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  • : Imagin-air
  • : Le blog d'un passionné d'aviation : récits de sa formation et de ses vols.
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Jeunes Ailes

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12 décembre 2008 5 12 /12 /décembre /2008 22:11

Chers lecteurs, j'ai besoin de vous !

Je suis en train de m'initier à la vidéo "sérieuse", mais j'ai du mal à m'y retrouver dans la jungle des formats vidéos.

Voici un rush d'une vidéo (sans montage, sans musique, juste "brut de décoffrage") que j'ai faite lors du vol avec Julien R. raconté dans cet article. D'après les informations du fichier, la vidéo serait ici codée en 720x576, mais si l'on calcule le rapport d'aspect basé sur cette donnée, on est loin du rapport magique 16/9. Pourtant, vous pouvez constater que l'image ci-dessous, extraite de la vidéo, est bien au format "cinémascope" (16/9).

Alors, où est mon erreur de raisonnement ?

Par ailleurs, j'aimerais savoir si vous arrivez à lire correctement ce format de fichier (normalement oui, c'est du .mpg) sans déformation (vous avez une taille d'image respectant les proportions de l'image ci-dessous) ?

Vous pouvez me répondre dans les commentaires ou en m'envoyant un mail privé par exemple à l'adresse suivante :



yoyo.pilotlist(chez)gmail(point)com

Cliquez sur l'image pour télécharger la vidéo (250 Mo)



Merci de votre aide !

Aurélien

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5 décembre 2008 5 05 /12 /décembre /2008 22:10

Le vendredi 14 novembre fut un grand jour : celui de ma soutenance de Thèse. Cette journée, qui clôt définitivement toutes mes années d'études (il était temps !), a été très éprouvante, tant du point de vue travail (exposé d'1h devant jury constitué d'une dizaine de personnes, puis questions pendant 2h), que du point de vue organisation des commodités qui suivent normalement un tel évènement (pot au laboratoire, soirée resto avec tous les copains).

Depuis qu'on m'a lâchement accusé de n'avoir pas mis l'alternateur lors d'un vol, j'ai décidé de prendre des photos pour le prouver !

Alors, puisque j'avais l'intention de rester sur Lyon tout le week-end, je me suis offert un petit vol le samedi. Comme j'ai horreur de voler seul, j'ai convié Oliver avec qui j'avais fait l'une de mes plus belles navs de carrière de pilotaillon. Nous avons donc pris notre avion porte-bonheur, le Tecnam Fighter Jet F-HCGL, pour ce vol.

Il ne faisait pas très beau dans la région : le plafond nuageux était un peu bas... sauf pil poil au dessus de l'aérodrome où quelques trous de ciel bleu firent leur apparition. Le départ est donc donné... mais une fois encore, nous ne savons pas si nous pourrons aller bien loin. Olivier, copi de cette ballade, pourra alors tester son Iphone pendant le vol : il est parfois bien utile de savoir si l'on peut capter des informations en l'air (METAR, TAF, cartes manquantes ...).

L'Iphone indique bien que nous sommes alignés au seuil de la piste 34.


Il y a longtemps que je voulais aller du côté de Pérouges, une cité médiévale très connue dans la région, et peut-être dans le monde entier puisque les plus grands Chefs d'Etats s'y sont promenés lors du G7 à Lyon en 1996. Pérouges est connue également pour l'une de ses grande spécialité culinaire, la galette au sucre (mais pas la même qu'au Canada !). On peut également y passer une très agréable soirée dans l'une des nombreuses tavernes de la cité.

Cité médiévale de Pérouges


Pour aller à Pérouges, toute la difficulté réside dans la non-pénétration de la CTR de St Ex.


Après nos repérages aériens, il nous restait une petite heure avant de rendre l'avion, alors nous sommes allés traîner du côté de la ville de Cluny, que je n'avais pas encore eu l'occasion de photographier. Cette ballade fut surtout l'occasion pour Olivier de me faire découvrir son école : il a en effet brillamment intégré cette année la célèbre Ecole Nationale Supérieure des Arts et Métiers. Ce jeune Gadzart (ou Gadz'art) m'a donc fait découvrir son campus, dans les moindres détails, depuis le ciel.

Campus des Arts et Métiers.


Visite aérienne du campus des Arts et Métiers.


Sur le retour. Tous les bons vols ont une fin...


La nav du jour.


Comme toujours, ce vol de presque 1h30 a été placé sous le signe de la déconnade, de la bonne humeur et de l'amitié. C'est tout ce que j'aime.

Aurélien

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29 novembre 2008 6 29 /11 /novembre /2008 23:28

Nous sommes toujours pendant les vacances de la Toussaint. Une semaine après mon long week-end de pilotage Julien R. m'a, à son tour, convié à un petit vol. Son but était d'aller voir les dommages causés par les inondations survenues pendant la semaine : un épisode climatique dramatique a en effet secoué la région, et ceci a eu un grand écho dans les médias. Par ce vol, Julien voulait se faire une idée de s'il allait pouvoir, ou non, aller bosser en voiture à St Etienne le lendemain. Rien de mieux donc que l'avion, pour se rendre compte.


Nous avons décollé ce dimanche après-midi, il devait être 16h, sans grande conviction d'aller très loin : on voyait bien tout au loin les énormes Cumulonimbus, biens noirs, qui allaient bientôt arriver sur Lyon. Le vol a duré, disons, 30 minutes, tout au plus : à vrai dire, nous ne sommes même pas sortis de la zone contrôlée de Bron ! Julien raconte très bien ce vol dans son blog.

 



La trace du vol le plus court depuis bien longtemps ;-) ! Notez le zone interdite de Lyon, évitée grassement.


Non, ce qui a fait l'originalité de ce vol, c'est le comité d'accueil qui nous attendait à l'arrivée. Nous avions à peine coupé le moteur devant les hangars que deux gendarmes de la Police de l'Air et des Frontières s'approchaient vers nous. Généralement, lorsque la PAF attend le retour d'avions, c'est que le pilote commandant de bord a commis un grave infraction au code de l'avion civile, comme avoir pénétré une zone interdite (celle de Lyon par exemple). Pour avoir été son copilote pendant ce vol, je savais que Julien n'avait rien fait de tel : nous avions en effet 2 GPS pour le confirmer. Rien de grave à craindre donc. J'ai néanmoins un peu taquiné mon Juju, histoire de rigoler :

 

- je crois que tu as commis une boulette : tu as pénétré le zone interdite de Feyzin.
- nan, tu rigoles ?
- si si, désolé j'ai oublié de te le dire.
- merde....

 

Bref, l'espace de quelques secondes, j'ai donné quelques sueurs froides à mon hôte. Finalement, il s'agissait d'un simple contrôle de routine : vérification de la licence du pilote, du certificat médicale, des papiers de l'avion (certificat de navigabilité, assurance, certificat d'immatriculation, carnet de route, licence de station radio de l'aéronef ...). Bref, tous les papiers y sont passés... et tout était en règle.

 

 

Contrôle des papiers : une grande première de voir la PAF de ce côté de l'aérodrome !


Héhé, il fait très sérieux le JujuR, c'est pas son habitude ;-) !



Aurélien

 

-----------------

Edit : on me souffle dans l'oreillette que ce n'était pas la Police de l'Air et des Frontières, mais la Gendarmerie des Transports Aériens (GTA).



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23 novembre 2008 7 23 /11 /novembre /2008 13:04

Samedi 25 octobre

 

C'est le premier jour des vacances de la Toussaint et cela fait bien 10 semaines que je ne m'étais pas envolé ! Alors, histoire de ma dégourdir les ailes, j'ai programmé une petite séance de tours de pistes, avec mon joli DR400 "Fox- Kilo Bravo". Cette séance, je l'ai faite en solo, et j'en ai profité pour réaliser quelques PTU, PTE et basses hauteurs (choses que d'habitude je fais toujours accompagné de mon FI) pour voir si les bons réflexes étaient encore là. Même le contrôleur s'est mêlé de mon entraînement, en me faisant exécuter pas moins de deux remises de gaz pendant la séance : ah ben oui, j'avais tendance à voler "un peu trop prêt des avions qui me précédaient" d'après le monsieur dans sa tour (à raison) ! Au total, une bonne dizaine de tours de piste et une bonne heure à former des patatoïdes à Bron (le TDP n'est pas très standard et nous fait prendre de bien mauvaises habitudes sur d'autres terrains).



Longue séance de TDP pour revoir les fondamentaux.


Mais la journée n'est pas finie ! En vue d'une sortie "Jeunes Ailes" qui devrait s'organiser d'ici noël, j'ai décidé de me faire lâcher sur le vaisseau amiral du club : "LE" Fox X-ray, C172 SP de son état. Ce n'est pas un avion très original certes, on le trouve dans de nombreux clubs et partout aux USA, mais le notre est très bien motorisé (180 CV domptés par l'injection) et possède un équipement à faire palir de jalousie la plupart des autres cagettes de clubs. En effet, il est classé IFR et possède donc : 2 GPS, 2 radios, 2 VOR avec Glide, 2 altis, 1 badin gradué en "vitesse vraie" (je ne savais même pas que cela existait !), pilote automatique (mais oui !), trim électrique (et oui, bis), sièges cuir (ah bon, c'est pas nécessaire pour l'IFR ?) et, cerise sur la gâteau, une magnifique peinture et quelques loupiotes bien placées (les strobes en bouts d'ailes) qui le rendent encore plus beau. Magnifique avion, vraiment.



L'intérieur du FX est high-tech


Bref, j'ai donc pris rendez-vous avec mon gentil FI qui, comme à l'accoutumé, me demande ce que je veux faire.
- Ben, un lâcher machine.
- Et tu veux aller où ?
- Peut-être pas à Brindas cette fois (la piste la plus courte d'Europe) avec ce camion cet avion.
- Ben pourquoi pas ? On y va quand même si tu veux.
- Mouais bof (je suis pas chaud pour Brindas cette fois) [silence] On commence par faire de la mania ?
- Ok

Démarrage, roulage, essais moteurs, clearance de décollage et hop, l'avion nous propulse en l'air en un rien de temps. Première impression en l'air : le trim électrique qui ne défile vraiment pas vite ! Heureusement, il y a toujours la bonne vieille molette de trim "mécanique" que je trouve bien plus pratique ! Passons.

Deuxième impression : l'avion est lourd, ce qui peut sembler être un inconvénient, mais point du tout : cela peut s'avérer être un terrible avantage car il est très stable en l'air (très peu sensible aux petites turbulences). Pour l'entraînement à la mania, nous sortons de la CTR de Bron et allons dans un coin tranquille pour faire nos "exos" comme à l'école : virages à 20, 45, 60° (mon Dieu qu'il est lourd cet avion), décrochage (whouaaaa l'incidence de décrochage !), vrille (si si) suivis de quelques tours de pistes sur le terrain de St Chamond (mon Dieu qu'il est lourd (bis) à arrondir cet avion !).

De retour à Bron, nous avons réalisé quelques exercices de panne moteur sur le terrain, c'est à dire PTE et PTU. Mes trajectoires n'étaient pas terribles (la convergence à 30° vous avez dit ?) mais bon, l'essentiel est que j'arrivais toujours à poser mes roues sur (quasiment) le seuil de piste. N'est-ce pas cela le plus important ?

Au total, après 1h12 de vol, j'étais enfin apte à me ballader en C172, seul.



Bichonnage de fin de journée : on fait une petite toilette à notre FX.


 

Dimanche 26 octobre

 

Travaux d'application : j'ai décidé d'aller me balader avec mon nouvel avion, et j'ai convié Julien pour m'accompagner. Cela faisait longtemps que nous avions prévu de voler ensembles : depuis que ce dernier a réussi son PPL, il n'arrête pas de me narrer ses navs par MSN alors que moi, je suis bloqué au sol à Paris (pas encore eu le temps, ni l'argent de m'inscrire en aéroclub dans la capitale). Alors, vengeance, c'est moi qui vait l'emmener aujourd'hui à bord de ma limousine du ciel. Et toc ! Par cette magnifique journée (grand ciel bleu) j'avais prévu d'aller faire un toucher à Chambéry mais -- et c'est une première -- mon transit par le CTR de St Exupery nous a été refusé ! Cela n'a pas entamé pour autant notre moral, et nous avons décidé d'aller nous balader au pif dans notre belle région (en tenant compte bien sûr de notre quantité de carburant). Sur la route de Bourg-en-Bresse, nous avons même pu prendre de magnifiques photos du Mont-Blanc ! Bref, ce fut une très belle ballade...



Par cette superbe journée, le Mont-Blanc s'est offert à nous.




Au dessus de la crasse




La nav du jour


Dimanche soir, peu après être rentré chez moi, coup de téléphone :
- Bonjour, ici Bernard C., y'a le pilote qui devait prendre le FX après toi qui n'a pas pu voler.
- Ah bon ? Et pourquoi donc ?
- Il n'y avait plus assez de batterie pour démarrer ! Tu as oublié de mettre l'alternateur pendant ton vol.
- Heu... je regrette, mais il y était ! Je me souviens très bien avoir vérifié la charge de la batterie à tous les points tournants ! J'en mettrai ma main à couper.
- Faut pas dire ça, les mains, ça peut servir... Et puis ce n'est pas tout, une fois démarré l'avion au groupe de park, le GPS ne fonctionnait plus. Il ne faut pas éteindre le GPS avec son bouton mais seulement avec l'avionic master de l'avion !
- Heu ah bon ?
- On ne te l'a jamais expliqué ?
- Heu si, mais je ne vois en quoi il est déconseillé d'éteindre le GPS par son propre bouton !
- Oui ben c'est comme ça, tu fais comme ça, point.

Bref, discussion vraiment stérile, car monsieur le FI "jesaistout" a eu tort sur toute la ligne : primo mon copi a eu la riche idée de prendre une photo à l'intérieur de l'avion, et l'on pouvait voir très nettement que l'alternateur était bien enclenché ! Secundo, étant agrégé de Physique (désolé de m'étendre sur ma vie perso), il me semble mieux connaître que ce brave monsieur (un commercial dans la vie) en quoi débrancher un appareil par son alimentation générale (pour imager la chose : éteindre un appareil électronique en tirant sur sa prise) peut engendrer des surtensions néfastes à son bon fonctionnement. Voilà, j'étais vraiment énervé. Deux semaines plus tard, j'ai appris que monsieur "jesaistout" avait reproché exactement les mêmes griefs à l'un de mes copains du club. C'est sans commentaire.

 

Aurélien

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18 octobre 2008 6 18 /10 /octobre /2008 11:13

Voici une petite vidéo de mon vol en Montgolfière. Ce n'est pas la vidéo dont je suis le plus fier : pas assez de rushs, pas très grande diversité des vues, etc.... Tant pis, je vous livre quand même le fruit de ce travail de montage. Heureusement que les choses vont s'améliorer d'ici peu ...

Lien pour télécharger la vidéo en meilleure définition (37.1 Mo)


Sinon, il y a cette petite vidéo de la série "Un gars, une Fille" qui m'a bien fait rigoler :



Aurélien

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13 octobre 2008 1 13 /10 /octobre /2008 16:22

Pour mes geeks de lecteurs et utilisateurs d'Iphone (et j'en connais au moins un, n'est-ce pas Olivier ?), vous pouvez désormais surfer sur mon blog avec votre téléphone préféré !

L'adresse optimisée Iphone est la suivante :

http://imagin-air.over-blog.com/iphone/


Et voilà ce que ça donne.


Aurélien

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7 octobre 2008 2 07 /10 /octobre /2008 21:49

Cela aurait pu être une discussion sans lendemain, mais c'était autour d'un bon repas champêtre, à St-Cyr (j'y reviendrai), que la fameuse Susana, éminente personnalité sévissant sur Pilotlist, a relancé l'idée, plus que motivée :

- Susana : Alors Nicolas, t'es toujours partant pour faire de la montgolfière ?
- Nicolas : Ah oui, plus que tout… Et je suis plutôt disponible en ce moment !

Nicolas, c'est un autre colibri qui, je crois, était à l'origine sur Pilotlist de cette fabuleuse idée quelques mois plus tôt.

- Moi : Ah oui, moi aussi ! Ce serait génial !
- Susana : on pourrait organiser un rascol (RASsemblement de COLibris). Je m'occupe de tout !

Et voilà, c'est parti comme çà. Quelques jours plus tard, Susana envoyait un message sur la Pilotlist pour organiser une sortie montgolfière.

8 futurs aérostiers ont répondu présent. La sortie est fixée ce vendredi 3 octobre, mais la météo en a décidé autrement : un ciel instable nous a obligé à remettre au lendemain matin cette sortie que tout le monde attendait fébrilement depuis des semaines. Rendez-vous donc samedi, 8h du matin, à Maintenon, petit village charmant de l'Eure, à environ 1h15 de voiture de Paris. Certes, l'heure est matinale pour un samedi, mais quand la motivation est le carburant de 8 passionnés de choses de l'air, rien ne les arrête !

Samedi 5h45, le réveil sonne. Malgré l'heure matinale, je suis tout émoustillé de la journée qui m'attend. Le temps de me préparer, je pars de Paris vers 6h15. Pour un non autochtone, le chemin va me réserver quelques surprises, surtout au niveau de Rambouillet, que je vais…. disons…. bien visiter avant de trouver la bonne direction pour Maintenon (je n'aime pas naviguer au GPS en voiture, peut-être est-ce un tort ?). Je suis le premier à arriver sur le lieu de rendez-vous vers 7h45.

Sur le parking, je vais retrouver peu de temps après Arnaud, Susana et Anne-Céline. Déjà, les 4x4 de Air-Magic arrivent pour charger les participants et les emmener au lieu de décollage situé à quelques lieues de là. Susana, elle, attend les derniers colibris (Bastien et Nicolas, accompagnés de leur compagne) pas encore arrivés.



En route pour la piste le champ de décollage.


Dans le champ de décollage, les deux montgolfières sont déjà toutes dépliées. Autour gravitent les participants de ce vol, en train shooter l'engin, et ce n'est pas la froidure automnale qui va les arrêter. Rapidement, le pilote nous explique ce qu'il attend de nous : l'aider d'abord à gonfler la montgolfière. Pour cela, il faudra trouver quelques bonnes âmes charitables pour maintenir ouvert le col de la montgolfière de sorte que les ventilateurs puissent insuffler de l'air (froid !) dans l'aéronef. Ensuite, il nous explique à quel moment il faudra monter dans la nacelle, et comment...



Lever de soleil : il est encore bien tôt en ce samedi matin.


C'est le moment de commencer à chauffer l'air, aux brûleurs cette fois. L'enveloppe du ballon est encore au sol, alors il faut incliner la flamme pour réaliser cette tâche (la nacelle est couchée sur le flanc). Petit à petit, la montgolfière commence à se lever, puis suffisamment pour rabattre la nacelle et enfin monter dans le panier. Ce dernier est sanglé au 4x4, des fois que la montgolfière s'envole en oubliant la moitié des passagers au sol …..



Gonflage de la bête.


Premiers coups de chauffe.


Dès que tout le monde est à bord, et que le ballon ne demande plus qu'à s'envoler, l'équipier resté au sol libère le harnais. Le départ est brutal, mais ça y'est, nous sommes plus légers que l'air !

Le ballon s'envole assez rapidement, c'est assez surprenant. Très vite, nous dépassons la cime des arbres alentours. Nous montons en un rien de temps jusqu'à la limite de la classe A de Paris (que mon mouchard de GPS aéro témoignera avoir dépassée). Pendant l'ascension, le pilote explique comment il se sert des vents pour piloter son engin : tout est affaire d'altitude… et d'expérience ! Il nous montre aussi comment faire pivoter le ballon pour nous faire profiter de vues à 360°. Puis il s'affuble de la casquette de guide touristique pour nous donner le nom des villages alentours. Il nous indique même où chercher la Défense, Montparnasse et la Tour Eiffel. Malheureusement, je dois bien dire que mon œil peu averti n'a pu distinguer aucun de ces monuments !



Décollage et premiers paysages qui s'offrent à nos yeux. Tout au loin : Paris.


Nous sommes 2 aéronefs à divaguer selon les caprices du vent.


Ces lignes ne sont pas un effet d'optique, mais bien Ze Nature Touch !


Illumination divine.


Cela n'a pas l'air, mais l'enveloppe fait quand même 12 000 m3.


Rayon de soleil.


A bord, tous les appareils photos crépitent. Il y a vraiment beaucoup de choses à immortaliser : le spectacle du soleil levant, les paysages de campagne alentours, les lièvres qui courent dans les champs… Pour nous en mettre plein la vue, l'aérostier va nous montrer à quel point il fait corps avec sa machine : il nous effectue un vol rase motte, à environ 10 cm du sol, en laissant airer son ballon dans l'Ether, pour le plus grand plaisir des passagers. 10 minutes de bonheur.



Nous volons à ras le sol : ce passage bas n'a pas l'air d'effrayer les automobilistes qui doivent quend même ne pas en croire leurs yeux.


Déjà 1h que nous sommes plus légers que l'air. Il va bien falloir songer à revenir sur terre. Le pilote reprend un peu d'altitude, histoire de repérer un champ vachable. L'astuce pour l'atterrissage consiste à trouver un terrain non cultivé (en jachère par exemple) pour ne pas attirer la véhémence du futur agriculteur victime de notre atterro sauvage : un terrain en herbe serait l'idéal pour qu'au moment du contact avec le sol, la nacelle puisse "glisser" au lieu de se renverser. Car il est fort probable que la nacelle bascule à l'atterrissage : 1 chance sur 2, dixit le pilote. Pour nous, la nacelle restera bien droite grâce à la grande dextérité de notre super aérostier.



Pour dégonfler l'enveloppe, l'aérostier va ouvrir le sommet de la montgolfière.


Exercice de style. Nous voilà posés.


Un vol en montgolfière n'est pas anodin. Il faut saisir ce moment exceptionnel.


Une fois les passagers débarqués, l'enveloppe est encore suspendue en l'air, mais va bientôt s'étaler de tout son flanc sur le sol. L'aérostier actionne alors une trappe destinée à découvrir le sommet du ballon, ceci afin de le dégonfler très vite. Maintenant que la voile est à terre, l'aérostier nous demande de l'aider pour la replier, alors que ses équipiers arrivent déjà en 4x4 et leurs remorques pour transporter l'aéronef.



Tous les participants donnent un coup de main pour replier l'engin : c'est un moyen de prolonger le vol ...


L'autre montgolfière se pose à quelques centaines de mètres de là.


La trace du vol.


L'équipe du jour.


Avant de nous quitter, le champagne est offert aux participants, pendant que nous recevons notre "certificat d'ascension en machine aérostatique". Après nous avoir ramené à bord d'un 4x4 nettement moins confortable que notre ballon moelleux à souhait, nous n'avions qu'une seule envie avant de sous séprarer : nous remplir l'estomac après autant d'émotions. Nous avons donc terminé notre journée autour de quelques croissants servis accompagnés de boissons chaudes à Maintenon.



Pour terminer ce vol, le champagne est de rigueur.


A cette belle journée !


Nous obtenons notre baptême. Ce n'est peut-être pas grand chose, mais cette simple feuille de papier participera au souvenir.


Susana aussi intéressée par la montgolfière que par... les canards dans la rivière ;-)


Affamés, nous allons petit-déjeuner copieusement dans le village de Maintenon.


Merci Susana ! Que serions-nous sans toi ?

Aurélien

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29 septembre 2008 1 29 /09 /septembre /2008 20:14

Désolé ! Je suis vraiment désolé de vous avoir laissé aussi longtemps sans vous donner à lire de mes nouvelles aventures aéronautiques. Bon bon, par quoi commencer ? Et bien commençons par le début : je suis maintenant bien installé à Paris, mais il a fallu 6 semaines pour avoir de nouveau accès à Internet … Pas très rapide ce FAI dit "gratuit".

Et quoi de neuf aéronautiquement parlant ? Et bien pas grand-chose, mais voici quand même le récit de mon dernier vol Lyonnais (d'août).

Le 15 août, c'était l'anniversaire de mon grand ami Wouter, qui fait partie de notre bande de "joyeux thésards" mécaniciens des fluides. Voici une occasion toute trouvée pour aller voler ! Lui son dada, c'est la turbulence. C'est donc tout naturellement que, pendant le trajet routier, nous en sommes venus à parler des tourbillons créés par les zavions, en l'occurrence la turbulence de sillage.

Ce jour là, comme à chaque fois, j'ai laissé mon passager choisir sa destination : ballade dans le sud jusqu'à St Rambert et ses éoliennes, tour de Lyon ou encore ballade au nord (Macon et la Saône) ? Je laisse à Wouter le temps de la réflexion, de toute façon il faut bien décoller avant de naviguer, non ? Car ce n'est pas la nav qui me fait soucis en cette fin de journée : c'est plutôt, une n-ième fois encore, la météo. Car, comme pour le vol que j'ai fait pour l'anniversaire de Cécile, il faisait un vent à décorner un boeuf : entre 20 et 25 kt, avec des rafales à 30 kt et, cerise sur la gâteau, même pas dans l'axe ! De telles conditions météorologiques n'étaient d'ailleurs pas de nature à rassurer Elena, la compagne de Wouter et une de mes grandes amies également, pendue au bout du fil avec son chéri pendant que je faisais ma prévol : Elena a peur de tous ces engins volants (alors imaginez si en plus la météo n'est pas terrible…). Il a même fallu que Wouter me la passe au téléphone pour que je la rassure (enfin… à moitié seulement).

L'équipe du jour (ben oui... il faisait presque nuit)


Nous avons donc décollé, il était environ 19h, pour une sortie au sud, c'est-à-dire le point SA. Le point SA, c'est tout juste à coté de la raffinerie pétrolière de Feyzin, là où justement Elena travaillait encore à cette heure. Alors hop, Wouter essaya de passer un coup de fil à sa moitié pour lui dire de regarder en l'air, mais en vain, le réseau ne passait pas. Pendant cette branche, l'avion était sacrément chahuté par le vent, surtout au moment du décollage, ce qui a entamé un peu notre confort, mais au fur et à mesure que nous prenions de l'altitude, les choses s'arrangaient.

Wouter s'est alors décidé de faire un tour de Lyon, que je vais pouvoir executer les yeux fermés (enfin… presque). Cette nav est très rapide (environ 30min une fois en l'air) alors, quand s'approche le moment de re-rentrer dans la CTR de Bron à la fin du tour, nous décidons finalement de poursuivre la nav vers l'Est, d'aller jusqu'à Bourg-en-Bresse en survolant les Dombes (nous avions les pleins de pétrole).

La ballade du jour.


Déjà 1h que nous volons, le soleil est bien bas maintenant. Alors je recontacte le contrôleur de Bron, qui m'autorise une très longue finale 16, en N°1. Oui mais avec 25 nœuds de face, ça n'avance pas bien vite ! Alors, le temps que nous rapprochions de la piste, un jet (un Dassault je crois) a eu l'idée subite de faire des tours de piste. Alors forcément, un DR400-120 contre un jet, y'a pas photo : fallait pas que la cagette se retrouve sur la trajectoire du jet.

- TWR : Fox-Kilo Bravo, vous êtes à vitesse max là ?
- F-KB : Heu……affirm, F-KB (je n'ai pas osé faire de l'humour à ce moment là...).
- TWR : Hummmm, j'ai un jet en tour de piste, il va probablement falloir ouvrir votre trajectoire à l'Ouest.
- F-KB : Recu F-KB, je peux ouvrir dès à présent pour faire profiter de la vue de Lyon à mon passager.
- TWR : Reçu F-KB, alors ouvrez à l'Ouest dès à présent.

A bord, c'est la rigolade (enfin moi, car je ne sais pas si Wouter a suivit la conversation avec la tour). Nous avons donc dû faire un tour de piste complet, puis j'ai atterri plutôt bien malgré le vent en rafales.

120kt poussés par le vent, 80kt face au vent.


Je pense que Wouter a bien apprécié ce vol. Nous n'avons pas eu l'occasion de vraiment en discuter puisque je déménageais deux jours plus tard.

Aurélien

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5 août 2008 2 05 /08 /août /2008 21:47

En attendant que la piste de Bron soit ré-ouverte (pour cause de refection), voici quelques photos d'une nav que j'ai faite il y a un certain temps maintenant (courant juin). Il s'agit d'une nav assez courante pour un pilote lyonnais, qui consiste à faire les grands lacs des Alpes (Paladru, Aiguebelette, Bourget). Le lac d'Annecy aurait pu faire partie de la liste, mais je n'avais pas bien le temps de pousser la nav jusque là (mais ce n'est que partie remise...).

Point tournant : VOR de la Tour du Pin (vous le voyez ?)


Lac de Paladru.


Lac d'Aiguebelette. Chambéry se trouve juste dérrière.


Parapentistes sur les contreforts de Chambéry.


Lac du Bourget (avec la piste de Chambéry sur la droite)


Dessus le lac du Bourget, le contrôle me demande de rester bien à l'Ouest (parachutage en cours).


Ville d'Aix-les-Bains (au bord du lac du Bourget).


Château des Allymes (haut Bugey).


Lac ... probablement artificiel le long du Rhône.


Trace du jour (réalisée dans le sens anti-horaire).


Aurélien

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1 août 2008 5 01 /08 /août /2008 16:53

Ce fut un week-end géniaaaaaal !!! Jean, un éminent Jeune Aile Breton, nous a organisé un superbe week-end chez lui, à forte consonance aéronautique bien sûr (et agrémenté d'un zest de bière aussi) ! Il faut dire que notre Jean n'a pas lésiné sur les activités, il avait prévu de :

  • visiter les hangars d'Aéro Passion à Morlaix où l'on peut trouver (entre autres) le seul Maurane Saulnier MS760 Paris en état de vol,
  • d'aller poser nos roues sur Ouessant et de visiter l'île,
  • de nous préparer une sympathique soirée barbec' chez lui,
  • d'aller enfin faire un petit saut au meeting aérien de Guiscriff le lendemain.
Tout un programme !

Les Rhône-Alpins ont répondu nombreux à ces "Bretonneries" : pobjwaf00 (Michael) et pobjwaf03 (Ludovic), deux Jeunes Ailes de l'aérodrôme de St Rambert dans la Drôme ont eu le courage de monter en voiture jusqu'en terres Bretonnes, alors qu'Olivier et moi avons préféré venir avec nos propres ailes (en Tecnam P2002JF, un avion économique et qui avance... vite) ! Nous n'avons pas été les seuls d'ailleurs à venir par les airs, car Pierre a pu récupérer le superbe Cessna 177 RG Cardinal (pas variable et train rentrant) de ses parents pour venir depuis Rouen avec Kévin.

Mon copi du week-end a commencé à poster un récit de cet agréable voyage, je vous le livre ici (avec quelques précisions de ma part en bleu en guise de commentaires et/ou précisions).



Le duo du week-end : Olivier et votre serviteur.


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[Début du récit d'Olivier]

Samedi :

Debout à 5h30 (4h45 pour moi). Arrivée à Bron à 6h. Bilan MTO mitigé (du brouillard et des plafonds bas mais pas d'orages le matin) mais la décision de partir est prise (avec moi aux commandes pour cette première branche). On ne sait pas si on arrivera jusqu'à Brest. En fait on sait que nous avons 3h d'essence sûr et certain (+30min). On avance donc et chaque fois qu'on passe au dessus d'un terrain posable, on calcule l'autonomie restante et on la divise par deux (il faut préciser que les 2 jauges à essence de notre Tecnam donnent régulièrement des indications complètement délirantes, donc la montre sera notre seul juge d'autonomie). Si au bout de ce temps on n'a aucun terrain posable en vue, on fait demi-tour. Finalement, malgré quelques grains vers Bourges on arrive sur Amboise après 10 min de cache nuage.

Il est 6h45 du matin, il y a encore un peu de brume dans les vallées.


En dessous, ça devient plus sérieux.


Quelques châteaux sur notre parcours.


Il ne reste plus que 8 min avant notre étape à Amboise...


... mais les toutes dernières minutes deviennent très difficiles : il faut contourner le moindre nuage et nous sommes à peine à 700ft ASFC.


Sur place, on refuel et on appelle le Jeannot (il est alors 8h45 du matin). Tout le monde est encore chez Jean et en plus je ne sais pas ce que Jean a merdé, mais bon, il faut qu'il fasse un vol avec je sais plus qui à cause de je sais plus quoi etc etc ... Enfin c'est du Jean ça. Nous on lui demande la MTO sur la suite, qui n'a pas l'air trop mauvaise et la tendance est à l'amélioration. On demande donc à Jean de nous rappeler une fois au club car il nous reste 2 hdv jusqu’à Brest. Pour tuer le temps on va voir les avions sur la plateforme (toujours d'Amboise, avec pas mal d'allemands) et on gonfle le pneu gauche de notre avion (que l’on trouve un peu raplapla). Finalement ça se lève sur Brest et Jean va pouvoir partir une fois que le gars qu'il attend arrive.

Un Stampe sur le terrain d'Amboise.


Puisque c'est écrit dessus !


On vérifie sur le livre d'or d'Amboise s'il n'y a pas un St Exupéry ou un Mermoz qui ne s'y ait pas posé ;-)


Pneu à plat ? Un coup de gonflette et ça repart !


On repart donc en vol sur Morlaix. Je décide de passer par St Brieuc, histoire de faire un peu de transit côtier. Finalement, 2h12 plus tard, on est sur Morlaix. Seul problème pas de Jeannot en vue. J'appelle : ils (Jean + Pierre + Kevin + les pobjwafs + Julien) sont en l'air donc ça va. Après encore 20min d'attente voilà un DR400 et un C177 donc c'est bon. Vu qu'il était prévu de pique niquer sur place, je pensais que le Jeannot aurait tout prévu. Et bien que dalle. A peine arrivé, il sort un sac poubelle noir avec un sauc’ et du jambon et part à la recherche de pain. Pendant tout ça nous autres (on est alors 7) attendons. Sans avoir trouvé de pain Jean revient (faut être naïf pour penser trouver du pain sur un terrain mais bon). On va voir le MS760 Paris dans un hangar. En fait le mec qui devait nous le présenter est en réunion et ne pourra pas venir avant 18h (on voit aussi d’autres beaux avions comme un Chipmunk, un MS760 Paris, un Caudron C600 Aiglon, et un magnifique Stampe SV-4 que nous avons vu partir en vol). A 15h le bar du terrain ouvre, on prend donc une collation (sans alcool pour tout le monde, aussi bizarre que cela puisse paraître).

Les AlphaJet de l'aéroport de Tours. "Tours tour bonjour, c'est pour un transit"


Encore un joli château. Nous aurions pu faire les châteaux de la Loire, mais nous étions un peu justes en temps et en essence : ce sera pour une prochaine fois.


Le doigt sur la carte, toujours.


L'océan est en vue... sur le GPS ;-) !


Mais cette fois, l'océan est véritablement en vue.


Un pt'it transit côtier, pour se faire plaisir (pas prévu initialement)


Y'a pas à dire, le transit côtier c'est top !


St Brieuc au fond ?


Petits ports.


 


 


Arrivée à Morlaix.




Morlaix est un centre d'entretien de Brit'air.




Les avions Jeunes Ailes : Tecnam P2002, Robin DR400 et Cessna 177 Cardinal.


Caudron.


Chipmunk.


Seul Maurane Saulnier MS Paris volant en France !


Toujours le MS760.


Un autre Stampe. Lequel de ces 2 avions préférez-vous ?




Ensuite on prend la direction de Ouessant. Il y a une couche soudée au dessus de Morlaix mais bien qu'assez haute le transit côtier serait mieux avec du soleil. Je prends le Jeannot dans mon coucou (vive l'équipage de boulets) et on y va (moi je pars en DR400 avec Julien). Démarrage difficile du Tecnam mais ça part quand même (tu t’y prends comme un boulet Oliv’, avec moi le Tecnam a tourné comme un coucou Suisse ;-)). Une fois en l'air direction la côte qu'on va suivre jusqu'aux petites îles qui nous mèneront à Ouessant (on n'a pas de gilet à bord donc pas moyen de couper le gâteau). C'est les 42 meilleures minutes de vol du WE (ah ben merci, c’est sympa pour moi !) ! C'est vraiment magnifique sous le soleil (le plafond avait disparu). Vous verrez bien avec les photos. Après une verticale de la maison de Jean on monte 3000ft et direction d’Ouessant.

En route pour Ouessant.


Le superbe C177 Cardinal en action.


Patrouille avec le F-ZH (vu depuis le C177).




"Allo Houston, ici la Lune".


Non, ce n'est pas le Fort Boyard !


Pour aller à Ouessant, il faut survoler un chapelet d'îles (ce qui ne nécessite ni plan de vol, ni gilet de sauvetage)..



Je contacte l'agent afis et je m'intègre (du mauvais côté de la piste, tu as oublié de préciser ;-) ). Il me demande avec qui j'étais en contact avant : je lui réponds personne vu que j'ai bien fait attention d'éviter toutes les zones et il me dit qu'ici ils aiment pas trop les gens qui volent en freelance ! Donc pour les suivants, même si vous restez en dehors des zones, il faut contacter Iroise. On se pose sur Ouessant et on fait un petit tour à pied sur l'île. Ensuite on repart direction Brest. Moi je prends le C177 de Pierre (et moi je pilote le Tecnam avec Ludo comme copi). Petit vol de 15 min et on est à Brest.

Arrivée sur Ouessant.


Notre joli F-HCGL à Ouessant.


La claaaaaaaasse (et l'intérieur est aussi joli que l'extérieur !).


C'est écrit dessus !


Paysage Breton. Dans la région, une telle croix s'appelle un "Calvaire". 


Promenade sur Ouessant. Dommage, nous n'avons pas loué de vélos.


Sur le "port" de Ouessant.


Tout au loin, le continent.


Là ça recommence à être drôle. Une fois tout le monde posé, avec Aurélien (moi) nous lavons notre avion. On devient un peu l'attraction du coin. Car deux jeunes lyonnais qui lavent un avion que la plupart des locaux ne connaissent pas, ce n'est pas très discret. Nous aurons même le droit aux félicitations du chef pi de coin pour prendre soin de notre avion. Après 45min de discussion sur la machine, on nous propose de la faire dormir dans le hangar, ce qu'évidemment nous acceptons. Pendant ce temps, les pobjwaf sont partis en (Citroën) AX "powered by Lycoming" faire les courses avec la CB (la Carte Bancaire) de Jean. Une fois l'avion au chaud, nous partons dans la (Renault 21) Nevada break de Jean. Attention il s'agit d’un bateau motorisé par un diesel poussif (j’aime bien la comparaison). On croise les pobjwaf juste au départ ce qui nous permettra de faire un peu de patrouille sur la route. Nous voilà à destination, chez Jean, jolie maison avec un beau terrain et vue sur la mer. Il y a quand même un souci : le sous-sol est rempli d'algues, qui ne manquent pas de répendre une odeur pas top dans le reste de la maison. Enfin bon il parait que c'est un droit ancestral et que tout sera bientôt parti.

A Brest, nous passons pour de vraies stars avec notre Tecnam !


Patrouille... automobile avec les pobjwafs.


Chez Jean.


L'apéro peut commencer. On allume aussi le barbec pour plus tard. L'apéro donne lieu à un sacré paquet de conneries. Dans le désordre : donner du punch aux poules (on parle bien du gallinacé...) de Jean, revenir avec le masque et les bouteilles de plongée alors qu'on devait aller chercher des côtelettes, revenir en milicien avec un fusil de chasse, toujours alors qu'on devait aller chercher des côtelettes, lancer de brochettes par la fenêtre de la cuisine, plus les conneries orales standards. On en profite aussi pour fumer des cigares (pas moi) que Pierre et Jean sont allés acheter. Ensuite, repas et discussion et conneries du Jeannot (entre sa bougie en forme de chope de bière et sa lampe de bureau au bout d'une rallonge de 50m). Vers minuit, certains commencent à être fatigués (comme moi), Jean leur montre donc la direction de leur chambre. Nous ne sommes finalement plus que trois : Kévinou, Jean et moi. On décide d'aller faire un bain de minuit. L'eau est glaciale, on en fera donc que quelques aller retours rapide dedans. Ensuite un petit cigare, douche rapide et au lit.

Ballade dans le bateau de Jean pour ceux qui sont arrivés vendredi (Kevin, Pierre et les pobjwafs).


Déconnade.


Poules au Punch.


Très belle vue depuis la maison de Jean.


Barbec'


Un petit cigare ?


[Fin du récit d'Olivier]

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Dimanche

J’ai passé une très bonne nuit ! Ce n’était pas bien difficile, vu le peu d’heures de sommeil que j’avais effectué la veille. Tout le monde se réveilla également petit à petit, vers 10h. Le petit déjeuner est englouti toujours dans une ambiance de bons camarades  (Nutella + café + petits pains au lait) puis s’en suit une petite douche. A cette heure, il est vraiment trop tard pour aller au meeting de Guiscriff, car l’équipage Lyonnais que nous étions Olivier et moi devions partir au plus tard à 15h pour ne pas rentrer trop tard dans la capitale des Gaules. On décide alors de préparer la nav retour, en étudiant surtout les terrains sur lesquels nous pourrions compter pour refueller (pas facile un dimanche !). Pour la météo, c’est au sous-sol de chez Jean que ça se passe, là où l’ordinateur est installé (ce sous-sol même où des dizaines de sacs d’algues sont accumulés, ce qui sentait fort, mais pas ce n’était pas tellement désagréable). Il est bientôt 11h30 et nous mangeons simplement (pâtes et jambon) encore une fois à l’extérieur pour profiter du superbe ciel qui sera notre support pour le retour.

Dimanche midi.


Toute l'équipe du week-end Breton. De gauche à droite : Olivier, Kevin, Ludovic, Michaël, Jean, Pierre et moi.


Départ à 13h30 pour l’aéroport de Brest, véritable plateforme aéroportuaire digne de ce nom (1Mpax/an paraît-il). L’aéroport est tout neuf et très moderne. Nous nous empressons Olivier et moi de faire les « pleins » du Tecnam, puis nous partons payer la taxe d’atterrissage : cela nous a pris une bonne heure pour { trouver le bureau + se faire scanner + remplir 3 pages de formulaires + payer + retourner au club }. Conclusion : nous mettons les voiles seulement à 16h. Déjà, un plafond s’est installé vers 2500ft. Olivier s’est occupé du pilotage (donc moi de la nav) jusqu’à Poitiers qui a été notre terrain de refuelling (après 2h10 de vol environ). Rien de spécial concernant cette nav, sinon que le continent était bien plat sur cette partie du trajet. Heureusement, la seconde partie (moi aux commandes pour la nav Poitiers -> Lyon) a été beaucoup plus intéressante avec du joli relief à passer (du côté de Vichy, Roanne et Villefranche). Nous sommes arrivés à Lyon il était environ 21h.

Sur le retour, halte à Poitiers. Lequel préférez-vous : le Mooney ou le Tecnam ?


Quelques photos sur le retour.


Nous arrivons en Auvergne (village typique !)


Retour à la maison (au loin, Lyon)


Et voilà, la vent-arrière pour la 34 à Lyon Bron : il est environ 21h.


Quelle ballade !


C'était un week-end super sympa : j'ai pu loguer près de 5h de vol sur mon carnet. Cela a été aussi l'occasion de rencontrer de nouveaux pilotes et de partager beaucoup de connaissances. Un grand merci à Jean d'avoir organisé ce week-end chez lui et de nous avoir ouvert les portes de sa maison... et de sa belle région ! C'est promis, je reviendrai !

Aurélien

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