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  • : Imagin-air
  • : Le blog d'un passionné d'aviation : récits de sa formation et de ses vols.
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Jeunes Ailes

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5 octobre 2007 5 05 /10 /octobre /2007 00:55
100 % de réussite ! C’est la deuxième fois (sur 2) que j’ai eu accès au « plus beau bureau du monde ». Un grand moment dans la vie d’un pilotaillon !
 

Mon Fokker 100 pour ce vol Lyon-Amsterdam (aéroport de transit)

 
Mardi dernier, à l’occasion de mon vol à destination du Québec, j’ai sollicité un nouvelle fois un auto-cockpiston. La technique, maintenant éprouvée, consiste à être suffisamment persuasif pour que le commandant de bord accepte de vous inviter dans son temple. C’est donc bien lui la personne qu’il faut particulièrement choyer pour réussir un beau voyage.
 
La recette ? Allez, je vous la livre !
 
Les ingrédients :
 
  • une carte postale (jolie si possible !)
  • la carte FFA (faut bien qu’elle serve, au prix où on la paye !)
  • un stylo
  • un trombone ;-)
 
 Ce qu’il faut faire :
 
  • Avant l’embarquement, prendre la carte postale et le stylo.
  • Ecrire un petit mot (soyez imaginatifs !) à l’intention du commandant de bord (n’oubliez pas votre numéro de siège !).
  • Accrocher la carte FFA à la carte postale avec le trombone.
  • Embarquer.
  • Une fois l’embarquement terminé, demander à la chef de cabine de bien vouloir apporter l'ensemble { carte postale + carte FFA + trombone } au commandant de bord.
  • Attendre son retour…
 
A partir de là, c’est la roulette russe : soit elle revient avec un grand sourire et c’est bon signe, soit au contraire elle tire la tronche et là, on se dit que, tant pis, on profitera du hublot (encore que !), soit comme dans mon cas c’est le commandant himself qui vous cherche désespéramment en criant dans tout l’avion : « Il est où le pilote ? » … Grand moment de solitude chez les passagers, qui se demandent certainement qui va bien pouvoir les emmener à bon port si l'on ne retrouve pas le pilote. Moi par contre, j’étais aux anges.
 
C’est donc une fois mon Fokker 100 installé au niveau 300 que je suis aller rejoindre les patrons dans le poste. Etant eux aussi originaires de la région lyonnaise, et volant en aéroclub (mais pas à Bron), nous avons eu plaisir de discuter de nos bétaillères et du survol pilotaillonesque de notre belle région.
 
En fin de descente, bien établi sur l’ILS 06 de l’aéroport d’Amsterdam Schipol,  le contrôle nous délivre notre clairance d’atterrissage :
 
-  " AFxxx, clear for landing 06. God bless You! "
 
- " Il a dit quoi là ? God Bless You ??? "
 
Petit moment de silence. Les 2 pilotes se regardent, et rigolent.
L’atterrissage s’est parfaitement passé.
Nous sommes arrivés avec 20 minutes d’avance sur l’horaire prévu par Air France.
 

Bienvenue dans le bureau.

 

On est pas bien au niveau 300 ?

 

"AFxxx, Clear for landing 06. God bless you..."

 

L'aéroport d'Amsterdam Schipol et sa piste 06.

Ce voyage commence bien !

Aurélien

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1 octobre 2007 1 01 /10 /octobre /2007 13:35

Le grand jour arrive : demain mardi 02 octobre, je pars au Canada pour une durée de ... 3 mois ! Non pas pour des vacances, bien au contraire, c'est pour le boulot ;-( .

Plus exactement, c'est à Sherbrooke (à 200 km de Montréal, proche de la frontière Américaine)  que je vais poser mes valises.

Et à Sherbrooke, qu'est-ce qu'est-ce qu'on trouve ? Tic, tac, tic, tac, tic, tac ..... bzzzzz ! La réponse : un aérodrôme ! Vous commencez donc à comprendre toutes les perspectives qui peuvent s'offrir à moi pendant mes week-ends ?

                                                                                   

Rien n'est encore programmé pour l'instant, je verrai sur place, en fonction de mon emploi du temps. En tout cas, j'ai très envie de profiter de cette grande institution qu'est l'aviation de loisir canadienne (c'est un moyen de transport très utilisé) ! Savez-vous qu'au Canada, toute surface praticable (même des lacs gelés) peut faire réglementairement office de zone d'atterrissage (et décollage) ? On est très très loin de la réglementation française !

Ce qui est certain, c'est que je mettrai les pieds dans un avion autre que dans celui qui m'emmènera au Canada !

 Aurélien

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30 septembre 2007 7 30 /09 /septembre /2007 11:44

Après notre joli vol raconté dans cet article, j'avais demandé à François d'écrire un tout petit mot pour mon blog afin de nous faire partager ses impressions. Or, ce n'est pas quelques lignes, mais tout un article qu'il m'a transmis. Comme il raconte beaucoup mieux que moi, je n'hésite pas à vous faire partager une nouvelle fois ce récit, mais cette fois-ci, vu par mon passager !

Voici son récit :

 

"Lundi 9 juillet au matin, la météo est encore mauvaise va-t-elle s’améliorer dans l’après midi ? Aurélien, jeune pilote, m’a proposé un petit tour en avion. Moi, je suis un passionné d’aviation, j’ai piloté dans le temps des petits monomoteurs et des planeurs, mais je ne vole plus depuis de nombreuses années. Nous avions planifié une petite nav en soirée au sud de Lyon : suivi du Rhône puis changement de cap, on tangente le Vercors et l’on revient sur Bron en passant au dessus de l’aéroport Lyon Saint Exupéry. Malheureusement, dans l’après midi, les orages se déclenchent, comme disait mon instructeur que faire lorsqu’un gros cunimb se pointe ? rentrer les avions au hangar et aller se coucher !!! La ballade est reportée au lundi suivant.
  
 
Lundi 16 juillet, notre ballade est encore à l’eau, un vent du diable souffle en rafale sur la région, vent du sud (autant dire que l’on se ferait tabasser en longeant la limite nord du Vercors !!) et en plus, le plafond est bas !!
Finalement Aurélien me donne rendez vous tôt le matin du jeudi 19.
 
J’arrive légèrement en avance par rapport à notre heure de rendez vous, Aurélien est déjà là, personne sur le parking club, la température est fraîche, nous sortons du hangar le DR400 rouge F-GLVF, les pleins de carburant et d’huile sont complétés. La prévol commence et je suis ce que fait Aurélien en essayant de ne pas trop le questionner (je n’aimais pas que quelqu’un le fasse lorsque dans le temps j’effectuais la prévol des Piper cubs, Jodels, rallyes 100 ou autres). Je constate que l’avion devra bientôt faire sa « grande visite » à des détails sans importance pour la sécurité.
 
Nous voici sanglés dans l’habitacle, l’odeur typique qui règne dans les « avions de tourisme » me surprend toujours ; il y a quelques temps, j’ai eu l’occasion de mettre le nez dans un piper cub d’un collectionneur, je me suis retrouvé en une fraction de seconde 35 ans en arrière lorsque je faisais mon instruction sur piper cub, même odeur de cuir, d’essence, d’huile et peut-être aussi un peu de sueur des élèves-pilotes lorsque sous l’effet d’un arrondi un peu trop haut les sandows qui reliaient les deux roues du train vous renvoyaient en l’air.
 
 
Retour aux temps modernes, Aurélien essaie de fixer son GPS au moyen d’une ventouse sur le plexi de la porte, finalement, je le récupère sur les genoux, de toutes façons il nous sera inutile vue la nav prévue : lyon-Bourg en Bresse-Macon–Lyon (nous voulons être au boulot pas trop tard). Aurélien fait sa check list avant démarrage, contact-frein, mise en route, autorisation de la tour, nous roulons vers le seuil de la piste 34, la visibilité extérieure est bonne, à l’intérieur ça s’arrange ! La condensation de nos respirations sur le part brise s’évacue rapidement, la température d’huile monte lentement, le temps d’atteindre le seuil de piste et elle est dans le vert. Plus de phrase mnémotechniques comme celles que j’utilisais (par exemple « Sois Courageux Mais Prudent En Vol Garde Intelligence Habileté Discipline » pour laquelle chaque initiale de mot était rattachée à une vérification à effectuer, Vol=volet… ) mais une feuille où les différents item sont indiqués et cochés.
 
Nous sommes autorisés à nous aligner et à décoller. Les vibrations cessent dès que les roues quittent le sol, nous sommes rapidement au point de sortie de zone, nous prenons le cap de Bourg en Bresse, Aurélien m’explique comment fonctionne le transpondeur qui est actif (nous sommes bien au nord de Saint Exupéry mais le trafic au dessus est important), il m’explique aussi qu’il faut essayer d’éviter de survoler les villages, bien que nous soyons à 3000 pieds, il ne faut pas gêner les habitants ! En effet, ceux-là n’ont rien demandé, ce n’est pas comme ceux qui construisent en périphérie d’un aérodrome et qui se plaignent du bruit des avions ! Aurélien me fait tâter du manche mais je sens que le palonnier n’est pas complètement libre, saine méfiance. 
 
Nous virons au niveau de Macon et faisons une verticale de son terrain, en bas, ça se réveille, on entend des conversations radio sur la fréquence club. Aurélien a bien annoncé notre passage mais personne ne lui répond.
 
De retour, nous sommes autorisés à couper l’axe de montée par la tour de lyon-Bron, prudence car il y a pas mal de trafic (hélicoptère qui nous croise plus bas, Cessna en montée qui nous croise également plus bas à notre droite), nous voici en branche vent-arrière, les premières turbulences de ce vol sont ressenties lorsque nous survolons Eurexpo, le soleil déjà actif fait chauffer les masses d’air sur les parkings et les toitures des grands bâtiments et nous sommes passés au travers des bulles d’air chaud qui s’en détachent. Etape de base, dernier virage, j’ai l’impression que notre angle de descente est trop fort, je suis en fait trompé par le fait que le seuil de piste est décalé. Bel arrondi, légèrement à gauche de l’axe, l’indicateur de décrochage bipe, encore un instrument qui n’était pas installé sur mes tagazous. 
 
Retour au parking-club, vérifications avant de couper le contact, puis le silence.
 
Une alouette (avec des plumes, des vraies, pas avec une turbine à gaz) chante.
 
Merci Aurélien
 
Ce soir, j’ai ressorti le manuel d’instruction du pilote privé."
 

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25 septembre 2007 2 25 /09 /septembre /2007 19:59

Quoi de plus ludique que le vol en patrouille ?

Je vous présente ici le F-GLVF, l'un des deux DR400-120 du club. C'est l'un des avions que j'utilise régulièrement.

  

Patrouille au dessus d'Aubenas (le F-LN appartient à un autre club).

   

Et voici notre Cessna 172 SP, le F-HCFX. C'est le vaisseau amiral de l'Aéroclub du Grand Lyon. En interne, on l'appelle "le FX". Je ne suis pas encore laché dessus, mais j'ai déjà joué au sac de sable pour une jolie nav dans le vent.

  

  

Mais l'ACGL, c'est aussi un deuxième DR400, un PA28 et un Tecnam P2002JF.

Aurélien

 

Photos : Copyright Pierre Hennisse

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24 septembre 2007 1 24 /09 /septembre /2007 20:21

La nav du jour : lunch à Romans s/. Isère en PA28 Glass Cockpit.

  

Celà a commencé comme d'habitude, sur le tarmac de l'aérodrôme de Bron. Je revenais d'un tour de Lyon avec un copain pour qui c'était son baptême de l'air. A la descente de l'avion, je reconnais Gérard D., qui s'apprête à partir voler,  et avec  qui j'ai tant de fois rascolé (voir par exemple Une nav dans le vent, 3 Hiboux sous la lune, Rascol Susana...sans Susana). C'est alors que Gérard me propose de partager ce vol ... dans le PA28 Glass-cockpit de son club : c'est une proposition qui ne se refuse pas !

  

Le high tech !

 

Nous embarquons dans l'avion (pas facile de rentrer dans un PA28 !). Je laisse mon copain passer devant pour qu'il puisse profiter du spectacle (à l'intérieur comme à l'extérieur). Comme je m'y attendais, le tableau de bord est très dépouillé puisque toutes les infos se retrouvent sur deux immenses écrans : sur l'un les instruments de vol, sur l'autre les paramètres moteurs et le GPS. Gérard démarre l'avion et très vite nous décollons de la piste 34 de Bron. Nous mettons le cap vers Romans-sur-Isère, mon copain Bruno (pour qui c'était le baptême de l'air) prend les commandes du F-GRLA :

  

Premières minutes de pilotage pour Bruno.

  

Nous passons les éoliennes de St Rambert :

  

Les éoliennes de St Rambert.

  

Puis nous voilà illico en finale à Romans (LFHE) :

  

Au second plan, les portes de l'Ardêche.

  

Il y a tout un tas de belles machines à Romans : un autogyre,

  

Remarquez qu'il n'y a aucun lien mécanique entre le rotor et le moteur. Téléchargez la vidéo du décollage(7.5Mo).

 

des planeurs aussi (il faisait un beau soleil et nous sommes aux portes du Vercors).

  

Une journée où toutes les conditions météo sont réunies pour du vol à voile.

  

Nous avons déjeuné au restaurant de l'aérodrôme, fort sympathique ma foi ! Après nous être bien restaurés, nous reprenons l'avion pour rentrer sur Bron et faire quelques exercices de mania pendant le trajet.

  

Le PA28 F-GRLA.

Exercice de panne moteur.

  

Pendant le trajet du retour, nous rattrapons le Rallye F-GBSV que nous nous empressons de doubler forts de nos 160 CV (et lui 'seulement' 110 CV ;-) ).

  

Interception du Rallye F-GBSV.

  

Bref... c'était encore un très beau rascol ! Merci Gérard !

Aurélien

 

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19 septembre 2007 3 19 /09 /septembre /2007 22:34

Vous devez commencer à savoir que j'aime bien me lancer des défis. Aujourd'hui, le but de mon exercice était de faire le tour de la zone de St-Exupéry.

La zone de St Exupéry ? Ah oui, pour ceux qui suivent mes aventures depuis peu, sachez que St Exupéry est le nom de l'aéroport International de Lyon (en hommage à qui vous savez). Et bien contrairement aux parisiens avec leurs chères classes A, nous les lyonnais pouvons transiter par St-Ex et passer à la verticale du terrain. Si si ! Je vous jure ! Sauf que cela sous entend forcément qu'il existe un espace aérien contrôlé géré par la tour de St-Ex : c'est la classe D de St-Ex. 

  

La CTR de Bron, la CTR de St Ex, les ZIT et la ZRT de Lyon.

 

Oui mais voilà, parfois, c'est le drame !!! Les jours de fort trafic, le contrôle de St-Ex n'autorise pas les petits VFR à transiter par chez eux (enfin..., ça ne m'est jamais arrivé personnellement). Il faut donc toujours avoir un plan B en cas de refus (même si, comme Hannibal Smith, j'aime que mon plan se déroule sans accroc ;-) ). Le plan B, c'est le contournement de St-Ex.

Aujourd'hui, j'ai donc testé le plan B, celui qui m'évitera d'avoir l'air con si un jour je suis refusé pour transiter par St-Ex (au départ comme au retour sur Bron). Et tout ça, sans l'aide d'un GPS bien sûr (enfin si, à l'arrière de l'avion). La tache est d'autant plus ardue qu'il faut passer pile poile entre deux ZIT, les centrales de Bugey et Creys-Malville. Mais bon, heureusement j'ai tout un tas de VOR qui m'aident dans cet exercice.

Le programme est donc :

  • départ de la 34 de Lyon-Bron
  • sortie NA
  • cap vers Ambérieu
  • route vers La Tour du Pin, en prenant soin de passer entre les 2 ZIT grâce au VOR LTP
  • cap au sud de la zone de Bron et interception de l'ILS 34
  • retour à la maison

  

Dans cette nav, on fait joujou avec les VOR.

 

Petit imprévu, au retour sur Bron aujourd'hui, je n'ai pas eu l'autorisation de rentrer par l'ADF Bravo Roméo, et donc je n'ai pas pu accrocher l'ILS 34 : j'ai dû rentrer par l'Ouest des installations. Heureusement, il n'est pas difficile de trouver le Rhône et remonter jusqu'à la ZRT de Lyon.

Au retour de ma petite ballade, un joli Puma de l'armée de l'air allait s'envoler.

 

Un Puma en roulage sur le taxiway.

Et hop, décollage.

 

  Aurélien

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12 septembre 2007 3 12 /09 /septembre /2007 20:45

Amateurs de Beaujolais : les vendanges 2007 ont commencé !

Voici ce que mon passager a pu photographier lors d'un tour de Lyon il y a une petite dizaine de jours. Encore merci à tous ces vignerons et vendangeurs (en général) qui travaillent si durement pour que nous puissions nous délecter de ce formidable nectar qui égaye nos repas... ;-)

  

Les vignes du Beaujolais.

 

Du monde au travail... encore merci !

 

Aurélien

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8 septembre 2007 6 08 /09 /septembre /2007 17:42

Voici la vidéo de notre sympathique ballade.

P.S. : les images sont un petit peu saccadées, car c'était la première fois que je transferais les images d'une caméra miniDV (celle de François) sur mon ordi et j'ai mal optimisé les paramètres de transfert. Un peu dommage.

 

 

Aurélien

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8 septembre 2007 6 08 /09 /septembre /2007 16:56
Je l'ai trouvé ! 
 
Je me doutais bien qu'en travaillant dans un labo de mécaflu, j'allais trouver des gens très "branchés" avion. Bingo, j'ai trouvé : ce fut François, Ingénieur de Recherche dans l'équipe Turbomachines du labo. François travaille notamment en collaboration avec Eurocopter, Snecma Espace, Snecma Moteurs, TurboMeca ou encore Bertin Aerospace. Mais au delà de son travail, François a été pilote planeur et avion, et il reste très amoureux des vieux (et moins vieux) tagazous qui ont fait (et qui font) la belle histoire aéronautique que nous connaissons.
 
A coté de lui, je fais même figure de petit novice. Tenez par exemple : nous avons, en exposition à l'entrée de notre labo, deux moteurs d'aéronefs : une turbine et un énorme moteur 2x7 cylindres en étoile). Et bien François sait exactement la référence de chaque moteur et sur quels avions ils ont été montés (alors que moi j'essaye déjà de comprendre comment marche une turbine...) : le moteur à piston est un Bristol Hercule construit par SNECMA et installé sur le Noratlas, la turbine (réacteur 101G2 Snecma ATAR) fut celle du super Mystère B2 et de la première version du Mirage. Autre exemple : c'est François qui, grâce a son expérience de vol à voile, m'a expliqué les trucs et astuces de pilotes des planeurs pour rester en l'air le plus longtemps possible dans notre région. Enfin, s'il y a bien un instrument dans nos tagazous dont je ne comprends pas le fonctionnement, c'est bien la bille : et bien François m'a tout expliqué !
 
En fait, j'ai découvert qu'il était un fada d'aviation lorsqu'un jour il me racontait dans mon bureau (qui est également celui de sa doctorante) ses aventures d'apprentis pilotes, notamment ses péripéties rocambolesques avec son FI de l'époque. D'ailleurs, lorsque François parle des avions, ce sont des yeux d'enfants qui se dessinent sur son visage. Je savais alors qu'une fois le PPL en poche, il fallait impérativement que j'offre un cadeau qui allait sans nul doute lui faire énormément plaisir : un vol en tagazou pardis !
 
Nous avons décidé d'une nav ensemble, d'après les désirs de promenade de François : étant originaire de Provence (mais ayant fait ses études et toujours travaillé à Lyon) , nous voulions faire une nav en direction du Sud. Inutile de lui expliquer comment se construit une nav, il savait très bien : François, qui ne pilote plus depuis un certain temps, se rappelait parfaitement des espaces aériens de Lyon et leurs points de sortie (qui n'ont pas bien changées depuis tout ce temps) ! Mais le meilleur reste à venir !
  
 

La nav du jour : Lyon - Bourg-En-Bresse - Macon - Lyon.

 
Comme vous le savez, la météo n'a pas été de la partie en ce mois de Juillet : nous avons dû annuler 3 fois ce vol ! A croire que dame nature ne voulait pas que les deux passionnés que nous étions puissent s'envoler un jour. Heureusement, un jeudi matin, une fenêtre météo s'est ouverte et nous avons sauté sur l'occasion pour organiser ce vol : décollage à 7h30, juste avant d'aller au boulot ;-) ! N'ayant réservé un DR400 que pour 1h30, nous ne pouvions faire la nav initialement prévue, c'est alors que nous nous sommes rabattus sur un vol local en vue du repérage aérien que je m'étais organisé en vue du mariage auquel j'étais convié le samedi suivant.
 
La prévol effectuée (ahhhh les ailes Jodels, que de souvenirs pour François !), nous nous installons à bord de l'avion. Evidemment, l'environnement intérieur de notre DR400 lui est très familier. Démarrage, roulage, clairances obtenues, nous décollons et le DR400 monte bien malgré la chaleur extérieure qui commence à s'installer.
  
 

Quelque part entre Bourg-En-Bresse et Macon : Lyon devrait être en bout d'aile.

 
Nous mettons le cap pour Bourg-En-Bresse. Nous passons la région des "Dombes" avec ses centaines d'étangs. L'endroit a beau être humide, nous n'avons qu'une très légère Brume. Nous continuons : rien ne saurait troubler ces instants de bonheurs entre 2 passionnés d'avions. Bourg-En-Bresse est maintenant en vue : il est temps de faire mes petits repérages aériens en vue du mariage.
  
 

J'aime bien ces petits villages de campagne.

 
Une fois cette tache accomplie, nous mettons le cap vers Macon. L'avion tourne comme un coucou Suisse et il n'y a pas de vent. Les conditions sont idéales pour laisser les commandes à mon invité. Et bien je me trompe peut-être, mais je crois avoir fait un heureux de plus en ce bas monde. François s'est merveilleusement débrouillé : ses tenues d'altitudes étaient parfaites, tout comme son cheminement visuel  : les yeux à l'extérieur, pas sur les instruments !
  
 

François aux commandes.

Oui, Macon c'est par là.

Les deux compères.

 
Arrivés à Macon, je lui demande de mettre le cap vers Lyon : j'assure la sécurité, François incline l'avion et hop, un légère assiette à cabrer pour compenser la perte de portance. Tout cela, sans même lui avoir expliqué ! Idem pour la montée : François, il sait faire. Assiette, gaz à fond, un petit coup de trim et hop, les quelques centaines de pieds à prendre sont dans la poche. Je suis vraiment scotché ! Il n'a vraiment pas perdu la main.
  
 
 
 

Arrivée sur Macon.

 
Aux portes de la CTR de Bron, je reprends les commandes, non pas que François se débrouille mal (mais non je ne suis pas jaloux !), mais parce que les trajectoires et altitudes réglementaires doivent être respectées. Nous rejoignons la vent arrière 34 et je pose l'avion en douceur, un peu à côté de l'axe (sacrebleu fallait que je tourne en ridicule !).
  
 

Retour au sol : tout s'est bien passé.

 
Nous avons volé près d'1h30. Au débriefing du vol (à la cafèt' du boulot, peu de temps après ce vol matinal), François m'a dit quelque chose qui m'a énormément fait plaisir : "A mon arrivée à l'aéroport,  les bruits et les odeurs des avions m'ont rappelé la période où j'étais pilote. Des images me sont alors revenues en mémoire. C'était super". Bref, si comprends bien, ce vol était un peu sa madeleine de Proust ;-)   

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28 juillet 2007 6 28 /07 /juillet /2007 07:46

Ce samedi, je suis de mariage : mes amis Julia et Pascal vont s'unir pour le meilleur et pour le pire... Les noces se passeront dans un petit village, à St Rémy, près de Bourg-en-Bresse dans l'Ain. Ensuite, le fête de mariage aura lieu à quelques kilomètres de là, à Saint André-sur-Vieux-Jonc.

  

 

 

De Lyon, il faut suivre une longue départementale pour Bourg-en-Bresse.

 

Je ne connais pas beaucoup les environs, la route est longue (60km en grande partie sur une départementale), c'était donc l'occasion de préparer une petite nav pour aller repérer les lieux vus du ciel. Une carte Michelin dans les mains de mon passager, c'est vers 8h du mat' que nous nous élançons de Lyon pour faire cette petite nav à bord de mon fidèle Fox-Victor Fox.

Mon trajet (automobile+aéro) sera le suivant : je sors de Lyon par le périph, puis je prends la D64 direct jusqu'à Bourg-en-Bresse en passant par St André-de-Corcy, puis Villars-les-Dombes.

Ça va, ces villages sont facilement repérables depuis le ciel car il suffit de suivre la longue départementale avec sa multitude de ronds-points. Après 20 minutes de vol, les deux patelins des festivités sont atteints et repérés sans difficulté.

 

 

Les lieux de festivités sont repérés sans problème.

 

  

Une fois sur les lieux et les environs enregistrés sur mon disque dur cérébral, nous mettons cap pour Macon, puis nous rentrons à la maison. Je raconterai plus en détails cette navigation dans un prochain article, car j'avais un passager vraiment très spécial à bord !

 

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