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  • : Imagin-air
  • : Le blog d'un passionné d'aviation : récits de sa formation et de ses vols.
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Jeunes Ailes

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22 novembre 2006 3 22 /11 /novembre /2006 22:47

Et ben, c'est que nous nous sommes bien trimbalés mon instructeur et moi jusqu'à aujourd'hui ! Nous avons pas mal gambadé dans la région Rhône-Alpes, mais nous avons aussi un peu visité la région Auvergne et nous avons même fait une brêve incursion en Bourgogne.

Voici sur une carte tous les aérodromes où jusqu'à aujourd'hui j'ai eu l'occasion :

  • de m'intégrer,
  • d'effectuer des pannes moteur à la verticale du terrain,
  • de toucher en double,
  • de m'arrêter en nav solo pour faire signer mon carnet de vol,
  • de poser mes roues pour ma nav 3 branches.
Ça commence à faire ! Non ?


Aurélien

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22 novembre 2006 3 22 /11 /novembre /2006 20:15

Vous avez été nombreux à me féliciter pour mon article consacré à l'histoire de mon aérodrome et je vous en remercie. Cet article fait brièvement allusion au meeting aérien de Lyon-Bron qui s'est tenu en Mai 1910. Je vous livre ici quelques informations et images supplémentaires sur ce grand meeting. Un grand merci à Dominique Ottello, colibri de la Pilotlist, pour ces quelques détails intéressants.

 


 

 

Au moins trois aviateurs brevetés ont participé au meeting aérien de 1910 (1) :

- René Métrot, brevet n°19
- Charles Van den Born, brevet n°37
- Hubert Le Blon, brevet n°38
- Georges Lagagneux, brevet n°55
- Graham Gilmour, brevet n°75

(1) Depuis 1901, l'Aéro-Club de France délivrait les brevet aux pilotes de ballon libre. Il se chargea de l'institution du brevet de pilote aviateur dont la réglementation entra en vigueur le 1er Janvier 1910. Auparavant, dans le courant de l'année 1909, seize brevets avaient été octroyés sans examen, à des aviateurs chevronnés ; leur classement par ordre alphabétique, tel qu'il fut finalement adopté par l'Aéro-Club de France, empêcha toute espèce de prééminence entre les 16 premiers brevetés. Le n°1 échut ainsi à Louis Blériot et le dernier à Wilbur Wright.

Sources et liens :

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11 novembre 2006 6 11 /11 /novembre /2006 10:10

L'aérodrome de Lyon-Bron (LFLY), sur lequel j'apprends à piloter, possède sans conteste une belle histoire. Je vous livre ici le fruit de mes recherches sur ce "petit aérodrome" qui voulait devenir "grand" !


En 1895, l'école aéronautique du 3ème arrondissement, créée par des passionnés des choses de l'air, voit le jour à Lyon.

Un maître et ses élèves au début des années 1900.



Mais c'est sous la municipalité d'Edouard Herriot que l'aviation est véritablement apparue à Lyon,  grâce à la création de l'aérodrome de la Poudrette à Villeurbanne en 1910. Malheureusement, cet aérodrome va être abandonné pour laisser place à la création d'un nouvel aérodrome à Bron. En 1911, une école de pilotes est créée sous l'impulsion du banquier Bouchet de Fareins.

 

L'Aéro-Club du Rhône et du Sud-Est existe encore aujourd'hui et est, de ce fait, le plus ancien de la plateforme actuelle. 



Affiche du meeting aérien en 1910

 


Dès 1912, l'armée, qui commençait à s'intéresser à l'aéroplane détache à l'école de Bron des officiers et des sous-officiers.


  

Carte de membre de l'Aéroclub du Rhône et du Sud-Est.


En 1913, des détachements d'aérostiers et des mécaniciens venant de Versailles, Privas et Épinal s'installent. Les hommes sont hébergés dans le fort de Bron.

 

L'ancêtre de nos fiches d'Aérodrome ?


  

Club d'aéromodélisme dans les années 40.


Pendant la guerre de 1914-1918, Bron devient aérodrome d'essais des prototypes destinés à l'armée et les constructeurs, repliés de Paris, développent les industries aéronautiques.


  

1927 - Cours de pilotage



En date du 24 février 1920, à la demande du service de la navigation aérienne, le ministre de l'Aéronautique prescrit l'acquisition de terrains à Chassieu en contigüe au terrain d'aviation de Bron en vue de la création d'une halte aérienne.


  

Avion de transport de passagers.



En juin 1924, un service aérien Lyon-Genève-Lausanne est mis en place par la société Suisse Aéro-Lausanne et fonctionne tout l'été. Le 25 mai 1926, la ligne aérienne Paris-Lyon-Marseille est inaugurée. En 1927 le mouvement annuel de l'aéroport de Bron s'élève à 2294 passagers et 13 tonnes de messageries ainsi que 2 tonnes de courrier postal.



 

Routes aériennes Paris-Lyon-Marseille et Lyon-Genève dans les années 20


En 1929, la Chambre de Commerce et d'Industrie de Lyon a été la première à obtenir la concession d'un service public. Le 14 décembre 1930, l'aérogare, de conception très moderne est inaugurée en grande pompe par les autorités nationales et régionales. A cette époque, l'aérogare est superbe et considérée comme "l'une des plus modernes du monde". L'aérogare de Bron devient le lieu de promenade des Lyonnais.


 

Les hangars en 1930 (existent encore aujourd'hui)


Elle va devenir entre les deux guerres une des plaques tournantes du trafic aérien. Les passagers peuvent aller à Paris, Londres, Bruxelles, Amsterdam, Strasbourg, Cologne, Berlin, Varsovie, en URSS, à Athènes, aux Indes, en Extrême Orient...


 

L'aérogare jusqu'en 1975.  Ce batiment a disparu depuis.



De 1942 à 1944, l'aéroport de Bron est occupé par l'armée Allemande. De novembre 1944 à mars 1945 des B26 - Maraudeurs des armées alliées effectuent des missions de bombardement sur l'Allemagne.

A partir de 1957, l'aérogare civil est totalement reconstruit. En 1959 d'importantes installations sont inaugurées. Une intense activité aérienne s'organise vers l'Afrique du Nord.

 


 

L'aérogare "vue du ciel".



En 1964, l'activité de l'aéroport de Bron se solde par 6383 départs et 6370 arrivés d'avions. 117769 passagers au départ et 127127 à l'arrivées.


 



Suite à la seconde guerre mondiale, l'Aéroport Lyon -Bron va connaître un second souffle, toujours sous l'impulsion de la CCIL. Les passagers sont de plus en plus nombreux chaque année, ce qui va conduire dans les années 60 la CCIL à envisager son transfert sur un autre site. Il n'est plus assez vaste pour accueillir les passagers, la décision du déplacement dans un endroit plus vaste et plus tranquille est prise en 1966.



Aéroport de Lyon-Bron en 1973 

 



Les activités commerciales régulières de Lyon Bron sont basculées vers Lyon Satolas en 1975 ( Lyon - Saint Exupéry depuis le 29/06/2000 ). Le domaine de l'aérogare est cédé progressivement à des entreprises du secteur privé.



Sources:

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1 novembre 2006 3 01 /11 /novembre /2006 23:27

Fabrice, mon instructeur, en train de bavarder avec les mécanos.

 
Vous avez déjà eu votre instructeur préféré en train de vous espionner pendant une nav solo ? A mon avis, je dois bien être le seul à qui cette expérience originale est arrivée ! Voici comment cela s'est passé :

20 Septembre 2006 : je dois normalement effectuer le lendemain une nav solo depuis Lyon (ma base d'attache) vers Grenoble St Geoirs. Voici trois jours que je peaufine aux petits oignons ma nav lorsque Fabrice, mon instructeur, me téléphone complètement catastrophé :


-"Aurélien, je suis dans la m..de ! Je devais demain amener F-CT à la révision des 100 heures et Mélanie, qui devait m'accompagner avec un autre avion pour me ramener, vient de se désister ! Qu'est-ce que tu avais prévu de faire demain déjà ?"

-"Heu...Nav solo Grenoble St Geoirs"

-"Changement de programme : tu veux bien amener F-CT à Lapalisse ?"

-"C'est à dire que... heu... ben... tu m'en crois capable ?"

-"Maiiiis oouuuiiiii, bien sûûûûrrrr !"

-"Bon ben... je vais essayer, je te promets rien..."

-"Bon alors tu prépares bien ta nav ce soir et on se voit demain à 9h. Au fait, Lapalisse c'est au Nord Ouest de Roanne !"

 

Voici ma nav au départ de Lyon

 

Il raccroche. Je reste un moment bouche bée (!) Bon, ce n'est pas tout, mais il est déjà 21h et je dois préparer un nouveau log de nav pour demain matin. Branle-bas de combat : je sors mes cartes (1/500 000e, Cartabossy, Vac), log de nav, crayon, règle, je pousse la musique de Top Gun à fond (joke !) ... Mon appartement ressemble en un rien de temps à centre de commandement des armées avec toutes les cartes dépliées à droite et à gauche. Lapalisse...Lapalisse... ah oui, c'est ici (je pointe avec mon doigt LFHX). Bon alors... komenkonfépourallélaba ? Ah oui, je vois... il va falloir sortir à N, puis direction Villefranche Tarare, puis... ah tiens il y a un radiocompas au nord de Roanne puis ... plus rien. Bon, faudra que j'utilise ce dernier ADF en QDR (c'est quoi la phrase magique déjà ? Ah oui, "Le cap tire la queue"). Ah tiens, je pourrai utiliser le Vor de Moulins en flanquement. Ok, je croise les doigts pour trouver le terrain une fois sur place.

J'essaye donc de m'appliquer le plus possible sur mon log de nav car demain m'attend une grosse journée : un longue nav avec mon instructeur qui me suivra de prêt avec un autre avion ! Nous allons en effet partir à deux avions pour ne revenir qu'avec un seul. Allons donc dormir un peu... Demain est un autre jour.

21 Septembre 2006, 8h30. Avant de partir pour le terrain, je donne un dernier coup d'oeil à ma nav, histoire de l'avoir bien en tête. J'arrive avec un peu d'avance (je déteste être bousculé), je fais ma prévol et les pleins des avions du club. Fabrice arrive peu après moi. Nous écoutons l'ATIS et là, c'est le drame ;-) : le terrain est fermé aux VFR jusqu'à 10h pour cause d'entretien des pistes. Bon, c'est pas grave, ma chef m'attendra un peu plus tard que prévu au boulot ;-).

Arrive alors petit à petit les autres instructeurs, Denis et Jacques. Ils me demandent quel est le programme pour aujourd'hui et je leur rétorque que j'emmène F-CT (en solo) à Lapalisse avec Fabrice qui me suivra derrière avec un autre avion. C'est alors que ceux-ci ne trouvent rien de mieux à faire que de m'angoisser encore plus :

-"Lapalisse ? Tu ouvriras l'oeil, en général on n'arrive pas bien à voir ce terrain lorsqu'on y va pour la première fois" me dit Denis avec un petit sourire aux lèvres.

Puis c'est au tour de Jacques :

-"Tu feras gaffe, y'a souvent des paras sur ce terrain, si personne n'est dans le circuit de piste, pas la peine de faire une intégration standard, tu fais une semi-directe pour gagner du temps".

Enfin, mon FI en rajoute une dernière couche:

-"Je ne comprends pas pourquoi la piste préférentielle est la 05, mieux vaut atterrir en 23 car la piste est en montée !".

Bref, je risque d'une part de ne pas trouver le terrain (il y avait, de plus, pas mal de vent ce jour-là), et d'autre part je vais faire des entorses à la réglementation aérienne !

9h50. Il est temps de partir. Je partirai donc avec F-GGCT, un C-152 et Fabrice me suivra avec F-YL un C-172. En fait, le trajet s'est super bien passé : mes points tournants se sont enchainés les uns après les autres sans aucun problème et j'entendais Fabrice derrière moi à la radio à 1 minute d'intervalle (cela me permettra au passage de vérifier ma phraséo). Pour être franc, je ne sais pas s'il avait visuel sur moi, j'ai oublié de le lui demander ! Ce qui est certain, c'est qu'il m'entendait ! Au terme de ma navigation, je tombe pile poil sur le terrain (impossible de faire mieux, je pense). J'étais donc très rassuré ! Cependant, comme un avion largueur de paras s'apprêtait effectivement à décoller après m'avoir laissé d'abord atterrir, j'ai dû accélérer les choses et j'ai un peu "foiré" mon intégration (passé un peu en dessous de l'altitude du Tour De Piste), mais heureusement j'étais le seul dans le circuit. Pour l'atterro également, j'ai déjà fait mieux...


 

Un Antonov An2 Colt : c'est le plus gros biplan monomoteur du monde !


Un autre Antonov

 

Une fois parqué et après avoir arrêté 'Charlie Tango', content de cette belle nav, je me dirige vers les hangars qui jouxtent le terrain et c'est alors qu'un formidable spectacle s'offre à moi : il y a ici de gros avions biplans, des vieux et des moins vieux, de véritables petites merveilles (il y en a même accrochés au plafond !). Spectacle formidable, je ne regrette pas d'être venu ! Grâce à Julien R. de la Pilotlist, j'apprendrai plus tard qu'il s'agissait de plusieurs Antonov An2 Colt (le plus grand biplan monomoteur du monde), d'un Bréguet XIV et d'un Couzinet 70 "Arc en Ciel".

 

Au fond, un Bréguet XIV, au plafond un Couzinet 70 'Arc-en-Ciel'

 

Au fond, un Piper J3 Cub, au milieu un "Jojo" et devant... un ULM !

 

Splendide collection !



Aurélien

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30 octobre 2006 1 30 /10 /octobre /2006 20:51

 

Cher Concorde,

Grâce à toi, nous savons que Dieu écrit à la main: tu es son stylo-plume. Tu m'as toujours fait l'effet d'un Mont-Blanc géant. Dans le ciel, tu rédiges tes longs courriers. La stratosphère est ton papier à lettre et l'atmosphère, ton buvard.

Car toi qui ne fait jamais escale, tu es pourtant le roi de la correspondance. Plus rapide qu'un fax, tu es plus romantique qu'un e-mail. Plume au vent, ton style décolle. Tu nous embarques dans des histoires vertigineuses. Tu es direct, mais jamais terre à terre. Normal qu'à de telles altitudes, tu sois un peu dans la lune. C'est ton côté poète.

Tu es aussi très réactif. Mais tu n'as pas le temps d'écrire des romans - alors tu signes des nouvelles. Rassure-toi: elles volent très haut. Tu les écris sur deux lignes: Londres-New York et Paris-New York. Deux lignes qui tirent un trait entre deux mondes, et se moquent des fuseaux. Célinien, tu voyages au bout de la nuit. Proustien, le temps perdu te rend malade.

On dit, cher Concorde, que l'amour donne des ailes. Eh bien nous t'aimons. Chez nous, tu as toujours ta place - la place de la Concorde. Oui, au féminin car nous t'aimons comme on aime une femme et cette place n'est pas située à Paris, mais dans nos coeurs. D'ailleurs, la proximité de l'Elysée ne te servirait à rien: tu es notre élu depuis longtemps.

Excuse, cher Concorde, cette lettre aussi lyrique qu'un coucou d'avant-guerre, mais je suis ému. Surtout depuis que je sais que tu vas voler de nouveau: à nous la Terre Promise, à toi le Ciel promis. Pardonne ce calembour au ras des pâquerettes, mais j'espère que ce ne sont pas des promesses en l'air.

Je vais te faire un aveu: je ne suis jamais monté à ton bord - il me reste comme ça quelques expériences inédites à réaliser: faire l'amour à Sharon Stone, battre Fischer aux échecs, être enfermé dans un loft avec une blonde aux gros seins et un very important névropathe marseillais, et, enfin, voyager en Concorde.

C'est que tes prix aussi, crèvent les plafonds. Tant pis: on rêve mieux au sol, la tête dans les étoiles. Le paradis n'a de sens que sur la terre ferme. Mais je sais, cher Concorde, que tu n'es pas prétentieux. Tu regardes le monde d'en haut, mais jamais de haut - exactement comme les grands écrivains.

Pour ton prochain départ, j'espère que tu n'auras pas l'angoisse de la page bleue. Que parmi les fuseaux horaires, tu trouveras le temps d'écrire un nouveau livre - ou, au moins, une nouvelle page d'Histoire. Car tu n'as encore rien publié depuis le siècle dernier. Pour un auteur moderne, ça craint un peu. Mais l'avenir se lit dans les astres. Ca nous rapproche de chez toi.


Yann Moix
(avec l'aimable autorisation d'Europe 1)

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21 septembre 2006 4 21 /09 /septembre /2006 21:27

Vive les vacances ! Cela fait trois ans que je n'ai pas pris de congés et l'été 2006 va être l'occasion  de partir au Canada pendant 15 jours. Mais, moi qui ai l'habitude de voler presque une fois par semaine, vais-je vraiment devoir m'abstenir pendant 2 semaines ? Cela est sans compter sur les colibris de la Pilotlist. C'est donc peu avant mon départ que je décide de jeter une bouteille à la mer - ou plutôt un message sur cette liste de diffusion - pour savoir s'il y a des colibris à Montréal. Parmi les nombreuses réponses, je reçois un message de Pascal qui me propose d'aller faire de l'hydravion. Aller au Canada pour faire l'hydravion ? le top du top ! Hélas, la base est vraiment trop loin de Montréal et je ne dispose pas de moyen de transport pour me déplacer. C'est alors que je reçois le message providentiel de Marc-Olivier Mehu, un colibri parisien qui me propose d'aller faire un petit tour d'avion autour de Montréal. Vraiment super ! Le rendez-vous est pris le 08 Août et nous décidons de nous rencontrer pour un rascol (rascol = RASsemblement de COLibris).
 

C-GOLI sera notre tagazou du jour

 
Nous nous rejoignons donc la mardi à la sortie du travail de Marc-Olivier. Les présentations sont faites et nous voilà en route pour l'aérodrome de St Hubert, une des grandes bases aéronautique de Montréal. Pendant le trajet, Montréal étant une ville très "achalandée" (comprendre bouchonnée en bon françois), nous discutons...allez, devinez...vous ne voyez pas ? Mais aéro bien sûr ! Nous nous racontons chacun nos expériences aéronautiques (celle de Marc-Olivier est nettement plus importante que la mienne, puisqu'il vole presque deux fois par semaine, alors que moi je ne suis que pilote débutant avec seulement 13h de solo au compteur...). En route, nous écoutons l'ATIS grâce à la radio portable de Marc-Olivier : ce seront aujourd'hui les pistes  06 R et 06 L en service. 

St Hubert est une jolie plateforme bien équipée : papi, ILS, deux longues pistes, contrôle. Il y a pas mal d'avions de tourismes, ainsi que des hélicos : il faut dire que le survol de la ville est autorisé (il y a toutefois une altitude plancher, mais pas déraisonnable, genre 1000 ft je ne me souviens plus très bien exactement...), c'est pourquoi les professionnels du tourismes proposent ce type de ballade. Impossible de voler si bas en ville en France...Il faut dire que l'on vole en espace aérien de classe C, on nous a donc à l'oeil ;-). C'est décidé, nous ferons un tour de la ville de Montréal !

Nous arrivons au club où Marc-Olivier a l'habitude de voler : il s'agit d'Air Richelieu. En attendant qu'il aille chercher les papiers de l'avion, je prends le temps de discuter quelques instants avec les gens du club et Ô surprise, c'est un vrai nid de français ici !

Marc-Olivier me propose donc de faire un petit tour autour de Montréal, mais aussi d'aller poser nos roues à l'aéroport de Trudeau (l'aéroport international de Montréal). Un plan de vol sera donc nécessaire et c'est bien sûr Marc-Olivier qui s'en occupera (au passage, j'apprends beaucoup car c'est la première fois que je vois un plan de vol être rempli et communiqué aux services ad hoc).

Allez, il est maintenant temps d'aller retrouver notre bel avion : il s'agit de C-GOLI. Nous effectuons chacun une fois la prévol de l'avion puis nous montons à bord : quel bel avion ! Ce Cessna 172 est très bien équipé : GPS, VOR, double radio etc. ... tout le nécessaire pour de longues ballades même si toutes ces aides à la navigation ne nous serviront pas aujourd'hui.
 

Il y a du monde devant nous, inutile de se presser.

 
L'avion démarré, nous voici en route sur le taxiway pour la ... 06 R bien sûr ! (j'en vois au fond qui ne suivent pas ;-) !). Aujourd'hui, il y a vraiment beaucoup de trafic : nous sommes plusieurs à attendre au point d'arrêt, inutile donc de se presser pour dérouler la check-list moteur et gouvernes avant décollage. Marc-Olivier s'occupe donc de cette tache pendant que j'essaye de comprendre un peu tout ce qui se dit en Anglais à la radio. Au fait, parlons de la radio : ici à Montréal (comme dans toute la province de Québec ndlr.) les communications sont en Anglais et ... Français tabernacle ! Pratique donc pour un frenchie d'aller voler au Québec !

Après de loonnnngues minutes d'attente, c'est à notre tour de décoller. Enfin !!!! Marc-Olivier se dépêche donc et nous voici en un rien de temps nos roues en l'air. Il fait très beau aujourd'hui : grand ciel bleu, visi quasi infinie, vent inexistant (il me semble), le pied quoi (non non, je n'ai pas dit qu'il fallait mettre du pied, j'ai dit c'est LE pied ) ...
 

Décollage en 06R de St Hubert.


Notre premier cap est mis en direction de Montréal. Le premier spectacle qui s'offre à nous est la fameuse tour inclinée du stade olympique (Montréal a accueilli les jeux en 1976 mais la tour en elle-même ne fut achevée qu'en 1987) : qu'est-ce qu'elle est belle !

La tour inclinée du stade olympique.

 
Nous survolons le jardin botanique (très agréable pour y faire sa sieste d'ailleurs ...) qui se situe juste derrière le stade, puis arrive le Mont Royal (oui, "la montagne" qu'ils l'appellent là-bas malgré ses 300m de hauteur...). Le plateau du Mont-Royal s'offre ensuite à nous : j'essaye d'y rechercher le petit immeuble où j'habite : trop facile. Nous passons  ensuite derrière le Mont-Royal, nous le contournons par l'Ouest puis nous arrivons au niveau du centre ville de Montréal avec ses grands buildings. Pour la petite histoire, les buildings n'ont pas le droit d'être plus haut que le Mont-Royal : les Montréalais sont vraiment fiers de leur "montagne". Nous en profitons pour survoler le parc d'attraction de la Ronde, au bord du St Laurent, d'où sont tirés les feux d'artifices chaque année de la compétition internationale loto-quebec (La France est arrivée 2e cette année).

Le jardin botanique, juste derrière la tour.


La "montagne" des Montréalais : le Mont-Royal


Le centre ville de Montréal, avec ses buildings, son stade Olympique et le fleuve St Laurent.


Le parc de La Ronde.


Il est maintenant temps d'aller poser nos roues sur l'aéroport International Trudeau (oui oui, un avec tout plein de gros navions qui décollent toutes les 2 minutes !!!) et nous ne nous faisons même pas jeter !!! Ahh, il en connaît des trucs Marc-Olivier ! L'arrivée sera donc rapide (exigence du trafic important oblige), avec une belle glissade en finale et nous voilà en moins de deux sur la piste 24L puis le taxiway. Nous n'avons pas le temps de nous arrêter boire un verre, c'est pourquoi nous roulons immédiatement pour le point d'arrêt de la 24L. Je prends quand même le temps de shooter les gros liners devant et derrière nous (nous faisons presque figure de petits rigolos parmi tous ces gros Airbus and co.) puis nous obtenons le clearance de décollage après bien 10 bonnes minutes depuis notre atterrissage sur la même piste.

- "C-OLI, cédez le passage à l'Airbus sur votre gauche" (avec l'accent québécois).


Redécollage de la 24L de Trudeau. Au sol, un liner de la compagnie Olympic. 


Enfin, notre dernière destination sera celle de la maison, car il est temps après cette bonne heure de vol de rentrer. Nous quittons donc l'aéroport de Montréal pour rejoindre St Hubert. L'atterrissage se fera également sur la 06 R.


De retour à St Hubert.


Heureusement, ce rascol ne s'arrêtera pas en si bon chemin : nous avons achevé cette journée dans un bon restaurant de Montréal (je crois que je me rappellerai toute ma vie de cette énorme pièce de boeuf que je n'ai pas pu finir, et c'est dire car je suis pourtant connu pour avoir un bon coup de fourchette, parole de Lyonnais !) tout en parlant aéro évidemment pendant tout le repas.


 

Voici (en gros car je n'avais pas mon GPS avec moi) l'itinéraire de ce vol.


Je remercie Marc-Olivier pour sa sympathie et sa gentillesse de m'avoir invité à partager ce vol avec lui. J'ai passé un excellent après-midi que j'aurai du mal à oublier. Marc-Oliver, je t'attends une fois le PPL en poche, à venir passer quelques jours du côté de Lyon pour un rascol aussi merveilleux que celui que tu m'as fait vivre !

Aurélien

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5 septembre 2006 2 05 /09 /septembre /2006 21:05

 

Somewhere over the rainbow
Way up high
And the dreams that you dreamed of
Once in a lullaby

Somewhere over the rainbow
Blue birds fly
And the dreams that you dreamed of
Dreams really do come true

Someday I'll wish upon a star
Wake up where the clouds are far behind me
Where trouble melts like lemon drops
High above the chimney tops is where you'll find me

Somewhere over the rainbow bluebirds fly
And the dreams that you dare to, oh why, oh why can't I?

Well I see trees of green and Red roses too,
I'll watch then bloom for me and you
And I think to myself
What a wonderful world

Well I see skies of blue and I see clouds of white
And the brightness of day
I like the dark and I think to myself
What a wonderful world

The colors of the rainbow so pretty in the sky
Are also on the faces of people passing by
I see friends shaking hands
Saying, "How do you do?"
They're really saying, I...I love you

I hear babies cry and I watch them grow,
They'll learn much more than
We'll know
And I think to myself
What a wonderful world

Someday I'll wish upon a star,
Wake up where the clouds are far behind me
Where trouble melts like lemon drops
High above the chimney tops is where you'll find me
Somewhere over the rainbow way up high
And the dreams that you dare to, ... why, oh why can't I

 
Aurélien

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24 août 2006 4 24 /08 /août /2006 12:29

Objets inanimés, avez-vous une âme ?

Mon avis : probablement. J'aime bien coucouner ce que j'utilise : les avions du club ? Oui j'essaye d'en prendre soin !  Je leur parle : il m'arrive souvent avant une nav solo de dire à mon tagazou du jour (F-GDDJ aujourd'hui) :

- "Ma petite Juliette, va falloir que je compte sur toi pour cette nav !"

 

Heureusement, elle ne m'a jamais déçu !

Et, lorsque je rentre de nav, il m'arrive aussi de remercier mon tagazou pour m'avoir obéi au doigt et à l'oeil !

C'est pourquoi je suis un peu triste lorsque je vois des avions blessés. Ils ont fait le bonheur de tant de pilotes et de passagers...

Prenez par exemple F-GEQV, dont l'hélice a "brouté" du bitume il y a un bon moment déjà. Diagnostic : le berceau moteur tordu, vilebrequin probablement touché... Aujourd'hui, F-GEQV est une coque "nue".

 

F-GEQV dont l'hélice a touché la piste pendant un atterrissage.


 

Les réparations ont bien avancé : le travail de chaudronnerie est terminé. Reste à remettre un moteur neuf.


Autre exemple, F-GLDK : ce DR400 et son pilote ont du atterrir d'urgence dans un champ. Bilan des courses : hélice tordue, trous dans les ailes (les ailes de cet avion sont faites de toile). Triste état... et facture très salée !

 

Un DR400 sans ses ailes (en cours de réentoilage). Cet avion a atterri d'urgence dans un champ.


 

Petite anecdote : bien que la toile des ailes ait été déchirée, un mécano a mis un simple bout de scotch par dessus les trous et a ainsi pu ramener l'avion par les airs !!!


Enfin bon, le plus important n'est-il pas que le pilote et ses passagers s'en sortent tous indemnes ?

 

En tout cas, comme on dit toujours dans ces cas là, souhaitons à tous ces tagazous (et à leurs passagers quand même ;-) ) un bon rétablissement !


P.S.: je m'excuse auprès de tous les avions que j'ai eu le plaisir de piloter, pour tous ces attérrissages un peu durs que je leur ai fait subir ;-) .


Aurélien

 

 

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20 août 2006 7 20 /08 /août /2006 20:16

Chaque nouvelle nav solo pendant la formation d'un pilotaillon reste un moment intense en émotion. Pourquoi ? Parce que - et c'est le principe de la nav solo - l'élève pilote doit partir tout seul à bord de l'avion, pardi ! Bien que tout jeunes oisillons avec seulement quelques heures de vols au compteur, nous devons nous débrouiller tout seuls pour quitter notre berceau, prendre notre envol, réussir à voler sans trop faire de bêtises, nous guider dans l'immensité du ciel bleu, revenir les deux pieds sur terre et enfin retourner dans le nid.

26 Juillet 2006, c'est aujourd'hui le jour de ma deuxième nav solo pour le jeune poussin que je suis. Non, pas tout à fait la deuxième nav, puisque j'ai déjà à mon actif 5 tours de Lyon solo dans tous les sens ... Mais la nav qui m'attend aujourd'hui est vraiment une grande première pour moi : c'est la première fois que je pars aussi loin, la première fois que je vais poser mes roues en solo sur une plateforme autre que mon aérodrome d'attache, la première fois que je vais monter dans une tour me faire tamponner mon carnet de vol.

Me voilà donc en ce mardi dans mon école de pilotage vers les 8h30. Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais moi j'aime bien ne pas être bousculé : je n'ai réservé l'avion qu'à partir de 9h00, ainsi ai-je le temps de sortir tranquillement les avions, faire les pleins, faire ma prévol, regarder la dernière météo, les notams, rejeter un coup d'oeil à mon log de nav et mes cartes. Puis mon instructeur arrive vers 9h15, le temps qu'il prenne son café nous discutons des différentes trajectoires du circuit d'intégration de l'aérodrome de Macon (la destination de ma nav ...) suivant la piste en service, la présence de traffic ou non, etc ...
 

Nav Lyon-Bron -> Macon

 
"Allez, zou !" ponctue t-il cette petite discussion. Bon, c'est donc le moment pour moi d'y aller. Je file vers ma jolie Juliette (mon F-GDDJ en fait), je vérifie que tous les documents nécessaires à la nav sont à bord,  puis c'est parti (avec quand même une boule au ventre) : démarrage de l'avion, contact avec la tour de Bron, roulage, essais moteurs, clairance de décollage pour la 34. Tout va bien jusqu'à présent, je quitte Bron une fois à NW (un barrage sur le Rhône) et les choses sérieuses commencent.

Cette nav ne nécessite aucun autre moyen de radiocom qu'un ADF, situé justement sur l'aérodrome de Macon. Trop facile me direz-vous ? Et bien vous n'avez pas tout à fait tort puisqu'en plus, Macon est situé au bord de la Saône (un affluent du Rhône). Cette nav se résume donc essentiellement à du cheminement. D'ailleurs, je me rappelle encore un instructeur de mon école dire: "Macon, c'est trop facile, ce n'est que du cheminement ...". En plus, une fois sorti de Lyon, l'espace est de classe G, pas de risque donc de faire de grosses boulettes. Je prends donc le temps, entre deux coups d'oeil sur l'alti, de regarder les péniches qui naviguent paisiblement sur le cours d'eau (malheureusement, mon FI m'interdit de prendre des photos en nav solo).

 
A environ 10 nautiques de Macon, je contacte l'agent AFIS:

-"Macon de Fox Golf Delta Delta Juliet, Bonjour !"

20 secondes de silence, je décide de recontacter une nouvelle fois.

-"Macon de Fox Golf Delta Delta Juliet, Bonjour !!"

Encore 20 secondes de silence à la radio.

-"Macon de Fox Golf Delta Delta Juliet, Bonjour !!!"

 
Mon instructeur m'avait souvent dit qu'il ne fallait pas s'attendre à une réponse immédiate d'un agent Afis, mais alors là, il était vraiment très très long à me répondre. Bon, pas de panique. Je jette un coup d'oeil sur mon log de nav pour vérifier la fréquence : elle correspond à l'affichage sur la radio. Une erreur de lecture de la fréquence sur la fiche terrain ? Je vérifie. Non, pas d'erreur. Je décide de vérifier les horaires de présence de l'agent : il devrait pourtant être là ! Je vérifie les notam de Macon : Rien à Signaler. Bon, tant pis je continue. Je ne vois toujours pas le terrain. J'imagine que dans ces conditions, on fait de l'auto-information ? Possible, je n'ai pas eu la présence d'esprit de regarder sur la fiche terrain... Ou bien peut-être est-ce un problème de radio (c'est quoi le code transpondeur déjà ? Ah oui, 7600). Je tente une dernière fois de le contacter.

 
-"Macon de Fox Golf Delta Delta Juliet, Bonjour !!!!"

Puis enfin, j'entends:

-"Fox Golf Delta Delta Juliet, Bonjour"

 
Ouffffffff !!!!! Tout le stress accumulé ces quelques dernières minutes disparaît immédiatement. Je fais mon message, il me demande de rappeler en vue des installations, ce que je fais. Puis il m'indique que je suis tout seul dans le circuit. Ouf, un stress en moins ! Je m'applique pour faire mon intégration, puis j'atterris, sans problème. Il me dit  de ma parquer devant la tour. Je coupe le moteur, très content de moi pour cet aller. Je m'empresse de prendre une petite photo puis je file faire tamponner mon carnet de vol dans la tour (une grande première pour moi).
 

Ma Juliette devant la tour de Macon


Cessna-tente

 
Le temps de discuter 30s, je décide de repartir illico. Pressé de rentrer au nid, j'en oublie de mettre la commande de mixture sur plein riche au lancement du démarreur. Résultat : deux coup de démarreur pour rien. Oups ! Mais tout rentre dans l'ordre une fois l'erreur détectée. Puis je roule pour la 17 de la piste de Macon, essais moteurs, décollage, Lyon-Bron me revoilà ! La branche retour est très facile, parce qu'il suffit de suivre la Saône jusqu'à Lyon, mais surtout je sais qu'il y a un contrôleur dans la TWR ;-) !

Conclusion de cette nav : y'a t'il un pilote dans l'avion ? Oui, certainement ! Y'a t-il un agent Afis dans la tour ? On se demande ;-))))


Aurélien

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23 juillet 2006 7 23 /07 /juillet /2006 11:36

xx Juin 2006 : un date mémorable dont je ne me souviendrai longtemps. C'est la date de mon premier vol dans "le plus beau bureau du monde".

Mais tout d'abord, revenons un peu en arrière. Eté 2005 plus précisément. C'est à cette époque que je m'inscris pour la première fois sur la Pilotlist. Je découvre que, comme moi, plusieurs passionnés d'aéro, pilotes ou non, discutent de prêt ou de loin de tout ce qui touche le monde aéronautique.

Les sujets sur cette liste sont très variés et, avec émerveillement, je découvre qu'il est tout à fait possible, bien qu'interdit par Air France, de s'inviter ou de se faire inviter dans le cockpit d'un avion de ligne par les pilotes. Lorsqu'on connaît un pilote qui connaît un pilote qui connaît LE pilote au commande le jour du vol, on se fait "cockpistonner" c'est à dire que l'on fait jouer ses relations pour que le pilote nous invite dans son cockpit, alias "le plus beau bureau du monde" (terme employé pour la première fois par Jacques Darolles, commandant de bord sur A320, dans son premier livre).

Me voilà donc le jour de mon départ, mon premier vol "de ligne" depuis que je suis inscrit sur "LA Liste". Afin d'accéder à la cabine de pilotage, je m'y prends un peu différemment : j'ai utilisé l' "autocockpiston", c'est à dire que je me suis invité tout seul dans la plus beau bureau du monde. L'astuce a été simple mais, comme toute recette de grand-mère, je ne vous la divulguerai pas ;-) ! Sachez simplement que ce genre d'auto invitation, tout comme le vrai "cockpiston" ne marche pas tout le temps, attentats du 11 Septembre 2001 oblige. Car c'est le Commandant de Bord qui prend la décision d'inviter ou non un "étranger", et qui est également responsable des conséquences...

Voici donc comment cela s'est passé : peu après le décollage de notre A320 de Roissy Charle de Gaulle en direction de Stockholm, assis encore à ma place "réglementaire"  et me disant intérieurement que mon autocockpiston avait certainement échoué, je suis très surpris lorsque la chef de cabine vient me voir à ma place avec un grand sourir pour me dire :

-"Vous savez y faire avec les pilotes ! Ils vous attendent dans la cabine de pilotage".
 

Croyant que mon cockpiston avait échoué, je me consolai en admirant la beauté du ciel par le hublot.

 
A ce moment là, je me suis rendu compte à quel point j'étais chanceux. Très peu de gens ont un tel privilège. Une immense joie me remplit immédiatement et, sans me faire prier plus longtemps, je commence à me diriger vers la cabine de pilotage accompagné par la Chef de Cabine. Mon voisin de siège a certainement du se demander ce qu'il se passait, car ensuite il ne m'a plus revu de tout le vol ! Me voilà donc entré dans le lieu saint des saints : je salue de suite les pilotes et, politesse oblige, je me présente et les remercie de leur invitation. Je m'assieds ensuite sur le très populaire (sur la Pilotlist) "jumpseat" à l'arrière des pilotes, que j'essaye déverrouiller tant bien que mal : sachez que dans la cabine de pilotage d'un A320, il peut y voyager 4 personnes (le pilote et copilote ainsi que deux autres personnes assises sur des strapontins rudimentaires généralement vides et donc repliés). Puis, un fois le pilote automatique enclenché, les pilotes ont un peu de temps à me consacrer. Ils commencent par me montrer leur tableau de bord, les écrans LCD, leur rôle, leurs instruments, les différentes fonctions de la multitude de boutons.
 

Ecrans de jeux dans le plus beau bureau du monde.

 
Puis nous discutons d'avions en tout genres : des vieux que nous avons pu voir dans des meetings aériens, des plus récents sur lesquels on apprend à piloter. Le vol devait durer deux heures, mais ce n'est pas l'impression que j'ai eue tellement je n'ai pas vu le temps passer.

Pendant leur briefing arrivée où la concentration des pilotes devait être de rigueur, j'en profite pour prendre quelques photos. Puis les pilotes m'autorisent aimablement à rester pour l'atterrissage. J'accepte sans aucune hésitation. Nous voilà donc en finale 26 pour Arlanda, l'un des aéroports de Stockholm. L'atterrissage est réalisé de main de maître et l'A320 roule déjà sur le taxiway.
 

Vol au dessus d'un nid de nuages


Arrivée sur la Suède


Piste 26 en service

 
La vidéo de l'atterrissage est disponible ici (clic droit + "Enregistrer la cible sous" pour télécharger).

 

Je tiens à remercier le commandant de bord ainsi que son copilote pour m'avoir autorisé à passer un grande partie du vol à leur côté, ainsi que tous les hôtesses et chef de cabine pour avoir généreusement transmis mes requêtes aux pilotes, ainsi que d'avoir veillé à ma bonne restauration même dans la cabine de pilotage ! Merci à tous de permettre à des grands enfants (comme moi) de rêver et de passer des moments extraordinaires comme celui-ci.



Aurélien
 

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