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  • : Imagin-air
  • : Le blog d'un passionné d'aviation : récits de sa formation et de ses vols.
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Jeunes Ailes

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17 juillet 2007 2 17 /07 /juillet /2007 21:50

Ce qui est génial lorsqu'on travaille dans un laboratoire peuplé de chercheurs qui consacrent toute leur science (infuse) à un certain domaine de l'aéronautique, c'est que lorsque vous voulez inviter l'un deux à partager un vol en votre compagnie, vous parlez en fait à un public conquis d'avance ! Aucun ne refuse ! C'est même tout juste s'ils ne s'invitent pas d'eux même ! (Mais non, je blague, mais c'est l'idée...)

 

Le vol du jour.

 

J'ai donc invité pour la première fois une collègue de mon labo, Antoine, doctorant comme moi, mais qui travaille quant-à lui sur la partie "compresseur" des turboréacteurs d'avions (la partie 'avant' des réacteurs si vous préférez, la partie contenant les aubes en rotation lorsqu'on regarde le moteur depuis l'avant de l'appareil).

 

Notre tagazou.

 

Antoine habite à Macon, au nord de Lyon. Ceci a été un argument pour organiser un petit vol local dans cette direction. Un mercredi soir, à la sortie du boulot, j'ai donc reservé Fox - Victor Fox, DR400 de son Etat, pour ce vol local. Ce vol sera (presque) son baptême car la précédente fois où il est monté dans un avion de loisir, il n'avait pas vraiment apprécié son vol du fait du pilote qui a voulu lui en faire voir des vertes et des pas mûres (traduire par là piloter à la Top Gun) : il n'a vraiment pas apprécié. J'ai donc la dure tâche de lui rendre ce vol aussi agréable que possible.

Depuis le début (la prévol), j'essaye de tout lui expliquer : le rôle des gouvernes de l'avion, je lui présente le sacro-saint "pitot" (accessoire présent en nombres d'exemplaires dans notre labo à Ecully, c'est tout juste si certains chercheurs n'en n'ont pas un greffé à la place des mains). Là où je pense avoir bluffé Antoine, c'est lorsque je lui présente "l'avertisseur de décrochage" : il ne s'attendait pas à voir un bête interrupteur sur l'aile ! Après seulement 1 seconde de reflexion, le principe de fonctionnement d'un tel dispositif lui semblait tout a fait évident et judicieux lorsqu'on connaît exactement l'origine et le principe du décrochage en mécanique des fluides.

 

Le nord de Lyon : au premier plan la saône, à gauche le rhône et au loin le confluent.

 

Nous décollons vers 18h30. Le vent est calme et la visi excellente. Je mets Antoine à contribution en lui demandant de repérer les traffics opposés dont la tour de Bron me faisait écho : il accomplit cette tâche avec merveille. Une fois libéré de Bron-TWR, nous commençons à longer la saône d'un rythme de sénateur.

Comme Antoine connaît bien la région entre Lyon et Macon, j'essaye avec une carte en main de mettre un nom sur les villages que nous survolons. Ainsi, il peut découvrir les environs qu'il connaît si bien, mais vus d'en haut cette fois.

 

Le Village d'Antoine au milieu des vignes (nous sommes en Bourgogne).

    

Après 20 min de vol, nous arrivons enfin sur Macon. L'agent AFIS n'est pas là et aucun traffic ne s'annonce dans les environs (la radio est obligatoire pour cet aérodrôme). Nous aurons donc tout le loisir de faire notre job : trouver la maison d'Antoine. Ce sera chose facile, car les repères au sol sont nombreux : ront-points, champs, ligne de TGV, gare, etc... Pendant qu'Antoine shoot "à donf" sa maison, je reste concentré sur mon pilotage et la sécurité de mon avion et de mon passager : c'est essentiel !

  

Trouvée !

 

Après avoir photographié sa maison sous toutes les coutures, je décide de rentrer, car en cet été pourri la météo change vite et j'avais un peu peur de rencontrer de mauvaises conditions. Il n'en a rien été, c'est même un magnifique soleil qui nous attendait au retour sur Bron ! Nous avons bouclé notre aller/retour sur Bron en exactement 1 h et 03  minutes. C'était un très beau vol !

 

Retour sur Lyon : ici le rhône.

Léti pas jolie ma piste à LFLY ?

  

Pour terminer ce post, je vais inaugurer dans ce blog le "petit mot de mon(mes) passager(s)". Voici le commentaire d'Antoine sur ce très sympathique vol :

"Après un décollage tout en douceur, ce fut la découverte de Lyon, vue du ciel c'est superbe! Direction le nord pour remonter la Saône et faire un petit tour au dessus ma maison, en périphérie de Mâcon. Ce n'est pas forcément évident de se repérer depuis le ciel, j'ai mis quelques minutes pour la localiser. On a fait un  petit tour inclinés à 30°, (c'est vraiment impressionant !) pour quelques photos, puis on est repartis sur Lyon. En chemin, j'ai pris le manche pour une leçon express de pilotage! :-D Il faudra que je me familiarise avec la planche de bord... Mais quelle excellente sensation de légerté et de liberté que de voler! C'est différent de la plongée et du saut en parachute, mais tout aussi euphorisant. Ce deuxième baptème de l'air s'est terminé par un atterrissage réussi et pas trop brusque (j'ai apprécié!). Un grand merci Aurélien pour cette chouette ballade aérienne initiatique. C'était bon de prendre de la hauteur et d'oublier un temps tout le "terrestre".  Antoine.

  

Les Experts : Ecully.

 

  

Aurélien (LMFA la semaine et LFLY le week-end)

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16 juillet 2007 1 16 /07 /juillet /2007 21:26

Screugneugneu... C'est quand même un gros manque de bol !

En commençant à prendre des cours de pilotage, je me disais qu'une fois breveté j'irais faire des cercles en avion autour de la maison de mes parents, histoire de leurs ramener quelques clichés.

Oui mais voilà, manque de bol, la maison est coupée pile en deux par la frontière entre la CTR de Bron et celle de St-Exupery ! Comment voulez-vous donc que j'aille faire mes emplettes dans cette zone sans me faire souffler dans les oreilles par les gars de St-Ex, hein ?

Si seulement la maison était dans la zone de Bron, j'aurais peut-être pu essayer de négocier avec les (sympathiques) contrôleurs pour faire tranquillement mon marché un jour de faible traffic (Christophe, si tu m'écoutes ...), mais là, je vois pas comment ...

Bon, je n'expose même pas le cas de mon appartement à Lyon, en plein dans dans la ZRT. Paraît que le T (dans ZRT) veut dire temporaire... On peut toujours rêver...

 

La maison pile sur la frontière !

... et quand je dis pile, c'est vraiment pile !

Aurélien

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12 juillet 2007 4 12 /07 /juillet /2007 22:06
Acte I, scène 2 : on prend les mêmes, et l'histoire continue !
 
Le lieu : Lyon Bron + Villefranche Tarrare.
 
La date : samedi 30 Juin, 11h30Z
 
Les acteurs : la même équipe (Gérard, Sylvie et moi)
 
L'avion : 1 ... non 2 TB20 (oui môôôssieur) !
 
L'excuse : la célébrissime Susana qui vient nous rendre visite à Lyon.
 
 
 
 
 

Lyon - Villefranche : un saut de puce.

  
Le rendez-vous était pris depuis deux semaines : Susana et Véronique viennent de Paris pour venir voir les colibris Lyonnais ! Super !!! L'occasion était toute trouvée pour organiser un rascol. L'aérodrome de Villefranche Tarrare sera notre lieu de rencontre : il y a un très bon restaurant. Jean Pierre (dit JP jojo sur Pilotlist) nous y réserve une table pour que tous les colibris de la région puissent accueillir et passer un bon moment de convivialité avec les filles.
 
Malheureusement, la météo sur St-Cyr n'est pas aussi bonne que celle sur Lyon : le plafond ne dépasse pas les 500 ft alors que sur Lyon, nous avons un insolant CAVOK. Pour enfoncer le clou, la copilote de Susana ne se sentait pas au meilleur de sa forme. Les filles ne rejoindrons donc pas la capitale des Gaules aujourd'hui ! Dommage... Mais ne nous laissons pas abattre, nous allons quand même rascoler ! Le rascol Susana est reporté à une autre fois, elle nous l'a promis !
 
 
 
 
 

Un premier équipage part de Lyon Bron.

Notre premier TB20 (bleu)...

... et son poste de pilotage.

 
Gérard avait réservé un TB20, un avion tout bleu à train rentrant et pas d'hélice variable, pour nous changer des traditionnels Cessna et Robin. Pendant la prévol, nous laissons partir pour Villefranche un Rallye qui rascolera avec nous. A bord de cet avion, Bernard Daval (colibris Président de l'aéroclub RVI), Jean-Pierre Paralis (colibris dijono/lyonnais) accompagnés de leurs dames. Nous nous installons à bord, gérard s'apprête à démarrer puis... rien. Il ne se passe rien ! Malgré les sollicitations répétées du bouton du démarreur, l'hélice ne tourne pas d'un chouillat ! Mince ! Pas de bol ! Probablement la batterie ! Mais celà est sans compter sur l'extrême efficacité de Gérard qui repart chercher un autre avion, qui sera ... un autre TB20 (mais rouge celui-là) !
 
 
 
 
 

Le deuxième TB20 (rouge)...

... et son poste de pilotage. On joue au jeu des 7 erreurs ?

 

Le voyage pour Villefranche ne représente qu'un saut de puce pour un Lyonnais : 15 minutes de vol au grand max. Nous nous alignons sur la piste 34 de Lyon, nous obtenons notre clairance de décollage et Gérard enfonce les gaz : dès ce moment, nous restons littéralement scotchés sur notre siège ! Les 250 CV du TB20 nous arrachent du bitume. Le vario est là pour le confirmer : +1000ft/min en montée ! Du jamais vu !!! L'avion grimpe aux murs ! Une fois le train rentré, Gérard affûte les réglages de la puissance et de la pression d'admission de l'hélice : un avion à pas variable, c'est quand même un peu plus compliqué ...
 
 
 
 
 

+1000ft/min !

  
Au badin, nous affichons 120kt en croisière. Nous rejoignons Villefranche en moins de temps que pour le dire. Nous nous intégrons dans le circuit de piste, Gérard sort le train d'atterrissage, ajuste le pas de l'hélice et nous voilà déjà en finale. Une chose impressionnante : lorsque les volets sont sortis, le TB20 semble tomber comme une masse ! Le plan d'approche est alors très impressionnant !
 
 
 
 

Etape de base pour Villefranche-Tarrare.

 
 
Sur le tarmac de Villefranche, les colibris du Rallye partis (bien) avant nous nous attendaient depuis bien vingt bonnes minutes et sont surpris de nous voir arriver avec le TB20 rouge. Evidemment, ils n'hésitent pas à nous chambrer sur notre changement d'avion:
 
 
- " Bravo pour la peinture express ! Très efficace !"
 
 
 
 
 

 
 
Le repas au restaurant de Villefranche sera très convivial : pendant le repas, nous faisons connaissance avec tous les autres colibris (nous étions une bonne vingtaine au total) et nous parlons aéro tout au long du repas (ragots de nos plateformes entre autres). Avant le dessert, des personnes étrangères au rascol nous demandent s'ils peuvent photographier nos tagazous. Nous étions loin d'imaginer qu'il s'agissait d'un club entier de passionnés d'automobiles qui voulaient photographier leur bolide devant nos bétaillères ! Nous sortons du restaurant et nous voyons pas moins de 11 cabriolets s'exposer devant nos tagazous ! Le photographe a même gagné un tour en hélico pour pouvoir photographier depuis les airs cette exposition (à ciel ouvert). Joli spectacle !
 
 
 
 
 

Ouuahhhh ! Qu'est-ce qu'elles brillent !

Un p'tit tour en hélico pour le photographe.

 
Nous ne sommes pas rentrés trop tard sur Lyon, Gérard avait un baptême dans l'après-midi (une mamie qui voulait s'envoyer en l'air ;-) !). C'est Sylvie qui a eu la chance d'être le "copi" dans le TB20 pour cette branche. Comme à l'aller, le nav dure à peine 20 minutes, intégrations comprises.
 
 
 
 

Retour sur Lyon, avec vue sur le "crayon".

 
C'était notre baptême de TB20 et une fois encore, nous étions ravis de cette nouvelle expérience de vol. 
 
Merci Gérard!
 
Aurélien

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5 juillet 2007 4 05 /07 /juillet /2007 20:08
Jeudi 28 juin, nous avons rendez-vous Sylvie, Gérard et moi pour un vol de nuit au départ de Lyon. C'est Gérard qui est à l'origine de ce mini rascol : nous devions en effet tous les trois aller ensembles au grand rascol organisé à l'occasion de la visite de la célébrissime Susanna dans la région lyonnaise le samedi suivant, mais Gérard ne connaissait pas Sylvie, et inversement. Il fallait donc je présente l'un à l'autre, et il fut décidé de faire à cette occasion un vol sous la lune.
  

 Pas un chat à Lyon à 22h30Z, mais 3 hiboux !
  
Sylvie est une jeune colibrette qui apprend à voler dans mon premier club : elle est presque au terme de sa formation PPL et tient comme moi un blog. Je ne présente plus Gérard, célèbre colibri qui vole très souvent sur différentes machines (du DR400 au TB20, en passant par le Cessna 172 ou le Cirrus) et qui pratique tous les types de vols possibles et imaginables (vol montagne, vol de nuit, vol à l'étranger, etc...).
  

 DR400 sapin de noël.
  
Le mini rascol débute vers 19h30 Zoulou dans un resto autour de l'aérodrome... enfin... Gérard était visiblement réglé à l'heure aéronautique car c'est vers 19h30 UTC qu'il est arrivé (joke !). Après un bon steak frites englouti en moins de deux, c'est vers 22h30Z que nous rejoignons F-GYKQ, un beau DR400-120 pour ce rascol hiboux. Le plan de vol (obligatoire pour un vol de nuit) a heureusement été déposé 1h plus tôt par Olivia. Destination : Valence, puis retour par une verticale Grenoble St-Geoirs puis Lyon-St Exupery.
 

La fine équipe !
 
A 22h40Z, il fait déjà bien sombre, et la contrôleuse vient de quitter sa vigie. C'est donc manuellement que nous allumons la piste de Bron. Cette piste est vraiment magnifique dès qu'elle est allumée. A côté des lupiotes bleues des taxiways, se succèdent les lumières blanches de la piste : un véritable décors comme je ne l'avais jamais vu. Un CAVOK bienvenu nous permet de profiter de la lune comme éclairage naturel.
 

Grenoble St-Geoirs 

Lyon St-Exupery

Nous décollons quelques minutes plus tard en direction de Valence. Gérard active son plan de vol en contactant la TMA de Lyon puis nous restons sur cette fréquence. A bord, le jeu consiste à trouver le trafic qu'on nous annonce en sens opposé. Gérard nous montre à quel point il maîtrise parfaitement le trim. de l'avion (l'aiguille du vario reste "scotchée" sur 0) et nous essayons de deviner les villes que nous survolons (grâce à une carte dans la main et ... un GPS dans l'autre ;-) ). Après une petite demi-heure de vol, Gérard nous demande de trouver la piste de Valence. Sylvie et moi voyons au loin deux rangées de lumières. "C'est là-bas, tout au fond !" annonçons-nous sans grande conviction. "Eh bé, vous voulez vraiment nous faire atterrir sur l'autoroute ! Attendez un instant, j'allume la piste" rétorque Gérard. Et c'est vrai que l'on commence à voir s'illuminer la piste de Valence... tout juste en dessous de nous ! La honte !!!
 
L'arrivée sur Valence s'effectue comme sur un aérodrome en auto-info : nous prenons le sens du vent, nous rejoignons la vent arrière et nous atterrissons tranquillement. La grande surprise, c'est la visualisation de la hauteur de l'arrondi : nous pensions Sylvie et moi être vraiment très haut au moment de l'arrondi, mais que néni ! Drôle d'impression.
 
A Valence, nous prenons le temps de faire une pause pipi, prenons quelques photos en profitant de l'éclairage de la piste, puis nous nous hâtons de repartir. Sylvie passera à l'avant de l'avion, alors que moi je m'installe pour la première fois à l'arrière d'un DR400.
 

 Arrivée et départ à Valence. Les cercles ? c'est la procédure de départ VFRN sur cet aérodrome.
 
La branche de retour sera une branche "touristique" : il y a certes plus direct pour rentrer sur Lyon, mais Gérard nous a fait prolonger le plaisir en nous faisant faire une verticale Grenoble St-Geoirs, puis St Ex. Pour aller à St Geoirs, c'est simple, on accroche le VOR de la Tour du Pin (LTP) et on se laisse tirer. Pour St Ex, rebelote : c'est le VOR de St Ex (LSE) qui nous permet de rejoindre l'aéroport international. Je tente de prendre quelques photos, en vain, il fait trop sombre et l'avion n'est pas stable. Mince, c'est trop beau ! Et la lune, elle s'est faite belle pour nous : re-mince !
 

Une bien jolie nav de nuit. 
 
Au retour sur Bron, j'apprends qu'il existe 2 intensités d'allumage de la piste : 5 clics déclenchent l'éclairage intense (avec feux à éclats à Bron) qu'il faut abaisser en finale (3 clics) sous peine d'être ébloui. L'atterrissage sera réalisé de mains de maître par notre commandant de bord hiboux préféré vers 1h00Z.
 

 Une fois le DR400 rentré dans le hangar, on fait le ménage dans l'avion.
 
Nous avons volé presque 2 heures en régime VFRN. Ce vol de nuit a été exceptionnel à plus d'un titre : 1- c'était mon baptême de VFRN, 2- la météo était vraiment parfaite pour me faire apprécier cette nouvelle façon de voler, enfin 3- que dire de la beauté des paysages constitués de milliers de petites ampoules ? Tout simplement magnifique !
Bref, j'avais hâte de pratiquer cette nouvelle expérience de vol : j'en avais entendu (et lu) beaucoup de bien et je partage maintenant tout à fait ce sentiment. Et puis j'ai pu voler avec des colibis  que j'apprécie beaucoup (ambiance conviviale assurée à bord !).  Un excellent moment quoi !
 
Aurélien

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12 juin 2007 2 12 /06 /juin /2007 20:16
Cette année, du 26 Mai au 03 Juin avaient lieu les journées découvertes FFA sur nos aérodromes afin de promouvoir l'aviation de loisir. Evidemment, étant jeune membre du club, mon président d'aéroclub s'est occupé de mon bizutage en me demandant de « donner un peu de ma personne » pour ces journées, surtout après qu'il ait appris que je travaillais dans un laboratoire de Mécanique des Fluides (la branche de la Physique qui s'occupe, entre autres, de faire voler les avions).
 
Il a donc fallu que je me creuse les méninges pour proposer aux visiteurs quelques attractions susceptibles de les intéresser, en restant le plus pédagogique possible.
 
Voici donc un petit pot pourri de ce que j'ai pu montrer aux journées FFA :
 
  • Un joli poster : dans le monde de la Recherche, nous avons l'habitude de présenter notre travail sous la forme de posters. Or cette année, les 150 ans de l'Ecole qui accueille nos laboratoires ont été le prétexte d'ouvrir nos portes au public et ainsi montrer notre travail et nos installations aux visiteurs qui sont venus nous voir. Ce poster présente les 4 principales forces qui rentrent en compte pendant le vol d'un avion. Un grand merci à Juju et Isabelle Trébinjac pour la réalisation de ce magnifique poster.
      

     
  • Une applet Java : rien de mieux pour le visiteur de « bidouiller » tous les paramètres qui rentrent en compte dans la force de portance ! Vous pouvez télécharger l'applet sur le site de la NASA. Cliquez ci-dessous pour exécuter l'applet
     

     
  • Une vidéo digne des plus meilleurs réalisateurs de films ! C'est un court-métrage excellemment réalisé qui, en plus d'avoir une musique qui me fait planer, explique - sans entrer trop dans les détails - l'origine de la force de portance. Personnellement, j'adore cette vidéo didactique !
      
 
  •  J'ai également réalisé une petite expérience de coin de table (comme on dit chez nous) : j'ai fabriqué une aile en papier (à partir d'un véritable profil d'aile) avec un dispositif qui permet de la faire coulisser suivant la verticale. Un ventilateur placé devant simule grossièrement l'écoulement de l'air sur l'aile : l'aile est aspirée vers le haut ! En faisant varier la vitesse du ventilateur et l'angle d'incidence de l'air, l'aspiration est plus ou moins grande. Parlant, non ? Voici un vidéo de mon installation (53 Mo) :
     

     
  • La vidéo très connue de la fabrication de l'A380 condensée en 7 minutes : top départ !
     
 
  • Deux vidéos issues de X-Plane où l'on peut voir le vecteur portance d'une aile en temps réel : un grand merci à Sébastien Mazaré et à Claude Dabe pour la réalisation de ces 2 vidéos !

  • Un diaporama sur la visualisation expérimentale du phénomène de décrochage : patience ! je consacrerai bientôt un article complet sur le sujet avec de belles images !
     

     
     
Aurélien

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5 juin 2007 2 05 /06 /juin /2007 22:34

Extrait de ce que l'on peut entendre chez moi un soir aux alentours de minuit, quelques minutes avant de tomber dans les bras de Morphée :

-"Krévindiou, j'ai complètement zappé : j'ai réservé Kilo Bravo demain et je n'ai toujours pas préparé de nav !"

Et après 20s de réflexion:

-"Bon, c'est pas grave, je ferai la nav du fainéant : j'irai à Macon en suivant la Saône puis je reviendrai".

C'est vrai qu'aller à Macon en avion, au départ de Lyon, c'est pas bien compliqué... d'ailleurs, j'ai encore dans ma tête la reflexion d'un FI de mon ex-club me disant : "Macon ? C'est pas de la nav ça !"

Pas bien compliqué ? Oui, à condition qu'il fasse beau (en effet, il vaut mieux éviter de voler On Top, sinon la nav du fainéant risque de se transformer en nav du maso).

C'est donc avec seulement une carte en poche et le GPS allumé sur le siège du passager que je m'engage le lendemain dans cette sympathique navigation. C'était la première fois que je partais solo avec le deuxième DR400 du club, le Fox - Kilo Bravo, légèrement différent du Fox - Victor Fox.

Le METAR annonçait FEW 0020, il était donc facile de garder à vue la Saône mais il fallait quand même éviter quelques nuages par ci par là.

Tout s'est bien passé, je suis allé tranquillement jusqu'à Macon, l'agent AFIS était là (voir ma petite aventure lors de l'une de mes premières navs), puis j'ai fait le tour de la ville avant de revenir. Il n'y avait quasiment personne sur la fréquence, excepté un Piper J3 Cub qui faisait des tours de piste sur l'aérodrome de Macon.

Au retour sur Bron, la Tour me demande d'abord de faire une verticale terrain, puis finalement se ravise et m'autorise une directe 16, d'où la belle baïonnette que j'ai dû exécuter au tout dernier moment. Evidemment, le plan et la vitesse n'étaient pas les bons, c'est pourquoi je me suis débrouillé (plutôt bien) pour récupérer à temps tous les bons paramètres avant d'atterrir.

Au total, la nav du fainéant a duré 1h01 bloc bloc. J'étais très content de cette promenade. Si on résume, j'aurai donc déjà fait la nav du fainéant ainsi que la nav de l'avarice (suffit de morpionner), reste donc à faire la nav de l'orgueil, la nav de la gourmandise, la nav ... ;-)

Aurélien

 

La nav du fainéant...

... suffit de suivre la Saône !

Départ et retour en 16 avec une petite baïonnette à l'arrivée.

Sortie Novembre Whiskey.

 

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23 mai 2007 3 23 /05 /mai /2007 22:25
C'était l'occasion pour moi, en ce beau matin ensoleillé, de faire une petite séance de tours de pistes, la première depuis que j'ai été lâché sur les DR400 du club. En fait, ce n'est pas mon premier vol depuis ce lâché, car j'ai bien déjà fait un tour de Lyon, sauf que je n'ai pas été très satisfait de mon atterrissage lors de ce dernier vol : beaucoup ... beaucoup trop long.

Il faut peut-être dire, à ma décharge, que ce jour là le vent n'arrêtait pas de tourner ( la piste en service a changé 2 ou 3 fois dans la journée, j'ai d'ailleurs décollé en 18 pour atterrir en 34 une heure plus tard.). Il n'est donc pas impossible que je me sois retrouvé l'espace d'un instant avec un vent arrière lors de l'atterrissage.

Mon destrier du jour est le Fox - Golf Lima Victor Fox, beau DR400 rouge et blanc du club. Après un démarrage et une check roulage exécutée dans les règles de l'art, j'effectue mes essais au point d'arrêt 34 : la seule chose qui me change des Cessna de mon ex-club, c'est la pompe à essence qu'il faut enclencher avant de décollage. J'obtiens ensuite ma clairance de décollage, puis je m'élance...

Aujourd'hui : séance de tours de pistes.


Seul à bord, le DR400 grimpe aux murs, j'en ai la confirmation par l'aiguille du vario qui décide aujourd'hui de prendre des valeurs à peine croyables (il fait frais et le vent est de face en montée pour 10 kt).

Pas mal, non ?

Après 4 tours de pistes plus qu'honnêtes et décidé à rentrer, j'entends sur la fréquence un autre avion qui rentre de nav. Le pilote semble être très ami avec le contrôleur en poste aujourd'hui, au jugé de la conversation tout à fait réglementaire, mais quelque peu "édulcorée" - typée "très bons camarades" - que j'entends.

Je préfère ne pas retranscrire cette conversation, mais sachez que je me suis bien marré seul à bord de mon avion. C'était vraiment un petit moment de détente et je suis rentré le sourire aux coins des lèvres.

Voici une journée qui commence bien !

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15 mai 2007 2 15 /05 /mai /2007 21:27
Un nouveau membre, attendu avec impatience, est arrivé au club il y a moins d'une semaine : il s'agit du petit Tecnam P2002 PJ, répondant au doux nom de Fox- Hotel Charlie Golf Lima, les initiales du club (excusez du peu, on ne fait pas les choses à moitié à l'Aéro Club du Grand Lyon !).

Petit, oui ! Mais performances de haut vol (elle était facile, je sais ;-) ) : il s'agit d'un Very Light Aircraft (catégorie VLA donc) avec 100 bourins sous le capot et 120 kts en vitesse de croisière, pour un appétit de seulement 18 Litres à l'heure ! Tout un programme !

L'occasion était trop belle d'aller le chercher (en avion) chez le constructeur à Naples, en Italie. Le club a donc organisé une sortie dont je n'ai malheureusement pas fait partie (trop de boulot). Plusieurs avions sont partis de Lyon pour le territoire des macaronis footballeux prêts à tuer père et mère pour remporter le mondial de foot... Oh mince, excusez-moi, je m'égards.

 


Cours de pilotage pour prendre en main le bébé, ici à Naples.
 
Aujourd'hui, l'avion dort dans nos hangars bien au chaud, le temps que les pilotes se fassent briefer et lâcher dessus.

J'ai eu l'occasion de discuter de notre nouvel arrivant avec le président du club, et il ne tarit pas d'éloge sur lui :
"Tu vas te régaler , en aérodynamique  c'est je pense une petite bête de démo"  ou encore
 "Oui il est beau , et il vole à la perfection..."
  

Le Pilote de retour de son vol d'entraînement avec un instructeur de chez Tecnam.


J'ai hâte de l'essayer !

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7 mai 2007 1 07 /05 /mai /2007 08:14

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30 avril 2007 1 30 /04 /avril /2007 14:37
Comme quoi, il est des jours où jouer au morpion d'aéroclub est plutôt payant !

Notre périple en Rallye

 En ce samedi après-midi du mois avril, je devais seulement amener un document à mon aéroclub. C'est pourquoi je décidai d'y aller seulement ce but en tête. Une fois cette tâche accomplie, au lieu de rentrer chez moi, je décide de m'asseoir sur un banc au bord de la piste et regarder les avions décoller, mais surtout me moquer des élèves en tour de piste (c'est mon côté sadique ;-) ). Après une bonne heure avachi sur mon banc en train de me poiler de rire à la vue des acrobaties qui se réalisent devant moi, je rencontre Alain B. que je connais bien pour l'avoir souvent croisé dans mon ex-aéroclub.

Arrivée sur Vienne

Alain est propriétaire du SOCATA Rallye F-GBSV qu'il parque dans le même hangar que nos avions-écoles. Le Rallye est un avion particulier, en ce sens qu'il est l'un des rares avions de loisir à posséder des « becs » sur le bord d'attaque des ailes, becs qui ont la exactement la même fonction que les volets : ils sont maintenus déployés par des ressorts lorsque la vitesse de l'avion est faible, diminuant ainsi la vitesse de décrochage, et se rentrent automatiquement en croisière du fait de la pression de l'air sur ceux-ci.

Nous laissons la centrale de St Alban sur notre droite

Mais en ce samedi après-midi, le Rallye est sur le tarmac, car il vient juste de rentrer de nav. Nous nous approchons donc de son avion, je lui pose quelques questions sur le tagazou et nous discutons un peu des altisurfaces qu'il pratique car Alain est aussi qualifié montagne. C'est alors qu'il me propose d'aller faire un petit tour une fois prochaine dans son bel avion. Le rendez-vous est pris le dimanche, mais la météo « tout juste limite » fait reporter le vol au samedi suivant.

En route vers les montagnes du Vercors

Le tableau de bord de F-GBSV

Le samedi suivant, nous avons donc rendez-vous une nouvelle fois sur le tarmac de l'aéroport de Lyon Bron pour une petite ballade. Alain m'explique « en gros » notre itinéraire du jour : cap vers les montagnes du Vercors et peut-être un posé sur un altiport ! Chouette !

Le terrain (restreint) de St Jean-en-Royans

Nous décollons vers 14h et nous commençons à prendre cap vers le sud en longeant le Rhône, direction Vienne. En ce samedi ensoleillé, il n'y a pas de plafond, mais la visi n'est pas à son paroxysme : on ne distingue pas parfaitement les montagnes tout au fond. Nous laissons la centrale nucléaire de St Alban sur notre droite pour continuer en direction de l'aérodrome de St Rambert où il semble, à l'écoute de 123.5, y avoir pas mal de monde.

Pont en Royans

Il est temps de quitter le fleuve pour mettre le cap vers Romans-Sur-Isère (ex-capitale de la chaussure). Il fait très chaud en ce samedi d'Avril (j'ai bien été obligé de me mettre en short malgré le vieil adage : «  En avril, ne te découvre pas d'un fil ! »), temps idéal pour les vol-à-voilistes que nous ne manquons pas de rencontrer sur le terrain de St Marcellin (si si, celui des fromages ;-) ). Les montagnes du Vercors se rapprochent de plus en plus et nous sommes bien secoués du fait de rabattants car il semble souffler un peu dans la province Iséroise.

Nous jouons à gratte-montagne

En approchant de Tullins, carrefour entre la vallée de Grenoble et le couloir Rhodanien, le verdict tombe : la ville de Grenoble étant plongée dans une brume certaine, nous n'irons pas nous aventurer en pleine montagne. Ce n'est pas grave, nous allons continuer vers le nord, et aller voir ce qui se passe du côté des pleines de l'Ain. Notez qu'Alain connaît parfaitement la région : cela fait très très longtemps qu'il vole dans les alentours, ce qui lui permet presque de s'affranchir complètement de carte aéronautique !

Lac de Paladru

Nous mettons le cap vers l'altiport de Corlier que je ne connais évidemment pas. Pour cela, nous montons un peu et entrons en contact avec la TMA de Lyon. Nous passons entre les deux centrales de Bugey et Creys-Malville (autrement appelée Super Phénix) tout en surveillant les 4 ou 5 planeurs qui tournent au dessus dans cette région du Haut Bugey.

Morestel et son aérodrome (à gauche sur la photo)

Creys-Malville ou "Super Phénix"

L'arrivée sur Corlier est identique à celle de tout altiport : verticale terrain pour prendre le sens du vent (il est préférable, pour les altiports, d'avoir le vent de derrière à l'atterrissage et de face au décollage), mais aussi tâter les conditions aérologiques des environs (présence ou pas de rabattants, etc.) et la qualité du terrain. Nous nous éloignons ensuite pour ce qui ressemble à l'étape de vent traversier, puis Alain se présente en finale face à ce terrain à (plutôt) forte pente. La concentration d'Alain est à son comble : dans les altiports, le pilote n'a pas droit à de seconde chance ! Je suis très impressionné par la courte finale.

VAC de Corlier LFJD

En dernier virage pour l'altiport de Corlier

Notre atterrissage s'est très bien passé, nous avons touché à mi-longueur (donc mi-hauteur) de piste et nous atteignons sans difficulté le sommet de la bute. Nous nous parquons entre 3 jodels version ULM.

Nous sommes arrivés !

Comité d'accueil : des ULM Jodels

Notez l'hélice type "sabre" de cet avion

Arrivés à ce stade, la pause s'impose, autant pour Alain que pour moi. Nous allons au bureau des pistes (le terme buvette serait plus approprié) qui se trouve dans le cockpit d'une Caravelle ! Je vous jure ! Le temps de discuter 5 min avec les habitués du coin, je m'installe dans ce que fut jadis le plus beau bureau du monde (quoique, il le reste toujours, la vue étant vraiment superbe depuis son emplacement actuel !). Ensuite, nous sortons nous dégourdir les jambes et profiter du magnifique panorama qui nous est offert.

Le bureau des pistes : une caravelle (ceux qui ont pensé suppositoire -> dehors !)

A l'intérieur du "plus beau bureau du monde"

L'histoire de cette attraction aéronautique

Vue d'ensemble avec notre Rallye

Panorama des plaines de l'Ain

Notre brave Sierra Victor. Notez les becs dépliés.

Il est presque 17h15, it's time to go home ! Avant de partir, nous regardons un Jodel décoller pour nous rendre compte de l'aérologie locale. C'est parfait, c'est à notre tour d'y aller ! Pleins gaz et nos roues sont en l'air en un rien de temps et nous mettons le cap vers l'aéroport de St Exupery que nous coupons sans difficulté aucune, puis nous arrivons sur Bron où nous sommes autorisés pour une semi directe sur la 34.

La star du jour

Bilan de cette journée : je remercie vivement Alain pour cette ballade qui a été une grande première pour moi (atterrissage sur un altiport) et dont les images de ce magnifique vol resteront sans doute bien ancrée dans ma mémoire.

Le château des Allymes (XIVe siècle) lors du retour sur Bron

Aurélien

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