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  • : Imagin-air
  • : Le blog d'un passionné d'aviation : récits de sa formation et de ses vols.
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Jeunes Ailes

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20 avril 2008 7 20 /04 /avril /2008 09:44

J'ai fini de rédiger mon manuscrit de thèse !!! L'occasion de prendre quelques jours de congés et d'aller faire un peu de tagazou. J'ai donc réussi à voler une deuxième fois cette semaine, et j'ai profité d'une météo "acceptable" pour aller faire un petit tour du côté des montagnes. Oh, ce n'est pas de la haute montagne, c'est juste de la montagne accessible au pilotaillon du dimanche, et du mercredi aussi... Voici donc quelques photos de ce qu'on peut trouver à 30min à peine de Lyon... Je vole décidemment dans une bien belle région...

Arrivée sur le lac du Bourget (Chambéry Aix-les-Bains).



"F-KB, visuel sur les sommets enneigés !"



Forêt de sapins.



Plaines de l'Ain.



Retour sur Lyon, le relief diminue.



Arrivée sur Ambérieu-en-Bugey LFXA : tractage de planneur.



Les Dombes.



Je n'avais pas mon GPS, mais voilà ce que mon tracé aurait donné. Remarquez la traversée épique de l'aéroport de St Ex (LFLL, sous clearance).



Aurélien

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15 avril 2008 2 15 /04 /avril /2008 21:55

Avec toute la pluie qui est tombée ces dernier temps, nos rivières et  fleuves ont du mal à évacuer tout ce trop-plein d'eau. La preuve en images, avec quelques photos de la Saône prises lors d'un vol local vers Macon :











Aurélien

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5 mars 2008 3 05 /03 /mars /2008 22:34
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Le tour de Lyon


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Comment se retrouver nez à nez à Bron

Qu'auriez vous fait si dans votre tagazou préféré vous rouliez, sur l'ordre de la TWR, sur le taxiway pour rejoindre le début de la piste 34 de Bron, et qu'un jet d'affaire se présentait à l'atterrissage pour la même piste à contre QFU (c'est à dire en 16) ?
 
2 possibilités : où bien vous n'avez même pas remarqué que vous allez vous retrouver dans quelques instants nez à nez avec un oiseau 4 à 5 fois plus gros que vous, soit le message "warning, risk of fatal error" s'affiche dans votre subconscient intellectuel et vous décidez, comme moi, de stopper net le roulage, en plein milieu du taxiway, pensant que le contrôleur avait peut-être fait une erreur.
 

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Séance de lavage de l'avion


 
  
En fait, notre sympathique contrôleur en service ce samedi m'a carrément déroulé le tapis rouge : c'est le jet qui a dû faire demi-tour sur la piste tandis que moi, je pouvais continuer comme si de rien n'était.
 
- "Poursuivez le roulage Fox - Kilo Bravo"
 
- "Je poursuis, F-KB"
 
Bref, c'était un petit vol de rien du tout que j'allais entreprendre aujourd'hui. J'avais prévu initialement d'aller à Annecy, mais le plafond trop pas ne me permettait pas de monter à 4000ft comme je l'avais prévu.
 
Je me suis donc rabattu sur la nav que chaque élève pilote lyonnais fait en premier à peine lâché du nid : un tour de Lyon !
 
Cela a été l'occasion d'aller laver l'avion, le temps d'une petite averse. Au retour à Bron, notre sympathique contrôleur a même fait prolonger le plaisir du vol, car j'ai dû faire une longue, très longue vent arrière le temps qu'un (autre) jet puisse décoller.
  

  
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Le terrain de Brindas (le + court d'Europe : LDA = 360 m)


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L'aire à signaux rappelle qu'il faut être prudent sur ce terrain


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Lyon vu depuis le Sud


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Grâce au contrôleur, le plaisir de voler s'est prolongé loin, très loin ...

Aurélien

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11 février 2008 1 11 /02 /février /2008 23:11

Je ne m'en étais jamais rendu compte, mais à chaque fois que j'allais voler du côté du mâconnais, je passais à chaque fois tout près d'un site naturel rendu célèbre par l'Homme préhistorique : la Roche de Solutré.

  

 

  

La Roche de Solutré, avec au pied le village ... de Solutré !

 

La légende raconte que cet homme préhistorique poursuivait les chevaux les poussant à sauter du haut de la Roche. Il ne restait ensuite qu'à cueillir la viande fraîche au pied de la falaise, puis de passer à table. Mais... c'est une légende ! Car bien que de nombreux ossements animaux aient été retrouvés au pied de la Roche de Solutré, certaines incohérences ont complètement contredit cette histoire légendaire.

Si ce site est très connu en France, c'est surtout grâce à un illustre homme politique très célèbre qui a toujours vu la vie en rose : Monsieur François Mitterrand. Car c'est ici que Monsieur le Président de la République entreprenait une ascension chaque année, au moment de la Pentecôte, suivi d'une meute de journalistes à l'affût des "petites phrases" en off du Président !

 

Il y avait du monde au musée au pied de la Roche. Monter tout en haut est aussi l'occasion d'une jolie ballade.

 

Ce dimanche ensoleillé a donc été l'occasion d'organiser un petit vol en compagnie de mon cher papa, afin de me dérouiller côté navigation. Depuis le début de l'année, je n'ai pas encore navigué : seulement de la mania en DR400, et la prise en main du Tecnam en vue de mon prochain lâcher.

  

Photo complètement ratée (mal cadrée) mais je la laisse quand même.

 

La nav prévue a été une 3 branches, avec un toucher à Roanne puis une verticale Macon, suivi du tour de la Roche de Solutré.

La visi n'était pas exceptionnelle : nous avons volé en plein dans la couche d'inversion, ce qui n'autorisait pas un visibilité supérieure à 7km. D'autre part, j'ai fait une légère boulette dans ma préparation de nav : j'avais écrit sur mon log que je devais suivre le VOR de Roanne avec un QDM de 327°... mais avec un cap de 287° : je ne me suis pas rendu compte immédiatement de cette erreur, ce qui s'est traduit concrètement à bord par un va et vient permanent du trait du VOR ! Je me suis quand même rendu compte en route de mon erreur, surtout parce que papa et moi avions constamment le doigt sur la carte pour nous repérer.

 

J'ai déjà volé + droit ... Aïe aïe, mon FI va pas être content ! ;-)

 

Après ces 1h43 de vol, il ne me reste plus qu'à retourner à la Roche de Solutré, par le plancher des vaches cette fois, pour y faire un peu de VTT. Car c'est un endroit qui mérite vraiment d'être visité.


Aurélien

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30 septembre 2007 7 30 /09 /septembre /2007 11:44

Après notre joli vol raconté dans cet article, j'avais demandé à François d'écrire un tout petit mot pour mon blog afin de nous faire partager ses impressions. Or, ce n'est pas quelques lignes, mais tout un article qu'il m'a transmis. Comme il raconte beaucoup mieux que moi, je n'hésite pas à vous faire partager une nouvelle fois ce récit, mais cette fois-ci, vu par mon passager !

Voici son récit :

 

"Lundi 9 juillet au matin, la météo est encore mauvaise va-t-elle s’améliorer dans l’après midi ? Aurélien, jeune pilote, m’a proposé un petit tour en avion. Moi, je suis un passionné d’aviation, j’ai piloté dans le temps des petits monomoteurs et des planeurs, mais je ne vole plus depuis de nombreuses années. Nous avions planifié une petite nav en soirée au sud de Lyon : suivi du Rhône puis changement de cap, on tangente le Vercors et l’on revient sur Bron en passant au dessus de l’aéroport Lyon Saint Exupéry. Malheureusement, dans l’après midi, les orages se déclenchent, comme disait mon instructeur que faire lorsqu’un gros cunimb se pointe ? rentrer les avions au hangar et aller se coucher !!! La ballade est reportée au lundi suivant.
  
 
Lundi 16 juillet, notre ballade est encore à l’eau, un vent du diable souffle en rafale sur la région, vent du sud (autant dire que l’on se ferait tabasser en longeant la limite nord du Vercors !!) et en plus, le plafond est bas !!
Finalement Aurélien me donne rendez vous tôt le matin du jeudi 19.
 
J’arrive légèrement en avance par rapport à notre heure de rendez vous, Aurélien est déjà là, personne sur le parking club, la température est fraîche, nous sortons du hangar le DR400 rouge F-GLVF, les pleins de carburant et d’huile sont complétés. La prévol commence et je suis ce que fait Aurélien en essayant de ne pas trop le questionner (je n’aimais pas que quelqu’un le fasse lorsque dans le temps j’effectuais la prévol des Piper cubs, Jodels, rallyes 100 ou autres). Je constate que l’avion devra bientôt faire sa « grande visite » à des détails sans importance pour la sécurité.
 
Nous voici sanglés dans l’habitacle, l’odeur typique qui règne dans les « avions de tourisme » me surprend toujours ; il y a quelques temps, j’ai eu l’occasion de mettre le nez dans un piper cub d’un collectionneur, je me suis retrouvé en une fraction de seconde 35 ans en arrière lorsque je faisais mon instruction sur piper cub, même odeur de cuir, d’essence, d’huile et peut-être aussi un peu de sueur des élèves-pilotes lorsque sous l’effet d’un arrondi un peu trop haut les sandows qui reliaient les deux roues du train vous renvoyaient en l’air.
 
 
Retour aux temps modernes, Aurélien essaie de fixer son GPS au moyen d’une ventouse sur le plexi de la porte, finalement, je le récupère sur les genoux, de toutes façons il nous sera inutile vue la nav prévue : lyon-Bourg en Bresse-Macon–Lyon (nous voulons être au boulot pas trop tard). Aurélien fait sa check list avant démarrage, contact-frein, mise en route, autorisation de la tour, nous roulons vers le seuil de la piste 34, la visibilité extérieure est bonne, à l’intérieur ça s’arrange ! La condensation de nos respirations sur le part brise s’évacue rapidement, la température d’huile monte lentement, le temps d’atteindre le seuil de piste et elle est dans le vert. Plus de phrase mnémotechniques comme celles que j’utilisais (par exemple « Sois Courageux Mais Prudent En Vol Garde Intelligence Habileté Discipline » pour laquelle chaque initiale de mot était rattachée à une vérification à effectuer, Vol=volet… ) mais une feuille où les différents item sont indiqués et cochés.
 
Nous sommes autorisés à nous aligner et à décoller. Les vibrations cessent dès que les roues quittent le sol, nous sommes rapidement au point de sortie de zone, nous prenons le cap de Bourg en Bresse, Aurélien m’explique comment fonctionne le transpondeur qui est actif (nous sommes bien au nord de Saint Exupéry mais le trafic au dessus est important), il m’explique aussi qu’il faut essayer d’éviter de survoler les villages, bien que nous soyons à 3000 pieds, il ne faut pas gêner les habitants ! En effet, ceux-là n’ont rien demandé, ce n’est pas comme ceux qui construisent en périphérie d’un aérodrome et qui se plaignent du bruit des avions ! Aurélien me fait tâter du manche mais je sens que le palonnier n’est pas complètement libre, saine méfiance. 
 
Nous virons au niveau de Macon et faisons une verticale de son terrain, en bas, ça se réveille, on entend des conversations radio sur la fréquence club. Aurélien a bien annoncé notre passage mais personne ne lui répond.
 
De retour, nous sommes autorisés à couper l’axe de montée par la tour de lyon-Bron, prudence car il y a pas mal de trafic (hélicoptère qui nous croise plus bas, Cessna en montée qui nous croise également plus bas à notre droite), nous voici en branche vent-arrière, les premières turbulences de ce vol sont ressenties lorsque nous survolons Eurexpo, le soleil déjà actif fait chauffer les masses d’air sur les parkings et les toitures des grands bâtiments et nous sommes passés au travers des bulles d’air chaud qui s’en détachent. Etape de base, dernier virage, j’ai l’impression que notre angle de descente est trop fort, je suis en fait trompé par le fait que le seuil de piste est décalé. Bel arrondi, légèrement à gauche de l’axe, l’indicateur de décrochage bipe, encore un instrument qui n’était pas installé sur mes tagazous. 
 
Retour au parking-club, vérifications avant de couper le contact, puis le silence.
 
Une alouette (avec des plumes, des vraies, pas avec une turbine à gaz) chante.
 
Merci Aurélien
 
Ce soir, j’ai ressorti le manuel d’instruction du pilote privé."
 

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19 septembre 2007 3 19 /09 /septembre /2007 22:34

Vous devez commencer à savoir que j'aime bien me lancer des défis. Aujourd'hui, le but de mon exercice était de faire le tour de la zone de St-Exupéry.

La zone de St Exupéry ? Ah oui, pour ceux qui suivent mes aventures depuis peu, sachez que St Exupéry est le nom de l'aéroport International de Lyon (en hommage à qui vous savez). Et bien contrairement aux parisiens avec leurs chères classes A, nous les lyonnais pouvons transiter par St-Ex et passer à la verticale du terrain. Si si ! Je vous jure ! Sauf que cela sous entend forcément qu'il existe un espace aérien contrôlé géré par la tour de St-Ex : c'est la classe D de St-Ex. 

  

La CTR de Bron, la CTR de St Ex, les ZIT et la ZRT de Lyon.

 

Oui mais voilà, parfois, c'est le drame !!! Les jours de fort trafic, le contrôle de St-Ex n'autorise pas les petits VFR à transiter par chez eux (enfin..., ça ne m'est jamais arrivé personnellement). Il faut donc toujours avoir un plan B en cas de refus (même si, comme Hannibal Smith, j'aime que mon plan se déroule sans accroc ;-) ). Le plan B, c'est le contournement de St-Ex.

Aujourd'hui, j'ai donc testé le plan B, celui qui m'évitera d'avoir l'air con si un jour je suis refusé pour transiter par St-Ex (au départ comme au retour sur Bron). Et tout ça, sans l'aide d'un GPS bien sûr (enfin si, à l'arrière de l'avion). La tache est d'autant plus ardue qu'il faut passer pile poile entre deux ZIT, les centrales de Bugey et Creys-Malville. Mais bon, heureusement j'ai tout un tas de VOR qui m'aident dans cet exercice.

Le programme est donc :

  • départ de la 34 de Lyon-Bron
  • sortie NA
  • cap vers Ambérieu
  • route vers La Tour du Pin, en prenant soin de passer entre les 2 ZIT grâce au VOR LTP
  • cap au sud de la zone de Bron et interception de l'ILS 34
  • retour à la maison

  

Dans cette nav, on fait joujou avec les VOR.

 

Petit imprévu, au retour sur Bron aujourd'hui, je n'ai pas eu l'autorisation de rentrer par l'ADF Bravo Roméo, et donc je n'ai pas pu accrocher l'ILS 34 : j'ai dû rentrer par l'Ouest des installations. Heureusement, il n'est pas difficile de trouver le Rhône et remonter jusqu'à la ZRT de Lyon.

Au retour de ma petite ballade, un joli Puma de l'armée de l'air allait s'envoler.

 

Un Puma en roulage sur le taxiway.

Et hop, décollage.

 

  Aurélien

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12 septembre 2007 3 12 /09 /septembre /2007 20:45

Amateurs de Beaujolais : les vendanges 2007 ont commencé !

Voici ce que mon passager a pu photographier lors d'un tour de Lyon il y a une petite dizaine de jours. Encore merci à tous ces vignerons et vendangeurs (en général) qui travaillent si durement pour que nous puissions nous délecter de ce formidable nectar qui égaye nos repas... ;-)

  

Les vignes du Beaujolais.

 

Du monde au travail... encore merci !

 

Aurélien

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8 septembre 2007 6 08 /09 /septembre /2007 16:56
Je l'ai trouvé ! 
 
Je me doutais bien qu'en travaillant dans un labo de mécaflu, j'allais trouver des gens très "branchés" avion. Bingo, j'ai trouvé : ce fut François, Ingénieur de Recherche dans l'équipe Turbomachines du labo. François travaille notamment en collaboration avec Eurocopter, Snecma Espace, Snecma Moteurs, TurboMeca ou encore Bertin Aerospace. Mais au delà de son travail, François a été pilote planeur et avion, et il reste très amoureux des vieux (et moins vieux) tagazous qui ont fait (et qui font) la belle histoire aéronautique que nous connaissons.
 
A coté de lui, je fais même figure de petit novice. Tenez par exemple : nous avons, en exposition à l'entrée de notre labo, deux moteurs d'aéronefs : une turbine et un énorme moteur 2x7 cylindres en étoile). Et bien François sait exactement la référence de chaque moteur et sur quels avions ils ont été montés (alors que moi j'essaye déjà de comprendre comment marche une turbine...) : le moteur à piston est un Bristol Hercule construit par SNECMA et installé sur le Noratlas, la turbine (réacteur 101G2 Snecma ATAR) fut celle du super Mystère B2 et de la première version du Mirage. Autre exemple : c'est François qui, grâce a son expérience de vol à voile, m'a expliqué les trucs et astuces de pilotes des planeurs pour rester en l'air le plus longtemps possible dans notre région. Enfin, s'il y a bien un instrument dans nos tagazous dont je ne comprends pas le fonctionnement, c'est bien la bille : et bien François m'a tout expliqué !
 
En fait, j'ai découvert qu'il était un fada d'aviation lorsqu'un jour il me racontait dans mon bureau (qui est également celui de sa doctorante) ses aventures d'apprentis pilotes, notamment ses péripéties rocambolesques avec son FI de l'époque. D'ailleurs, lorsque François parle des avions, ce sont des yeux d'enfants qui se dessinent sur son visage. Je savais alors qu'une fois le PPL en poche, il fallait impérativement que j'offre un cadeau qui allait sans nul doute lui faire énormément plaisir : un vol en tagazou pardis !
 
Nous avons décidé d'une nav ensemble, d'après les désirs de promenade de François : étant originaire de Provence (mais ayant fait ses études et toujours travaillé à Lyon) , nous voulions faire une nav en direction du Sud. Inutile de lui expliquer comment se construit une nav, il savait très bien : François, qui ne pilote plus depuis un certain temps, se rappelait parfaitement des espaces aériens de Lyon et leurs points de sortie (qui n'ont pas bien changées depuis tout ce temps) ! Mais le meilleur reste à venir !
  
 

La nav du jour : Lyon - Bourg-En-Bresse - Macon - Lyon.

 
Comme vous le savez, la météo n'a pas été de la partie en ce mois de Juillet : nous avons dû annuler 3 fois ce vol ! A croire que dame nature ne voulait pas que les deux passionnés que nous étions puissent s'envoler un jour. Heureusement, un jeudi matin, une fenêtre météo s'est ouverte et nous avons sauté sur l'occasion pour organiser ce vol : décollage à 7h30, juste avant d'aller au boulot ;-) ! N'ayant réservé un DR400 que pour 1h30, nous ne pouvions faire la nav initialement prévue, c'est alors que nous nous sommes rabattus sur un vol local en vue du repérage aérien que je m'étais organisé en vue du mariage auquel j'étais convié le samedi suivant.
 
La prévol effectuée (ahhhh les ailes Jodels, que de souvenirs pour François !), nous nous installons à bord de l'avion. Evidemment, l'environnement intérieur de notre DR400 lui est très familier. Démarrage, roulage, clairances obtenues, nous décollons et le DR400 monte bien malgré la chaleur extérieure qui commence à s'installer.
  
 

Quelque part entre Bourg-En-Bresse et Macon : Lyon devrait être en bout d'aile.

 
Nous mettons le cap pour Bourg-En-Bresse. Nous passons la région des "Dombes" avec ses centaines d'étangs. L'endroit a beau être humide, nous n'avons qu'une très légère Brume. Nous continuons : rien ne saurait troubler ces instants de bonheurs entre 2 passionnés d'avions. Bourg-En-Bresse est maintenant en vue : il est temps de faire mes petits repérages aériens en vue du mariage.
  
 

J'aime bien ces petits villages de campagne.

 
Une fois cette tache accomplie, nous mettons le cap vers Macon. L'avion tourne comme un coucou Suisse et il n'y a pas de vent. Les conditions sont idéales pour laisser les commandes à mon invité. Et bien je me trompe peut-être, mais je crois avoir fait un heureux de plus en ce bas monde. François s'est merveilleusement débrouillé : ses tenues d'altitudes étaient parfaites, tout comme son cheminement visuel  : les yeux à l'extérieur, pas sur les instruments !
  
 

François aux commandes.

Oui, Macon c'est par là.

Les deux compères.

 
Arrivés à Macon, je lui demande de mettre le cap vers Lyon : j'assure la sécurité, François incline l'avion et hop, un légère assiette à cabrer pour compenser la perte de portance. Tout cela, sans même lui avoir expliqué ! Idem pour la montée : François, il sait faire. Assiette, gaz à fond, un petit coup de trim et hop, les quelques centaines de pieds à prendre sont dans la poche. Je suis vraiment scotché ! Il n'a vraiment pas perdu la main.
  
 
 
 

Arrivée sur Macon.

 
Aux portes de la CTR de Bron, je reprends les commandes, non pas que François se débrouille mal (mais non je ne suis pas jaloux !), mais parce que les trajectoires et altitudes réglementaires doivent être respectées. Nous rejoignons la vent arrière 34 et je pose l'avion en douceur, un peu à côté de l'axe (sacrebleu fallait que je tourne en ridicule !).
  
 

Retour au sol : tout s'est bien passé.

 
Nous avons volé près d'1h30. Au débriefing du vol (à la cafèt' du boulot, peu de temps après ce vol matinal), François m'a dit quelque chose qui m'a énormément fait plaisir : "A mon arrivée à l'aéroport,  les bruits et les odeurs des avions m'ont rappelé la période où j'étais pilote. Des images me sont alors revenues en mémoire. C'était super". Bref, si comprends bien, ce vol était un peu sa madeleine de Proust ;-)   

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28 juillet 2007 6 28 /07 /juillet /2007 07:46

Ce samedi, je suis de mariage : mes amis Julia et Pascal vont s'unir pour le meilleur et pour le pire... Les noces se passeront dans un petit village, à St Rémy, près de Bourg-en-Bresse dans l'Ain. Ensuite, le fête de mariage aura lieu à quelques kilomètres de là, à Saint André-sur-Vieux-Jonc.

  

 

 

De Lyon, il faut suivre une longue départementale pour Bourg-en-Bresse.

 

Je ne connais pas beaucoup les environs, la route est longue (60km en grande partie sur une départementale), c'était donc l'occasion de préparer une petite nav pour aller repérer les lieux vus du ciel. Une carte Michelin dans les mains de mon passager, c'est vers 8h du mat' que nous nous élançons de Lyon pour faire cette petite nav à bord de mon fidèle Fox-Victor Fox.

Mon trajet (automobile+aéro) sera le suivant : je sors de Lyon par le périph, puis je prends la D64 direct jusqu'à Bourg-en-Bresse en passant par St André-de-Corcy, puis Villars-les-Dombes.

Ça va, ces villages sont facilement repérables depuis le ciel car il suffit de suivre la longue départementale avec sa multitude de ronds-points. Après 20 minutes de vol, les deux patelins des festivités sont atteints et repérés sans difficulté.

 

 

Les lieux de festivités sont repérés sans problème.

 

  

Une fois sur les lieux et les environs enregistrés sur mon disque dur cérébral, nous mettons cap pour Macon, puis nous rentrons à la maison. Je raconterai plus en détails cette navigation dans un prochain article, car j'avais un passager vraiment très spécial à bord !

 

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17 juillet 2007 2 17 /07 /juillet /2007 21:50

Ce qui est génial lorsqu'on travaille dans un laboratoire peuplé de chercheurs qui consacrent toute leur science (infuse) à un certain domaine de l'aéronautique, c'est que lorsque vous voulez inviter l'un deux à partager un vol en votre compagnie, vous parlez en fait à un public conquis d'avance ! Aucun ne refuse ! C'est même tout juste s'ils ne s'invitent pas d'eux même ! (Mais non, je blague, mais c'est l'idée...)

 

Le vol du jour.

 

J'ai donc invité pour la première fois une collègue de mon labo, Antoine, doctorant comme moi, mais qui travaille quant-à lui sur la partie "compresseur" des turboréacteurs d'avions (la partie 'avant' des réacteurs si vous préférez, la partie contenant les aubes en rotation lorsqu'on regarde le moteur depuis l'avant de l'appareil).

 

Notre tagazou.

 

Antoine habite à Macon, au nord de Lyon. Ceci a été un argument pour organiser un petit vol local dans cette direction. Un mercredi soir, à la sortie du boulot, j'ai donc reservé Fox - Victor Fox, DR400 de son Etat, pour ce vol local. Ce vol sera (presque) son baptême car la précédente fois où il est monté dans un avion de loisir, il n'avait pas vraiment apprécié son vol du fait du pilote qui a voulu lui en faire voir des vertes et des pas mûres (traduire par là piloter à la Top Gun) : il n'a vraiment pas apprécié. J'ai donc la dure tâche de lui rendre ce vol aussi agréable que possible.

Depuis le début (la prévol), j'essaye de tout lui expliquer : le rôle des gouvernes de l'avion, je lui présente le sacro-saint "pitot" (accessoire présent en nombres d'exemplaires dans notre labo à Ecully, c'est tout juste si certains chercheurs n'en n'ont pas un greffé à la place des mains). Là où je pense avoir bluffé Antoine, c'est lorsque je lui présente "l'avertisseur de décrochage" : il ne s'attendait pas à voir un bête interrupteur sur l'aile ! Après seulement 1 seconde de reflexion, le principe de fonctionnement d'un tel dispositif lui semblait tout a fait évident et judicieux lorsqu'on connaît exactement l'origine et le principe du décrochage en mécanique des fluides.

 

Le nord de Lyon : au premier plan la saône, à gauche le rhône et au loin le confluent.

 

Nous décollons vers 18h30. Le vent est calme et la visi excellente. Je mets Antoine à contribution en lui demandant de repérer les traffics opposés dont la tour de Bron me faisait écho : il accomplit cette tâche avec merveille. Une fois libéré de Bron-TWR, nous commençons à longer la saône d'un rythme de sénateur.

Comme Antoine connaît bien la région entre Lyon et Macon, j'essaye avec une carte en main de mettre un nom sur les villages que nous survolons. Ainsi, il peut découvrir les environs qu'il connaît si bien, mais vus d'en haut cette fois.

 

Le Village d'Antoine au milieu des vignes (nous sommes en Bourgogne).

    

Après 20 min de vol, nous arrivons enfin sur Macon. L'agent AFIS n'est pas là et aucun traffic ne s'annonce dans les environs (la radio est obligatoire pour cet aérodrôme). Nous aurons donc tout le loisir de faire notre job : trouver la maison d'Antoine. Ce sera chose facile, car les repères au sol sont nombreux : ront-points, champs, ligne de TGV, gare, etc... Pendant qu'Antoine shoot "à donf" sa maison, je reste concentré sur mon pilotage et la sécurité de mon avion et de mon passager : c'est essentiel !

  

Trouvée !

 

Après avoir photographié sa maison sous toutes les coutures, je décide de rentrer, car en cet été pourri la météo change vite et j'avais un peu peur de rencontrer de mauvaises conditions. Il n'en a rien été, c'est même un magnifique soleil qui nous attendait au retour sur Bron ! Nous avons bouclé notre aller/retour sur Bron en exactement 1 h et 03  minutes. C'était un très beau vol !

 

Retour sur Lyon : ici le rhône.

Léti pas jolie ma piste à LFLY ?

  

Pour terminer ce post, je vais inaugurer dans ce blog le "petit mot de mon(mes) passager(s)". Voici le commentaire d'Antoine sur ce très sympathique vol :

"Après un décollage tout en douceur, ce fut la découverte de Lyon, vue du ciel c'est superbe! Direction le nord pour remonter la Saône et faire un petit tour au dessus ma maison, en périphérie de Mâcon. Ce n'est pas forcément évident de se repérer depuis le ciel, j'ai mis quelques minutes pour la localiser. On a fait un  petit tour inclinés à 30°, (c'est vraiment impressionant !) pour quelques photos, puis on est repartis sur Lyon. En chemin, j'ai pris le manche pour une leçon express de pilotage! :-D Il faudra que je me familiarise avec la planche de bord... Mais quelle excellente sensation de légerté et de liberté que de voler! C'est différent de la plongée et du saut en parachute, mais tout aussi euphorisant. Ce deuxième baptème de l'air s'est terminé par un atterrissage réussi et pas trop brusque (j'ai apprécié!). Un grand merci Aurélien pour cette chouette ballade aérienne initiatique. C'était bon de prendre de la hauteur et d'oublier un temps tout le "terrestre".  Antoine.

  

Les Experts : Ecully.

 

  

Aurélien (LMFA la semaine et LFLY le week-end)

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