissant sur Pilotlist, a relancé l'idée, plus que motivée :

- Susana : Alors Nicolas, t'es toujours partant pour faire de la montgolfière ?
- Nicolas : Ah oui, plus que tout… Et je suis plutôt disponible en ce moment !

Nicolas, c'est un autre colibri qui, je crois, était à l'origine sur Pilotlist de cette fabuleuse idée quelques mois plus tôt.

- Moi : Ah oui, moi aussi ! Ce serait génial !
- Susana : on pourrait organiser un rascol (RASsemblement de COLibris). Je m'occupe de tout !

Et voilà, c'est parti comme çà. Quelques jours plus tard, Susana envoyait un message sur la Pilotlist pour organiser une sortie montgolfière.

8 futurs aérostiers ont répondu présent. La sortie est fixée ce vendredi 3 octobre, mais la météo en a décidé autrement : un ciel instable nous a obligé à remettre au lendemain matin cette sortie que tout le monde attendait fébrilement depuis des semaines. Rendez-vous donc samedi, 8h du matin, à Maintenon, petit village charmant de l'Eure, à environ 1h15 de voiture de Paris. Certes, l'heure est matinale pour un samedi, mais quand la motivation est le carburant de 8 passionnés de choses de l'air, rien ne les arrête !

Samedi 5h45, le réveil sonne. Malgré l'heure matinale, je suis tout émoustillé de la journée qui m'attend. Le temps de me préparer, je pars de Paris vers 6h15. Pour un non autochtone, le chemin va me réserver quelques surprises, surtout au niveau de Rambouillet, que je vais…. disons…. bien visiter avant de trouver la bonne direction pour Maintenon (je n'aime pas naviguer au GPS en voiture, peut-être est-ce un tort ?). Je suis le premier à arriver sur le lieu de rendez-vous vers 7h45.

Sur le parking, je vais retrouver peu de temps après Arnaud, Susana et Anne-Céline. Déjà, les 4x4 de Air-Magic arrivent pour charger les participants et les emmener au lieu de décollage situé à quelques lieues de là. Susana, elle, attend les derniers colibris (Bastien et Nicolas, accompagnés de leur compagne) pas encore arrivés.



En route pour la piste le champ de décollage.


Dans le champ de décollage, les deux montgolfières sont déjà toutes dépliées. Autour gravitent les participants de ce vol, en train shooter l'engin, et ce n'est pas la froidure automnale qui va les arrêter. Rapidement, le pilote nous explique ce qu'il attend de nous : l'aider d'abord à gonfler la montgolfière. Pour cela, il faudra trouver quelques bonnes âmes charitables pour maintenir ouvert le col de la montgolfière de sorte que les ventilateurs puissent insuffler de l'air (froid !) dans l'aéronef. Ensuite, il nous explique à quel moment il faudra monter dans la nacelle, et comment...



Lever de soleil : il est encore bien tôt en ce samedi matin.


C'est le moment de commencer à chauffer l'air, aux brûleurs cette fois. L'enveloppe du ballon est encore au sol, alors il faut incliner la flamme pour réaliser cette tâche (la nacelle est couchée sur le flanc). Petit à petit, la montgolfière commence à se lever, puis suffisamment pour rabattre la nacelle et enfin monter dans le panier. Ce dernier est sanglé au 4x4, des fois que la montgolfière s'envole en oubliant la moitié des passagers au sol …..



Gonflage de la bête.


Premiers coups de chauffe.


Dès que tout le monde est à bord, et que le ballon ne demande plus qu'à s'envoler, l'équipier resté au sol libère le harnais. Le départ est brutal, mais ça y'est, nous sommes plus légers que l'air !

Le ballon s'envole assez rapidement, c'est assez surprenant. Très vite, nous dépassons la cime des arbres alentours. Nous montons en un rien de temps jusqu'à la limite de la classe A de Paris (que mon mouchard de GPS aéro témoignera avoir dépassée). Pendant l'ascension, le pilote explique comment il se sert des vents pour piloter son engin : tout est affaire d'altitude… et d'expérience ! Il nous montre aussi comment faire pivoter le ballon pour nous faire profiter de vues à 360°. Puis il s'affuble de la casquette de guide touristique pour nous donner le nom des villages alentours. Il nous indique même où chercher la Défense, Montparnasse et la Tour Eiffel. Malheureusement, je dois bien dire que mon œil peu averti n'a pu distinguer aucun de ces monuments !



Décollage et premiers paysages qui s'offrent à nos yeux. Tout au loin : Paris.


Nous sommes 2 aéronefs à divaguer selon les caprices du vent.


Ces lignes ne sont pas un effet d'optique, mais bien Ze Nature Touch !


Illumination divine.


Cela n'a pas l'air, mais l'enveloppe fait quand même 12 000 m3.


Rayon de soleil.


A bord, tous les appareils photos crépitent. Il y a vraiment beaucoup de choses à immortaliser : le spectacle du soleil levant, les paysages de campagne alentours, les lièvres qui courent dans les champs… Pour nous en mettre plein la vue, l'aérostier va nous montrer à quel point il fait corps avec sa machine : il nous effectue un vol rase motte, à environ 10 cm du sol, en laissant airer son ballon dans l'Ether, pour le plus grand plaisir des passagers. 10 minutes de bonheur.



Nous volons à ras le sol : ce passage bas n'a pas l'air d'effrayer les automobilistes qui doivent quend même ne pas en croire leurs yeux.


Déjà 1h que nous sommes plus légers que l'air. Il va bien falloir songer à revenir sur terre. Le pilote reprend un peu d'altitude, histoire de repérer un champ vachable. L'astuce pour l'atterrissage consiste à trouver un terrain non cultivé (en jachère par exemple) pour ne pas attirer la véhémence du futur agriculteur victime de notre atterro sauvage : un terrain en herbe serait l'idéal pour qu'au moment du contact avec le sol, la nacelle puisse "glisser" au lieu de se renverser. Car il est fort probable que la nacelle bascule à l'atterrissage : 1 chance sur 2, dixit le pilote. Pour nous, la nacelle restera bien droite grâce à la grande dextérité de notre super aérostier.



Pour dégonfler l'enveloppe, l'aérostier va ouvrir le sommet de la montgolfière.


Exercice de style. Nous voilà posés.


Un vol en montgolfière n'est pas anodin. Il faut saisir ce moment exceptionnel.


Une fois les passagers débarqués, l'enveloppe est encore suspendue en l'air, mais va bientôt s'étaler de tout son flanc sur le sol. L'aérostier actionne alors une trappe destinée à découvrir le sommet du ballon, ceci afin de le dégonfler très vite. Maintenant que la voile est à terre, l'aérostier nous demande de l'aider pour la replier, alors que ses équipiers arrivent déjà en 4x4 et leurs remorques pour transporter l'aéronef.



Tous les participants donnent un coup de main pour replier l'engin : c'est un moyen de prolonger le vol ...


L'autre montgolfière se pose à quelques centaines de mètres de là.


La trace du vol.


L'équipe du jour.


Avant de nous quitter, le champagne est offert aux participants, pendant que nous recevons notre "certificat d'ascension en machine aérostatique". Après nous avoir ramené à bord d'un 4x4 nettement moins confortable que notre ballon moelleux à souhait, nous n'avions qu'une seule envie avant de sous séprarer : nous remplir l'estomac après autant d'émotions. Nous avons donc terminé notre journée autour de quelques croissants servis accompagnés de boissons chaudes à Maintenon.



Pour terminer ce vol, le champagne est de rigueur.


A cette belle journée !


Nous obtenons notre baptême. Ce n'est peut-être pas grand chose, mais cette simple feuille de papier participera au souvenir.


Susana aussi intéressée par la montgolfière que par... les canards dans la rivière ;-)


Affamés, nous allons petit-déjeuner copieusement dans le village de Maintenon.


Merci Susana ! Que serions-nous sans toi ?

Aurélien

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29 septembre 2008 1 29 /09 /septembre /2008 20:14

Désolé ! Je suis vraiment désolé de vous avoir laissé aussi longtemps sans vous donner à lire de mes nouvelles aventures aéronautiques. Bon bon, par quoi commencer ? Et bien commençons par le début : je suis maintenant bien installé à Paris, mais il a fallu 6 semaines pour avoir de nouveau accès à Internet … Pas très rapide ce FAI dit "gratuit".

Et quoi de neuf aéronautiquement parlant ? Et bien pas grand-chose, mais voici quand même le récit de mon dernier vol Lyonnais (d'août).

Le 15 août, c'était l'anniversaire de mon grand ami Wouter, qui fait partie de notre bande de "joyeux thésards" mécaniciens des fluides. Voici une occasion toute trouvée pour aller voler ! Lui son dada, c'est la turbulence. C'est donc tout naturellement que, pendant le trajet routier, nous en sommes venus à parler des tourbillons créés par les zavions, en l'occurrence la turbulence de sillage.

Ce jour là, comme à chaque fois, j'ai laissé mon passager choisir sa destination : ballade dans le sud jusqu'à St Rambert et ses éoliennes, tour de Lyon ou encore ballade au nord (Macon et la Saône) ? Je laisse à Wouter le temps de la réflexion, de toute façon il faut bien décoller avant de naviguer, non ? Car ce n'est pas la nav qui me fait soucis en cette fin de journée : c'est plutôt, une n-ième fois encore, la météo. Car, comme pour le vol que j'ai fait pour l'anniversaire de Cécile, il faisait un vent à décorner un boeuf : entre 20 et 25 kt, avec des rafales à 30 kt et, cerise sur la gâteau, même pas dans l'axe ! De telles conditions météorologiques n'étaient d'ailleurs pas de nature à rassurer Elena, la compagne de Wouter et une de mes grandes amies également, pendue au bout du fil avec son chéri pendant que je faisais ma prévol : Elena a peur de tous ces engins volants (alors imaginez si en plus la météo n'est pas terrible…). Il a même fallu que Wouter me la passe au téléphone pour que je la rassure (enfin… à moitié seulement).

L'équipe du jour (ben oui... il faisait presque nuit)


Nous avons donc décollé, il était environ 19h, pour une sortie au sud, c'est-à-dire le point SA. Le point SA, c'est tout juste à coté de la raffinerie pétrolière de Feyzin, là où justement Elena travaillait encore à cette heure. Alors hop, Wouter essaya de passer un coup de fil à sa moitié pour lui dire de regarder en l'air, mais en vain, le réseau ne passait pas. Pendant cette branche, l'avion était sacrément chahuté par le vent, surtout au moment du décollage, ce qui a entamé un peu notre confort, mais au fur et à mesure que nous prenions de l'altitude, les choses s'arrangaient.

Wouter s'est alors décidé de faire un tour de Lyon, que je vais pouvoir executer les yeux fermés (enfin… presque). Cette nav est très rapide (environ 30min une fois en l'air) alors, quand s'approche le moment de re-rentrer dans la CTR de Bron à la fin du tour, nous décidons finalement de poursuivre la nav vers l'Est, d'aller jusqu'à Bourg-en-Bresse en survolant les Dombes (nous avions les pleins de pétrole).

La ballade du jour.


Déjà 1h que nous volons, le soleil est bien bas maintenant. Alors je recontacte le contrôleur de Bron, qui m'autorise une très longue finale 16, en N°1. Oui mais avec 25 nœuds de face, ça n'avance pas bien vite ! Alors, le temps que nous rapprochions de la piste, un jet (un Dassault je crois) a eu l'idée subite de faire des tours de piste. Alors forcément, un DR400-120 contre un jet, y'a pas photo : fallait pas que la cagette se retrouve sur la trajectoire du jet.

- TWR : Fox-Kilo Bravo, vous êtes à vitesse max là ?
- F-KB : Heu……affirm, F-KB (je n'ai pas osé faire de l'humour à ce moment là...).
- TWR : Hummmm, j'ai un jet en tour de piste, il va probablement falloir ouvrir votre trajectoire à l'Ouest.
- F-KB : Recu F-KB, je peux ouvrir dès à présent pour faire profiter de la vue de Lyon à mon passager.
- TWR : Reçu F-KB, alors ouvrez à l'Ouest dès à présent.

A bord, c'est la rigolade (enfin moi, car je ne sais pas si Wouter a suivit la conversation avec la tour). Nous avons donc dû faire un tour de piste complet, puis j'ai atterri plutôt bien malgré le vent en rafales.

120kt poussés par le vent, 80kt face au vent.


Je pense que Wouter a bien apprécié ce vol. Nous n'avons pas eu l'occasion de vraiment en discuter puisque je déménageais deux jours plus tard.

Aurélien

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