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  • : Imagin-air
  • : Le blog d'un passionné d'aviation : récits de sa formation et de ses vols.
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Jeunes Ailes


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23 juillet 2006 7 23 /07 /juillet /2006 11:36

xx Juin 2006 : un date mémorable dont je ne me souviendrai longtemps. C'est la date de mon premier vol dans "le plus beau bureau du monde".

Mais tout d'abord, revenons un peu en arrière. Eté 2005 plus précisément. C'est à cette époque que je m'inscris pour la première fois sur la Pilotlist. Je découvre que, comme moi, plusieurs passionnés d'aéro, pilotes ou non, discutent de prêt ou de loin de tout ce qui touche le monde aéronautique.

Les sujets sur cette liste sont très variés et, avec émerveillement, je découvre qu'il est tout à fait possible, bien qu'interdit par Air France, de s'inviter ou de se faire inviter dans le cockpit d'un avion de ligne par les pilotes. Lorsqu'on connaît un pilote qui connaît un pilote qui connaît LE pilote au commande le jour du vol, on se fait "cockpistonner" c'est à dire que l'on fait jouer ses relations pour que le pilote nous invite dans son cockpit, alias "le plus beau bureau du monde" (terme employé pour la première fois par Jacques Darolles, commandant de bord sur A320, dans son premier livre).

Me voilà donc le jour de mon départ, mon premier vol "de ligne" depuis que je suis inscrit sur "LA Liste". Afin d'accéder à la cabine de pilotage, je m'y prends un peu différemment : j'ai utilisé l' "autocockpiston", c'est à dire que je me suis invité tout seul dans la plus beau bureau du monde. L'astuce a été simple mais, comme toute recette de grand-mère, je ne vous la divulguerai pas ;-) ! Sachez simplement que ce genre d'auto invitation, tout comme le vrai "cockpiston" ne marche pas tout le temps, attentats du 11 Septembre 2001 oblige. Car c'est le Commandant de Bord qui prend la décision d'inviter ou non un "étranger", et qui est également responsable des conséquences...

Voici donc comment cela s'est passé : peu après le décollage de notre A320 de Roissy Charle de Gaulle en direction de Stockholm, assis encore à ma place "réglementaire"  et me disant intérieurement que mon autocockpiston avait certainement échoué, je suis très surpris lorsque la chef de cabine vient me voir à ma place avec un grand sourir pour me dire :

-"Vous savez y faire avec les pilotes ! Ils vous attendent dans la cabine de pilotage".
 

Croyant que mon cockpiston avait échoué, je me consolai en admirant la beauté du ciel par le hublot.

 
A ce moment là, je me suis rendu compte à quel point j'étais chanceux. Très peu de gens ont un tel privilège. Une immense joie me remplit immédiatement et, sans me faire prier plus longtemps, je commence à me diriger vers la cabine de pilotage accompagné par la Chef de Cabine. Mon voisin de siège a certainement du se demander ce qu'il se passait, car ensuite il ne m'a plus revu de tout le vol ! Me voilà donc entré dans le lieu saint des saints : je salue de suite les pilotes et, politesse oblige, je me présente et les remercie de leur invitation. Je m'assieds ensuite sur le très populaire (sur la Pilotlist) "jumpseat" à l'arrière des pilotes, que j'essaye déverrouiller tant bien que mal : sachez que dans la cabine de pilotage d'un A320, il peut y voyager 4 personnes (le pilote et copilote ainsi que deux autres personnes assises sur des strapontins rudimentaires généralement vides et donc repliés). Puis, un fois le pilote automatique enclenché, les pilotes ont un peu de temps à me consacrer. Ils commencent par me montrer leur tableau de bord, les écrans LCD, leur rôle, leurs instruments, les différentes fonctions de la multitude de boutons.
 

Ecrans de jeux dans le plus beau bureau du monde.

 
Puis nous discutons d'avions en tout genres : des vieux que nous avons pu voir dans des meetings aériens, des plus récents sur lesquels on apprend à piloter. Le vol devait durer deux heures, mais ce n'est pas l'impression que j'ai eue tellement je n'ai pas vu le temps passer.

Pendant leur briefing arrivée où la concentration des pilotes devait être de rigueur, j'en profite pour prendre quelques photos. Puis les pilotes m'autorisent aimablement à rester pour l'atterrissage. J'accepte sans aucune hésitation. Nous voilà donc en finale 26 pour Arlanda, l'un des aéroports de Stockholm. L'atterrissage est réalisé de main de maître et l'A320 roule déjà sur le taxiway.
 

Vol au dessus d'un nid de nuages


Arrivée sur la Suède


Piste 26 en service

 
La vidéo de l'atterrissage est disponible ici (clic droit + "Enregistrer la cible sous" pour télécharger).

 

Je tiens à remercier le commandant de bord ainsi que son copilote pour m'avoir autorisé à passer un grande partie du vol à leur côté, ainsi que tous les hôtesses et chef de cabine pour avoir généreusement transmis mes requêtes aux pilotes, ainsi que d'avoir veillé à ma bonne restauration même dans la cabine de pilotage ! Merci à tous de permettre à des grands enfants (comme moi) de rêver et de passer des moments extraordinaires comme celui-ci.



Aurélien
 

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Published by Aurélien - dans Voler autrement
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9 juillet 2006 7 09 /07 /juillet /2006 14:53

Bonjour la liste !

Je voudrais vous parler d'une émission un chouïa aéro que j'affectionne tout particulièrement : il s'agit du jeu "La Carte au Trésor" chaque été sur France 3. Chaque année, depuis plus de 10 ans, c'est la même chose : j'ai hâte que les vacances arrivent pour profiter de ces quelques heures de bonheur que me procure chaque semaine ce jeu télévisé.

 

 
Pour ceux qui ne connaissent pas, et pour faire simple, le jeu se déroule en plusieurs manches : au début de chacune d'elles, les deux candidats découvrent une énigme qu'ils doivent résoudre pour trouver une mini rose des vents. Pour décrypter l'énigme, un  "carnet de route" leur donne des informations sur le "patrimoine" de la région qui constitue leur zone de jeu : patrimoine historique, géographie, économique, culturel etc. etc. Mais quel est le rapport avec l'aéro me direz-vous ? Et bien voilà , ces candidats se déplacent en hélicoptère, et ce n'est pas une chose banale !

Et c'est pour cette spécificité que j'aime beaucoup cette émission,  mais voici plus précisément les raisons:

Tout d'abord, il faut quand même le reconnaître, les prises de vues sont exceptionnelles ! Les hélicos sont équipés de caméras capturant les paysages au gré des déplacements des candidats. On se sent vraiment pousser des ailes et planer (c'est complètement licite) au dessus de paysages magnifiques ! On le voit bien, il reste quand même de très beaux recoins en France ! On se croirait presque sur le site web "La France vue du Ciel", mais en mieux !

J'aime également ce jeu parce que j'ai toujours été curieux de savoir comment se pilotait un hélico. Il y a quelques années de cela , pas encore pilote (avion) mais rêvant de le devenir, je restais scotché devant mon écran TV pour essayer de comprendre comment pouvait bien se piloter ces jolies machines : dans ma tête, les questions se bousculaient et n'avaient pas encore de réponse: "bon y'a un manche, mais quels sont ses effets ?", "Ah tiens, il y a une manette sur le coté du pilote, à quoi peut-elle bien servir ?", "Mais comment diable les pilotes font-ils pour se repérer et aller d'un village A à un village B sans jamais se perdre ?".

Et puis il y a aussi de petits détails que j'aime bien dans cette émission : la sympathie des pilotes (Sergio dans l'hélico bleu et Pascal dans le rouge), la variété des paysages survolés (montagne, mer, plaine, pays d'Outre mer), l'intelligence du concept mais là, je m'égare, ce n'est plus tellement aéro ...


Aurélien


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Published by Aurélien - dans Divers
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29 mai 2006 1 29 /05 /mai /2006 22:04

Ce devait être un vol banal, mais la rencontre que j'ai faite ce jour là mérite un article dans mon blog tellement elle fut surprenante à mon goût !

Nous avions programmé, mon instructeur et moi, un "tour de Lyon". Cette navigation est facile et elle représente la nav "type" que tout élève de la région réalise au cours de sa formation PPL.

Nous somme donc partis de l'aéroport de Lyon-Bron (LFLY), direction le Nord car nous avons profité de la piste 34 en service à ce moment là. La première partie de la nav est simple : point de sortie NW (un barrage sur la Saône), puis immédiatement N (une gare de triage ferrovière). Ensuite, direction l'aérodrome de Villefranche-Tarrare au Nord-Ouest. Jusque-là, tout va bien. Nous faisons tranquillement une verticale de la piste puis direction plein Sud (voir le chemin ici).

C'est à ce moment là, sur la fréquence de Villefranche-Tarrare, qu'un trafic se fait connaître. Non, ce n'était pas un Robin ni un Cessna, c'était un trafic vraiment "spécial" : en effet, il s'agissait de pas moins de 5 hélicoptères de combat Tigres en patrouille, précédés d'un avion de combat, qui venaient du Sud. Evidemment, nous nous faisons connaître, car un petit Cessna 152 tombant nez à nez avec une patrouille de 5 hélicoptères armés jusqu'aux dents, celà a de quoi "refroidir", surtout s'ils ne s'attendent pas à nous rencontrer !!!
 

La patrouille d'hélicoptères Tigres. Derrière, Lyon

 
Dans un premier temps, je ne vois pas le trafic (décidément, j'ai un peu de mal à voir les trafics, sauf lorsqu'ils sont devant mon nez...). Puis mon FI identifie immédiatement le mirage tout en bas : le militaire volait "les couilles sur le pont" (expression de mon FI pour dire qu'il volait à ras le sol).

Immédiatement, je me jette sur mon appareil photo (après avoir bien sûr laissé les commandes à mon FI), et j'ai le temps de shooter un peu le traffic hélico que j'ai pu repérer d'assez loin (c'est dingue ce qu'on voit mieux dès qu'on n'a plus le manche entre les mains ;-) ).

Chacun avait le visuel sur l'autre : nous sur les militaires et les militaires sur nous. Ouf ! Ca va passer sans encombre ! Un fois le trafic croisé, nous avons même eu droit à un message sympathique du leader de la patrouille !!!
 

 Ouf ! Ca passe !



Aurélien

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12 mai 2006 5 12 /05 /mai /2006 20:18

Ca y'est, c'est fait ! Ma première nav solo. Un moment inoubliable...

Oh, ce n'est pas une grosse nav, seulement un tour de Lyon. Le matin, en arrivant au club, j'avais déjà plusieurs nav de prêtes sur moi, car mon instructeur et moi avions déjà fait quelques mini-nav ensembles. Mais ce matin là, mon instructeur voulait se débarasser de moi ( ;-) ). Il m'envoie donc en nav solo ! J'étais tout surpris, mélant bonheur de franchir une nouvelle étape de ma formation PPL, mais apeuré de commettre une boulette préjudiciable à moi ou à mon FI !

Bon, je respire profondemment plusieurs fois et je décide d'y aller. J'enchaîne la visite pré-vol de mon Cessna 152, je démarre le tagazou, contacte la Tour et me voilà en route pour la piste 34 de l'aéroport de Lyon-Bron. Normalement, en partant de la 34, il aurait été logique de faire un tour de Lyon main gauche mais, je sais pas pourquoi, je préferrai le faire en main droite, question de repères. Le tour de Lyon n'est pas vraiment difficile, sauf qu'il faut faire très attention à ne pas rentrer dans dans la ZRT de Lyon. Or une branche de ma nav, la partie Aéroport -> point de sortie SA, "rase" la ZRT : il s'agit donc d'être précis ! Et de ne pas se faire remonter les bretelles par le contrôle !
 

Ma première nav est un tour de Lyon


Enfin bon, tout se passe bien. Ensuite, direction l'aérodrome de Brindas, puis celui de Villefranche Tarrare. Tout se passe bien. Puis s'enchaîne très vite le retour vers la CTR via N puis NW, la vent-arrière et l'attérissage. Ouf ! Tout s'est bien passé. Je suis assez satisfait de moi : je me suis trouvé assez bon à la radio, mes tenues de cap et d'altitude correctes également.
 

Mon log pour cette nav

 
A l'arrêt du moteur, mon FI m'attendait impatiemment au parking, puis s'est jeté sur moi tel un paparazzi pour recueillir mes impressions. J'étais tout content. Voilà donc, 45 minutes de plus en solo. Je suis très content (bis !). C'était  il y a un mois et demi déjà.



Aurélien

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3 avril 2006 1 03 /04 /avril /2006 22:58

Une vidéo de paras de l'excellenticime équipe de Baleine Prod, ça vous dit ?

Alors ça se passe ici.

 



 

 



Aurélien

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Published by Aurélien - dans Vidéos
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8 mars 2006 3 08 /03 /mars /2006 23:49

Ce qu'il y a de bien avec la Pilotlist, c'est qu'on apprend plein de choses sur les avions et le métier de pilote, mais surtout, on fait connaissance avec pleins de gens qui ont la même passion que vous et j'en ai fait l'agréable expérience le week-end dernier.

Suite à mes (quelques) interventions sur la liste, j'ai donc rencontré Gérard dimanche dernier à l'occasion d'une nav-ballade pour laquelle ce colibri m'a gentiment invité à bord de son rutilant C172 F-HCFX de son aéro-club. La rencontre s'est faite sur le tarmac de l'aéroport de Lyon-Bron (LFLY) peu fréquenté ce jours là.

Il faut dire que la journée était mal partie : le matin, je me levais avec quelques centimètres de neige au sol mais fort heureusement, celle-ci a vite disparu dans la matinée. Le plus gênant, c'était le vent :  il soufflait fort en ce dimanche après-midi. Même très fort ! Et avec des rafales ! Entre 22 et 35 kt ! Boudiou ! Mais bon, il en fallait plus pour stopper les 2 colibris que nous sommes ! Heureusement, nous avons quand même eu le droit à un magnifique ciel bleu et une visi indécente pour ce mois de Mars ! Voici le décors planté ! Passons à la promenade.
 

La nav du jour

 
En un rien de temps, le C172 démarre et nous voilà illico presto sur le Taxiway en route pour la 34. L'autorisation de la tour en poche et hop, ça décolle très vite en ce dimanche venteux : tenez, le vent (l'acteur principal dans cette nav...) vient du Nord.

Par contre, nous n'avançons pas bien vite : le badin indique 120kt, les (3) GPS à bord (oui, c'était aussi l'occasion pour moi de tester mon nouveau GPS portable) indiquaient par contre entre 85 et 95 kt. Fichtre ! Nous nous dirigeons donc vers le nord, vers Macon plus précisément.

Cette nav-ballade avait une saveur particulière pour moi, car contrairement à Gérard, je n'ai pas encore mon PPL (mais en bon chemin pour l'avoir !) : je commence à peine les navs avec mon instructeur et je ne m'étais pas vraiment éloigné des environs de Lyon jusqu'à aujourd'hui.
 

Un avion bien équipé !

 
Arrivés à Macon, la piste n'était pas praticable (sauf pour les avions à skis !) alors nous avons décidé de faire un petit peu d' On-Top puis avons mis le cap vers Montceau-Les-Mines où, parait-il, il y a un beau Mirage sur l'aérodrome. Arrivés une fois sur place (à la verticale, puisque la piste n'était pas praticable non plus) nous l'avons effectivement vu ainsi qu'un autre beau tagazou mais ma présente "inexpérience" aéronautique m'empêche de vous dire pour l'instant de quel type il s'agissait. ;-(
  



Terres enneigées

 
Je vous laisse deviner que le retour s'est fait à une vitesse folle avec un tel vent dans le dos ! J'ai pu quand même voir Cluny ainsi que le village de Taizé qui se prépare à son rassemblement annuel de pélerins.
 

Notre trajectoire au départ et à l'arrivée de LFLY

 
Je tiens à remercier Gérard pour m'avoir invité aux côtés de lui dans son magnifique C172. J'ai passé une très agréable journée et espère à mon tour l'inviter à mes navs une fois le PPL en poche !


Aurélien

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Published by Aurélien - dans Rascols
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14 février 2006 2 14 /02 /février /2006 22:24
... que je révais de voler depuis très longtemps, je déconnais pas !!! La preuve : me voici ( en 1984, j'avais donc 4 ans...) en compagnie de mon cousin à l'altiport de Méribel, en Savoie. Derrière nous, un beau DR400, le F-GDKN, peut-être le destrier d'un colibri ?


Mon cousin et moi, en 1984, à l'altiport de Méribel.


Aurélien

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Published by Aurélien - dans Divers
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17 janvier 2006 2 17 /01 /janvier /2006 21:30

... où il fait bon rester coucher.

D'ailleurs moi, j'y retourne immédiatement.


Bonne nuit !

Petite mésaventure à Chambery Aix-Les-Bains sur FS


Aurélien
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Published by Aurélien - dans Divers
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16 janvier 2006 1 16 /01 /janvier /2006 21:39
Hou là là, y'avait du monde ce vendredi à Lyon Bron (LFLY) !

Il faut dire qu'après une semaine de brouillard à ne pas savoir où mettre le pied devant l'autre, les pilotaillons se sont jetés sur leur tagazou préféré en ce jour de grand ciel bleu. Conséquences : le controleur avait du pain sur la planche. Tenez, moi qui suis pilote débutant, j'étais N°5 dans le circuit de piste, à faire des 360° (et j'étais pas le seul...) pendant bien 5 min, c'est long ! Et pour couronner le tout, 2 remises de gaz !

C'est ma première expérience de gros traffic, très enrichissante (même si j'étais un peu "déboussolé" à force de tourner, tourner et tourner ...).
 
Aurélien
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Published by Aurélien - dans Navs locales
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10 janvier 2006 2 10 /01 /janvier /2006 21:51

Vous avez tous vécu, au moins une fois, cette expérience : vous avez une petite dizaine d'année, vous n'êtes pas plus haut que 3 pommes (euh, enfin plutôt 5 ou 6 pour moi...) et votre instituteur ou institutrice vous demande ce que vous aimeriez faire une fois plus grand. Evidemment, 8 élèves sur 10 répondent soit pompier, soit médecin ... soit pilote d'avion. Et c'était mon cas ! : je voulais, dès l'âge de 6 ou 7 ans si je me souviens bien, être pilote d'avion. Un rêve de gamin donc, qui va devenir bientôt réalité.

Une bonne quinzaine d'années plus tard, les études presque finies, me voici en train de franchir les portes d'une école de pilotage à Lyon, sur les bons conseils d'un copain qui avait passé son PPL l'année précédente en ce même endroit. Evidemment, la première fois que j'ai franchi les portes du club, j'ai commencé par poser tous pleins de questions.  Sophie, le pilier de l'école,  me mit tout de suite à l'aise : nombreux instructeurs disponibles toute la semaine, flotte d'avions importante, simulateur de vol etc... Bref, que du bien pour bien progresser !

Puis, contre toute attente (il y avait pas 15 minutes que j'étais là), elle me proposa de faire un vol d'initiation. J'avais le souffle coupé : je ne m'imaginais pas ce matin en me levant que dès aujourd'hui, j'allais enfin voler ! Enfin.... pas tout à fait aujourd'hui...

Un coup d'oeil ensemble sur le planning me fit malheureusement déchanter, pour un temps seulement. Tous les avions étaient réservés pour la journée ! Diable ! Bon, il faut dire qu'en ce samedi de mois de juin ensoleillé (un temps de curé comme dirait mon instructeur), c'était prévisible : les 3 Cessna-écoles de l'école étaient en l'air. Nous primes donc rendez-vous pour un autre jour de la semaine, le mardi, pour faire ce vol d'initiation. Je n'arrivais pas à le croire : j'allais ce mardi pouvoir voler, oui voler ! Tout le week-end j'ai attendu ce jour béni en n'arrêtant pas de me demander à quoi pouvait bien ressembler les environs vus du ciel.

Il faut croire que j'avais vraiment chopé la chkoumoune cette semaine là, parce que je voyais bien la veille du vol (le lundi donc) que le temps se dégradait de plus en plus. Arrrgh, rien de bon pour le lendemain... Un coup de fil de l'instructeur qui devait voler avec moi ne fit que confirmer mes impressions. "Demain mardi je pense que c'est râpé. Jeudi matin, ça te va ?" me demanda-t-il. "T'inquiète-pas, je m'arrangerai !" m'enpressais-je de lui répondre, en priant pour que ce soit bel bien le jour J cette fois-ci. Et voilà, deux jours de plus à patienter ! C'est trop dur !!! Ces deux jours passèrent bien tant que mal.

Et arriva enfin le jeudi matin ! Je n'avais rendez-vous qu'à 9h mais dès le lever du soleil, je m'empressais de regarder par la fenêtre de ma chambre si le temps était de la partie. Et oui ! Fooorrrrmmmmiiiidddddaabbbllle !  J'arrivais à l'aéroport à 8h (ben oui, imaginez qu'une météorite ou je ne sais quoi s'écrase sur l'autoroute et bloque la circulation, il fallait bien prévoir un peu de marge pour ne pas être en retard à mon rendez-vous !) Basta ! Mon avance m'autorisa à faire le tour de l'aérogare et à regarder ces petites merveilles ailées. Certains appareils attirèrent mon intention : à l'époque, je ne savais pas comment s'appelaient ces très belles machines, mais je n'espérais qu'une chose, pouvoir voler avec elles un jour ou l'autre.

  

 Tout plein de beaux tagazous


Puis arriva l'instructeur (Fabrice) vers 8h30. Les présentations d'usage tout d'abord, puis il me demanda mes motivations. "Ben en fait j'ai toujours voulu voler, depuis très longtemps, mais maintenant que j'ai du temps pour réaliser ce rêve, je saute le pas. Il faut dire aussi que je vais très souvent à Méribel en Savoie, et il y a un altiport avec de très jolis avions que je ne manque pas de voir décoller quand je suis sur place !".
"Allez, hop ! en selle !" me dit-il. Juste le temps de prendre un casque et nous voilà déjà sur le Taxiway autour de F-GDDJ, un C152 tout rouge et blanc. Fabrice m'expliqua qu'il faut faire un visite technique de l'avion (chose qu'on appellera ensuite la "visite pré-vol"). Il m'expliqua aussi le rôle des gouvernes, des feux sur l'avion etc. Puis il m'invita à prendre place dans l'avion, en place gauche bien sûr ! Evidemment, c'est lui qui fit le démarrage de l'avion, pour me montrer, puis il s'occupa également la radio, of course !
 

 

Mon destrier d'un jour

 
Nous voilà sur la ligne jaune en route pour le point d'arrêt 34. "Bon alors l'avion se dirige au sol avec les paloniers : tu appuies à droite pour aller à droite, à gauche pour aller à gauche. Le volant ne sert à rien ! Et la ligne jaune sous tes fesses !". Evidemment, pour cette première leçon, j'avais tout faux : volant à droite pour tourner à droite, volant à gauche pour tourner à gauche, et ligne jaune plutôt sous les fesse de Fabrice que les miennes. Ensuite, Fabrice s'occupa également de la check roulage et, au point d'arrêt 34, les checks gouvernes et moteur: normal, il est là pour me montrer. Puis vient l'autorisation d'alignement et de décollage. Je ne sais pas pourquoi, mais j'avais le coeur qui battait à 100 à l'heure au moment de l'alignement, bien que ce soit Fabrice qui s'occupait de tout pour l'instant. Enfin les gaz, à fond, puis l'avion pris de la vitesse et nous voilà en un rien de temps les trois roues en l'air. Le Cessna avait beau monter assez doucement, le fait de voir s'éloigner peu à peu le plancher des vaches était très impressionnant.


Quelques minutes plus tard, nous voici au dessus du "grand large" : c'est un grand plan d'eau au dessus duquel on ne risque pas de déranger beaucoup de monde à cette heure là. C'est à ce moment, que Fabrice m'invita à prendre les commandes. Au menu: essai des différentes commandes : Bon alors quand je pousse, l'avion pique du museau, quand je tire il se lève, à droite pour s'incliner à droite, à gauche pour s'incliner à gauche. Rien de sorcier, c'est comme je me l'imaginais. Puis Fabrice me demanda d'actionner les palioners. A droite et l'avion s'oriente vers la droite, à gauche pour s'orienter à gauche. Ok il existe donc plusieurs façons de se diriger. Puis Fabrice me demanda de tester l'effet du compensateur : molette vers le haut et l'avion prend une assiette de descente et vers le bas et l'avion se met à monter : arrh, déroutant. Evidemment, lorsque Fabrice me demandait de tenir le palier, et que je n'y arrivais pas, ce dernier me remettais (brutalement) à bonne altitude, au point de faire rapidement affluer l'estomac dans les chaussettes. Etait-ce pour
faire le plein de sensations fortes ou pour rapidement retrouver une altitude de sécurité ? Je ne sais pas. En tout cas c'était sûrement plus impressionnant que le grand 8 de n'importe quel parc d'attraction !

C'était le moment de rentrer, Fabrice s'occupe de la radio, nous voilà rapidement en vent arrière, puis il reprend les commandes pour l'atterrissage, toujours en 34.
Expérience encore déroutant juste avant l'atterrissage : l'avion arrive en crabe avant le toucher : quand on voit ça pour la première fois, on a vraiment une impression bizarre.

A l'arrêt du moteur au parking, l'horamètre indique 42 minutes de vol. C'est théoriquement long pour un premier vol, mais une fois dans l'avion on ne voit pas le temps passer !

Ce premier vol restera à jamais gravé dans ma mémoire. C'était le tout premier ! Aujourd'hui, je me rappelle encore de toutes les images avant, pendant et immédiatement après le vol. Evidemment, je me suis le jour même inscrit pour une formation PPL complète. Fabrice deviendra mon instructeur.

Ce premier vol a déjà presque 6 mois, aujourd'hui je suis sur le point d'être lâché...

Aurélien

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