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  • : Imagin-air
  • : Le blog d'un passionné d'aviation : récits de sa formation et de ses vols.
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Jeunes Ailes

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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 22:56
VAC de Huez


Lorsque Lucas m'a demandé de préparer la nav pour l'Alpe d'Huez, ma réaction immédiate et spontanée a été de m'exclamer : "Déjà ?". J'avais en effet souvent vu des photos de l'altiport de l'Alpe d'Huez, sans y avoir jamais mis les pieds (ni par les airs, ni par les terres) et donc, pour moi, l'Alpe d'Huez me semblait faire partie des altiports classés "difficiles" : je ne m'imaginais donc pas y poser mes roues aussi tôt dans ma formation.



Nous décollons encore de bonne heure ce matin : pour ce 3e vol, je sais décoller tout seul de Méribel. Le temps de prendre un peu d'altitude, je mets le cap droit devant, vers Brides-les-bains. Puis cap dans la vallée des Belleville (Les Menuires, Val-Thorens) que je traverse perpendiculairement en faisant attention aux trafics denses dans le coin. J'ai suffisamment d'altitude pour passer la première grande muraille de roche sur mon chemin, celle qui me permettra de basculer dans la vallée de la Maurienne.



Lucas oublie alors quelques temps son rôle d'instructeur pour prendre la casquette de guide de haute montage : "tu vous là-bas à droite, c'est le col de la Madeleine" ou encore "et là-bas, devant à gauche, c'est le célèbre col du Télégraphe avec son fort"... Que de lieux mythiques connus 'de nom' grâce au Tour de France (cycliste) mais que j'étais incapable de localiser avant... C'est fou ce que je me suis amélioré en géographie depuis que je pilote !



Station de la Toussuire.


Nous nous engouffrons maintenant dans une vallée, formée à droite par la chaîne de Belledonne et à gauche par le massif des Grandes Rousses : normalement, nous devrions tomber sur un grand lac artificiel ... enfin "normalement". C'est vrai qu'à un moment, j'ai hésité à m'enfiler dans cette vallée, car "la bonne vallée" aurait tout à fait pu être celle d'à côté, celle de droite comme celle de gauche... Et puis finalement, je suis rassuré en voyant mon étendue d'eau, que ma carte nomme comme étant "le lac de Grand-Maison".



Le Saint Sorlin (au fond), durement affecté par la grosse sécheresse de l'été.


Comment voire l'histoire géologique de la roche.


Encore un joli barrage de montagne (je vous avais dit que j'aimais les barrages !) : Le barrage de Grand Maison.


Passé le lac, nous approchons le point N de l'Alpe d'Huez, alors il faut perdre toute cette altitude accumulée depuis Méribel. Point de salut, il faut faire des spirales entre deux pans de montagne. Et puis nous nous annonçons à Huez, nous faisons la reconnaissance puis effectuons vent-arrière (je dis "nous" car, comme d'habitude, je suis à la ramasse dans cet environnement qui ne m'est pas familier). Pendant le circuit, je demande quelles sont les consignes pour gérer l'arrondi sur une piste si pentue : en fait, pas de réduction sur cet altiport : on maintient le régime moteur utilisé en finale tout en arrondissant, jusqu'au toucher des roues. Au moment de l'impact, réduction totale, puis de nouveau des gaz pour gérer la montée de l'avion jusqu'en haut de la piste.



Arrivée à L'Alpe d'Huez.


De nouveau, je ferai 3 tours de pistes sur l'altiport, à chaque fois bien aidé par Lucas (normal, ce n'est que mon 3e vol...), et puis nous rentrerons. Sur le retour, alors que je m'annonce passer le col du "Saint Perron des Encombres", nous entendons un pilote lancer sur les ondes un "Amen". Au début, nous n'y faisons pas attention ; c'est seulement de retour à Méribel que Jérôme, le chef pilote du club, nous apprend revenir lui aussi à l'instant de vol, qu'il nous avait entendu sur les ondes et qu'il nous avait ainsi rétorqué ce "Amen" parce que le "Grand Perron des Encombres" n'avait rien de "Saint" !



Lucas aux commandes quelques instants sur le retour.


La nav (partielle due à une perte du signal GPS)


Lien pour télécharger la vidéo en meilleure définition (186 Mo)


Aurélien

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6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 22:44

Mode Pub gratuite [On] :



On fait du VTT... La station vue en montant vers la Tougnette.


... beaucoup de VTT dans des décors qu'on essaye de reconnaître : au fond à droite, le Mont Vallon (que je recommande vivement l'hiver) ; au fond à gauche, l'Aiguille du Fruit.


On prend le téléphérique de la station voisine.


On peut faire du parapente.


On motive les Tarines à faire du bon lait, qui lui même deviendra du bon Beaufort... Miam miam.


On peut faire du "Segway" tout terrain.


On visite le patrimoine de la station.


Ici le four à pain des "Anciens", régulièrement remis en route.


On prend les ambitants de la station en photo.


On peut jouer au Golf.


On a des excuses toutes prêtes : "je peux pas, j'ai piscine !"


En manque de glisse l'été, on peut aller à la patinoire (retrouver quelques copains pour faire un peu de Hockey par exemple).


Mais aussi : acrobranche, randonnées, via-ferrata, cheval, tennis, escalade, ski sur herbe, quad, skate, tir à l'arc, moto, rafting, canoë-kayak, pêche, ...

Mode Pub gratuite [Off]



Ben quoi ? Parler de ce qu'on fait quand on ne vole pas, c'est bien (anti) aéro, non ?



Aurélien

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26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 22:29


La nav.


Pour ce deuxième vol, Lucas m'avait demandé de préparer la nav pour Megève. Préparer une nav en montagne, comment fait-on ? C'est au moment où j'ai commencé à étudier chez moi le trajet que cette question m'a sauté à l'esprit. Comme en plaine, au plus direct ? Oui, mais est-ce que l'avion réussira à prendre de l'altitude suffisamment vite pour passer les sommets ? Ou bien alors en zigzaguant dans les vallées entre points de reports faciles (villages, lacs, etc...) ? J'ai d'abord pensé à la seconde façon de faire, et c'est dans cette optique que j'ai préparé ma nav.



Depuis Méribel, Megève se trouve sur la gauche du Mt-Blanc.


La nav vue depuis Méribel.


Nous décollons encore de bonne heure pour ce deuxième jour de vol, toujours avec le F-PNIV (qui restera notre avion du début à la fin de ce stage). Lucas me demande de mettre le cap au plus direct, c'est à dire plein Nord. Déjà, j'annonce que nous n'arriverons pas à passer la première barre de relief. "Mais si, mais si" me répond Luca avec son accent inimitable. Et c'est vrai que nos allons facilement rejoindre les 8500ft : le Mouss' monte bien et son vario affiche un gentil +500ft/min même à haute altitude.



Déjà 20 min que nous sommes partis (avec un trajet au plus direct sur Megève) et déjà Lucas me demande où je suis. Comme nous venons tout juste de passer le barrage de Roselend et après un rapide coup d'oeil à ma carte IGN aéro habituelle (Lucas me demandera d'acheter une carte routière, bien plus pratique en montagne), j'en déduis qu'il nous reste encore quelques minutes avant d'arriver sur l'altiport. En fait non, il est juste à notre droite. Nous sommes encore à 8000ft, le circuit de piste commence à 5600ft, alors nous entamons une série de spirales pour perdre l'altitude et je m'annonce au point Novembre de Megève.



Le circuit de piste est très biscornu et il ne s'improvise pas. Pour cette première fois à Megève, je me suis donc conformé aux instructions que j'executais tel un pantin. Si Lucas a choisi cette destination comme première nav, c'est que l'Altiport de Megève n'est pas le plus dur pour atterrir : on a presque l'impression que la piste est plate, même si elle monte un peu (pente à 7% en moyenne avec une pointe à 9% quand même !). Pour cet altiport, l'arrondi se gérera donc avec un filet de gaz seulement : finalement, Megève, ça a l'air d'être un peu plus facile que Méribel. En fait, ce qui est le plus dur à Megève, c'est surtout le tour de piste, qui effleure les sapins (l'altitude doit être tenue aux petits oignons) et la paroi montagneuse qu'il faut bien raser pour avoir la place de faire une base (et donc bien avoir en tête la relation vitesse/rayon de virage).



Circuit publié pour Megève.


Arrivée et intégration sur Megève.


Lien pour télécharger la vidéo en meilleure définition (162 Mo)


Nous avons fait 3 tours de piste au total. J'essayais à chaque fois de m'améliorer, mais je restais constammant  submergé par les évènements : ici, la moindre action a une importance bien plus grande qu'en plaine, car l'erreur n'est pas permise : regarder dedans, regarder dehors, tenir l'altitude, regarder dehors, vitesse, regarder dehors, trajectoire, regarder dehors, radio, regarder dehors, préparer la machine, regarder dehors...  Comme dirait un certain pilote bloggeur, j'avais le "CPU à 200%" ...

La piste de Megève, qui ne semble "pas trop difficile".


Après le 3e atterrissage, nous parkerons l'avion et irons prendre un café au bar/restaurant de la plateforme. Avant de repartir, Luca essaiera de trouver un certain Jacques, instructeur à Megève, qui l'avait, ici même, formé à la montagne il y a quelques années. Qui sait...peut-être que, dans quelques temps, ce sera moi qui viendra à Méribel avec mon élève pour voir Lucas ? Je rêve... Nous rentrerons tranquillement à Méribel.



Le Fox India Victor avec ses petits frères de Megève.


Départ de Megève : la piste en bas à droite.


(L'immense) Barrage de Roselend : il faut le traverser à pied pour se rendre compte de sa taille.
Photo prise sur le retour.


Le lac de Roselend. Bien pratique pour s'en servir de "point tournant".


Aurélien

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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 14:17
Le poste de commande du F-PNIV. A gauche, la levier des volets et la molette de trim juste au dessus.


Voici d'autres points que nous avons abordés, toujours lors de ce premier vol montagne :



  • Éviter les câbles Le câble aérien est l'ennemi du pilote de montagne. Du fait de nombreux barrages hydroélectriques et de remontées mécaniques, les câbles sont amniprésents. Il faut donc constamment être vigilent pendant le vol, ouvrir les yeux et consulter les cartes.

 

  • Voler à plat Le débutant en montagne a toujours tendance à aligner l'inclinaison de son avion avec les pentes qu'il voit devant lui ... chose qui n'a pas raté lors de mon premier vol. Un petit coup d'oeil à l'horizon artificiel permet donc de régler ses "ailes à plat".

 

  • Toujours savoir où se poser Sur un altiport ou une altisurface, on décolle avec du vent de face ou (légèrement) arrière, et on atterrit avec du vent de face ou parfois (trop fortement) arrière. Pourtant, il faut bien se poser. Alors il faut trouver un aérodrome de déroutement auquel il faut penser sans trop réfléchir : Albertville (LFKA) pour tous les altiports/altisurfaces de Tarentaise (Méribel, Courchevel, Val d'Isère, Tignes, L'arpette, Val-Thorens), ceux du val D'Arly et de la chaîne des Aravis (Megève, St Roch Mayères) jusqu'à ceux de la vallée de la Maurienne (Valloire, St Jean-d'Arves). Quant-à Grenoble St Geoirs (LFLG), il est l'aérodrome d' "alternat"  de l'Alpe-d'Huez et plus généralement de beaucoup d'altisurfaces en Isère (Oulles, La Salette, ...).  

 

  • Apprendre à passer les cols On ne passe jamais un col sans prendre quelques précautions. En effet, ce lieu de passage entre deux versants de montagne est souvent le siège d'une aérologie particulière, et donc par l'existence de vents importants et imprévisibles : l'aéronef peut alors être pris dans des rabattants qui l'entrainent vers les parois. Les points importants à vérifier au moment du passage d'un col sont au nombre de trois : 1) avoir suffisamment de vitesse 2) avoir suffisamment d'altitude et 3) être capable de faire rapidement demi-tour en cas d'aérologie défavorable ou de traffic en sens inverse. Pour ce dernier point, la solution consiste à aborder le col avec un angle de 45°.

 

  • Prendre du plaisir à regarder dehors Parce que c'est quand même l'essentiel en montagne ...

 

  • Réapprendre le tour de piste En montagne, le tour de piste n'a (presque) rien à voir avec le TDP "de plaine". Par exemple, que ce soit sur un altiport ou une altisurface, on ne commence jamais sa descente lors de l'étape de base, ni même en début de finale. La descente commence seulement lorsqu'on a intercepté le (bon) plan qui nous mènera jusqu'au (bon) point d'aboutissement.

 

C'était un vol dense mais enrichissant, n'est-ce pas ? La suite de la vidéo :



Lien pour télécharger la vidéo en meilleure définition (240 Mo)


Ma caméra paluche (non HD  !).


Pour info, je n'ai pas souvenir, pendant mon sommeil la nuit qui a suivi ce vol, d'avoir entendu des voix, me répétant sans cesse "Attention, maintiens l'altitude", "Tu as perdu 100ft", "Ne monte pas, ne monte pas !"...



Aurélien

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18 septembre 2009 5 18 /09 /septembre /2009 21:16
Il est encore tôt ce matin, l'altiport est encore dans l'ombre. La Saulire, 2738m, se dresse majestueusement et surveille la vallée.



Avec Lucas, nous avons convenu de voler tous les jours de bonne heure le matin : voler à la fraîche dans un décor de soleil rasant les sommets, c'est assurément commencer une journée du bon pied ! C'est donc tous les matins vers 8h30 que nous nous retrouvions à l'altiport pour nos vols.



Réveil matinal donc pour ce premier jour, et direction l'altiport. J'y retrouve Lucas en train de toiletter l'avion, car voler en montagne l'été, atterrir sur des altisurfaces en herbe ou en terre, c'est très salissant pour nos jolis coucous. A deux, nous aurons rapidement refait une beauté à notre destrier, le Fox - India Victor.



Après un café bien venu, direction la salle de cours, dans laquelle se trouve un tableau résumant l'intégration et le tour de piste à Méribel : trajectoires, régimes moteurs, altitudes, actions à entreprendre... cela doit faire un moment que tableau est accroché ici, car il indique les paramètres d'un Piper PA18 que l'aéroclub n'a plus depuis bien longtemps ! Pour autant, les paramètres moteurs d'un Mouss' et d'un PA18 sont les mêmes, donc tout va bien !



Le tour de piste à Méribel.



La flotte des avions de l'aéroclub de Méribel, il y a bien longtemps. Parmi eux, un PA18.



Plus le temps d'attendre, il faut maintenant aller voler ! Pas besoin d'aller avitailler, il y a suffisamment d'essence pour 2h de vol. Je me remets donc pour la 2e fois aux commandes de ce beau Jodel D140 qui me faisait tant rêver durant ma jeunesse.



Rapide tour de revue du tableau de bord et nous partons voler dans ce beau ciel bleu marine savoyard (comme dirait ma très chère maman...).



Cette séance aura été une longue séance d'exercices, éprouvante et très fatigante : il a fallu d'abord revoir les fondamentaux, puis apprendre tout ce qui changeait par rapport au vol "de plaine" (grosse somme de travail en perspective). Pendant le vol, nous aborderons les points suivants :



  • Le badin au décollage Plusieurs écoles existent : il y a les pilotes qui gardent leurs habitudes de vol en plaines, et qui annoncent les vitesses au moment du décollage. Mais à quoi cela sert-il de savoir que l'on est (ou pas) à la bonne vitesse au bout de la piste d'un altiport ou altisurface de montagne, généralement très courte et se terminant par du vide ? A pas grand chose ! Car en montagne, on n'a pas la possibilité de freiner sans risquer de finir par se planter en bout de piste ou de finir en pylone. L'attitude à adopter est donc, peu après la mise en puissance, de vérifier les tours moteurs (comme en plaine), de vérifier si le badin est actif et ... de laisser l'avion accélérer ! Le décollage interviendra au moment où l'avion le décidera (en train classique, le décollage "3 points" permet d'avoir, par construction, une assiette de montée).

 

  • Voler en palier Il est crucial de savoir voler en palier en montagne : une prise d'altitude involontaire se traduit inévitablement par une perte de vitesse au badin, ce qui peut être fatal en cas d'aérologie défavorable. "Mais c'est facile de voler en palier, on a appris ça au PPL" diront certains... Et bien en montagne, il faut tout réapprendre ! Car on peut rarement s'aider de l'horizon naturel en montagne (à cause du relief qui nous bouche la vue). Comment faire alors ? En s'aidant du variomètre bien sûr (comme en IFR), mais aussi grâce à quelques astuces toutes simples : tout d'abord, piloter à l'oreille (c'est bête, mais ça marche) : le moteur perd des tours en montée si on n'a pas touché aux gaz, et l'inverse en descente. Deuxio, on peut s'aider des étages de la végétation en montagne : il existe une limite, appelée "étage alpin" et située entre 2300m et 2500m, au delà de laquelle il n'y a plus d'arbres. Cette frontière peut donc servir d'horizon végétal naturel.

 

  • Apprendre à virer Pour se sortir d'une situation délicate due au relief (demi-tour dans une vallée étroite), il est important de maitriser les virages, et en particulier la relation vitesse/rayon de braquage. D'autre part, il faut apprendre à virer en palier pour la même raison que celle évoquée ci-dessus (et donc on utilise les mêmes artifices).

 

  • Savoir s'orienter en montagne L'une des astuces consiste à prendre le relèvement magnétique de vallée dans laquelle on se trouve, et de consulter la carte pour se retrouver. La deuxième solution est d'utiliser des repères naturels (le Mont Blanc par exemple) comme "VOR" artificiels. Enfin, s'il l'on connait par coeur le relief qui nous entoure, c'est forcément un 'plus' indéniable...



Longue séance d'exercices.



Note : Vous trouverez ci-dessous, et tout au long des prochains articles, quelques vidéos : celles-ci seront volontairement "brutes" (pas de musique, pas de montage extraordinaire) car elles n'ont pas une vocation artistique : je souhaite seulement qu'elles aient un intérêt pédagogique (pour moi en tous cas). D'autre part, je ne les mets pas sur les grands canaux de diffusion (Dailymotion, Youtube and co.) pour que sa diffusion reste limitée (elle restera ainsi "entre nous").

Prenez du plaisir !



Lien pour télécharger la vidéo en meilleure définition (258 Mo)

 

La suite du cours au prochain épisode ...



Aurélien

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30 août 2009 7 30 /08 /août /2009 19:48
Alors ? Je prends le Mouss' ou le D119 ?


Bon ben voilà, on y est. Ou plutôt : j'y suis. J'ai donc décidé cette année de commencer ma qualification au vol en montagne. Pourquoi je dis "commencer" ? Et bien parce que vous imaginez bien que la qualification montagne est une longue école d'apprentissage : peu de chance que je l'obtienne au bout de ces 15 jours de vacances. Cependant, je vais faire de cet inconvénient un avantage, car je pourrai alors étaler cet apprentissage tout au long de l'année (voire sur plusieurs années, qui sait ?) et ainsi m'essayer au vol sur skis l'hiver.



J'ai donc rendez-vous aujourd'hui, samedi 15 Août, pour rencontrer les gens au club, revoir les têtes familières (j'avais déjà fait un vol d'initiation en 2008) et rencontrer celui qui deviendra mon instructeur pendant ces deux semaines : Lucas.



Lucas n'est pas un instructeur "à l'année" à Méribel : il est au club juste pour ses vacances, et quand il n'est pas en vacances, Lucas pilote de gros navions en Italie (Lucas est Italien - prononcez "Louuuka" - vous entendrez son accent chantant dans les vidéos des prochains articles).



Pendant la conversation, Lucas me demande mes attentes. Ma réponse, mûrement réfléchie tout au long de l'année, ne se fait pas attendre : passer - à terme - la qualification montagne "roues" (mais rien ne presse), puis "skis" (mais ça, c'est une autre histoire). Ce que je ne souhaite pas pendant ces 15 jours : faire et refaire des séances de tours de piste (et heureusement, la qualification montagne ne se limite pas à savoir atterrir sur des pistes en pentes). Ce que je souhaite : tout le reste ! C'est à dire : découvrir la région d' "en haut" (je la connais déjà bien "d'en bas"), faire de jolies photos et vidéos, apprendre les techniques de vol en montagne et, ensuite seulement, apprendre à me "poser" sur les altiports et altisurfaces (ce qui me semblait à priori le plus dure techniquement, confirmé à fortiori tout au long de ces 15 jours). Message reçu 5 sur 5 par Louuuuukka.



Mon premier vol est prévu demain dimanche, la nuit va être belle !



Nombreux avions de passage en ce beau samedi 15 Août (Un Cessna Push-Pull au second plan).


Aurélien



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28 août 2009 5 28 /08 /août /2009 18:55
Votre serviteur de retour de l'Alpe d'Huez.


... et puisque vous ne pouvez venir à moi, permettez que j'aille vers vous..." (Henri Giraud) 




Il va falloir que je vous raconte ces 15 jours intenses et merveilleux de vol dans les Alpes ...


Aurélien

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11 août 2009 2 11 /08 /août /2009 22:56

Cette année, c'était mon tout premier JAssemblement. L'année dernière, il avait été programmé trop tard et, comme je m'installais sur Paris, je n'avais pas pu y assister.

 

Qu'est-ce qu'un JAssemblement ? "Jeunes Ailes" est une association de loi 1901 : celle-ci doit donc organiser chaque année une assemblée générale pour rassembler une partie de ses membres qui doivent, à cette occasion, approuver les statuts de l'association, voter le bilan financier de l'année ou encore voter le maintien ou le renouvellement des membres du bureau. Le JAssemblement a donc un aspect réglementaire certes, mais c'est surtout l'occasion de rassembler une fois encore des pilotes de tous horizons pendant quelques jours.



L'aérodrome de Feurs a été notre lieu de retraîte pour ces 3 jours. Feurs n'est pas très loin de Lyon, et sa situation au centre de la France en a fait un parfait candidat pour le rassemblement (et maximiser la venue de participants, n'en déplaise à certains). Si l'aérodrome a déjà été choisi plusieurs fois pour de précédentes éditions, c'est parce qu'il est en dehors de toute zones contrôlée (les mauvaises langues disant qu'on est ainsi plus tranquilles ont... raison  !), parce que c'est un aérodrome de campagne (hein ? nous ? faire la fête toute la nuit ? ) et surtout, parce qu'il y a tous les infrastructures nécessaires pour y accueillir 30 JA pendant plusieurs jours (cuisine, douches, dortoirs, ...).



J'ai donc donc choisi mon cher DR400 Fox Kilo Bravo pour rejoindre le rassemblement. J'étais accompagné de mon petit Alexis arrivé tout droit du Mans par le train. Départ de Bron, sous un soleil de plomb, le DR400 a du mal à monter (pas étonnant...). Nav ultra facile, mon GPS m'a seulement servi à connaître la distance qui me restait à parcourir jusqu'au terrain. Comme c'était la première fois que j'allais sur cette plateforme, il m'a bien fallu (comme à mon habitude) tourner plusieurs fois avant de trouver (enfin) cette petite piste en herbe perdue au milieu des champs !



Les installations de Feurs.



Bref, nous (Alexis et moi) avons trouvé l'aérodrome de Feurs, nous avons pu y atterrir après s'être posés quelques réflexions existentielles : "c'est sur quel coté de la piste qu'il faut se poser : sur le coté vert clair ou sur le coté vert foncé ?". Nous n'étions pas très en avance (beaucoup de JA nous attendaient) mais pas les derniers : Francesco n'était pas encore arrivé d'Alsace suite à un déroutement météo.



Piste de Feurs : vert clair ou vert foncé ?



Feurs à 20 min environ de Lyon : pour le dépaysement, c'est un peu raté ...



Le Roméo Lima qui arrive d'Annemasse.



Le magnifique Jojo de Pobjwaf, qui arrive de St Rambert.



Les vélivoles de Villefranche.



Leur bien belle machine (SF25).



Voici Thomas, un sacré bonhomme ! (qui à 19 ans est déjà IR - ME - CPL).



Tout le monde est enfin arrivé.



Une partie de nos avions, alignés en rang d'oignons.



Le Fougas de Feurs.



Le très beau PA28 de Daniel.



Après les présentations d'usage, la curiosité m'a poussé à faire un examen approfondi des installations tellement j'en avais entendu parler (en bien). Et c'est vrai que c'est un endroit vraiment pratique pour organiser de grandes kermesses (tout ce dont nous avions besoin était là : batterie de vaisselle au complet, cuisine, frigots, dortoirs, douches, WC, barbecue, grande salle de réunion...).



La désormais célèbre banderole JA.



Réunion d'arrivée : rappel des objectifs de l'association Jeunes Ailes.



Antoine et son beau jouet.



Antoine nous fait une petite démo.



Pierre et Mathieu, en bon vélivoles, ont pensé à apporter leur cerf-volant.



Il est déjà 20h et voici que déjà le soleil commence à descendre derrière l'horizon (et que la barbecue chauffe...)  : quelques-uns d'entre nous décident d'aller faire un dernier vol avant la nuit. J'ai paxé l'avion de Francesco (avec mon petit protégé Alexoom) et nous avons suivi un petit moment ce magnifique Jodel D119 de notre copain Mickaël (TaupeGun) qui rentrait déjà à St Rambert (hélas !). Tomdu31, venu en TB10, a dû rester à l'écart de nous tous car un problème radio lui est survenu pendant le vol (d'où le surnom que son avion ne commençait que maintenant à très bien porter : Yéménia Airlines).



Décollage de l'avion présidentiel pour le vol local du soir.



Yéménia Airlines au décollage.



Le Jodel D119 de Pobjwaf.



Quel bel avion !



On aime décidemment bien les couchers de soleil chez JA.



Sacré Thomas !



Yéménia Airlines : l'inscription va t'elle lui porter la poisse ??



Barbecue (avec du foi gras venu exprès du Sud Ouest), visionnage de vidéos, et c'est dans une ambiance de colonie de vacances que nous avons terminé la soirée (bataille d'anti-moustique (sic!), bruits... bizarres, intrusion de Personnes Non Identifiées dans notre dortoir ...).



Tout le monde met un peu la main à la pâte pour préparer les repas.



Repas du dimanche soir.



Olivier préposé au barbecue.



Le fois gras ramené du Sud-Ouest.



Et un peu de vin (consommé avec modération) pour accompagner ce bon repas.



Le lundi matin, après un réveil étalé sur une bonne partie de la matinée, nous avons commençé la journée par un quizz aéronautique concocté par notre vénéré Président : pas facile ! Avec Alexis (nous jouions par équipage), avons fini bon 3e.... en partant de la fin ! C'est que, il faut avouer, je suis une vraie quiche dans la reconnaissance d'aéronefs civils et militaires (ceci explique cela...).



Petit déj' le lundi matin.



Notre Pym-s national qui retourne faire quelques courses à Macon (merci à toi pym-s pour toute ton aide !).



Tous les JA concentrés pour le quizz.



Mince, je ne m'en rappelle plus !



Midi : repas à l'ombre sous les arbres, petite sieste, puis quelques avions partirent faire une ballade locale, sur une idée de nav de Francesco. Je suis parti à nouveau avec Alexoom dans mon Kilo Bravo sous une chaleur de plomb, mais nous avons facilement décollé de la courte piste de Feurs malgré nos seulement 120 "poneys" sous le capot. Alexis a piloté l'avion sur la plus grande partie de la ballade, alors que moi je me suis occupé de lui donner un petit cours de pilotage. Ensemble, nous sommes allés du coté de Ambert LFHT, une plateforme que je ne connaissais pas et que je désirai découvrir d'en haut.



Le repas du midi.



Repas à l'ombre.



Le monde à l'envers.



Préparation de la ballade locale du lundi.



L'avion d'Antoine (sélectionné au TAJP 2009 et qui fera le tour avec cet avion) au point d'arrêt pour la ballade locale du jour.



A bord du Kilo Bravo. En approche d'un lac artificiel.



La trace de notre ballade locale du lundi.



Mon Alexoom aux commandes.



Après une bonne heure de vol, nous sommes rentrés à Feurs car l'assemblée générale allait bientôt commencer. Pendant l'AG, nous avons discuté de choses et d'autres, nous avons voté et élude nouveaux membres au bureau (c'est d'ailleurs à cette occasion que j'allais encore prendre du gallon, car en plus de mes fonctions, de secretaire, je vais devenir (en plus) représentant Jeunes Ailes de la région Paris + IDF + Centre). Après autant d'activités intellectuelles, il fallait bien se décontracter, alors je suis parti filmer l'arrivée de notre Olivier D. national qui n'allait pas tarder à pointer son nez (il était rentré dimanche soir car travaillait le lundi, le voilà donc de retour lundi soir).



Voici Olivier qui arrive dans le C172 du Grand Lyon.





Le DR221 des Alcyons ! Le monde est petit ...



Assemblée générale.



Pour ce dernier repas du soir et pour fêter la réussite de ce magnifique week-end, le bureau de l'association offrira le gâteaux et le champagne à tous les membres. Comme la nuit précédente, la journée s'est terminée dans l'euphorie et la joie générale (courses de bottes de paille, tentes qui se retrouverons comme par hasard à des endroits inhabituels, batailles d'eau, d'anti-moustique, d'oreillers, etc ...).



Cinéma en plein air.



Tout le monde passionné par la projection de vidéos.



Paulette et Robert (le phacochère).



Repas du lundi soir.



Miam miam.



Olivier encore une fois aux commandes... du barbecue.



Oh le joli navion !



Il savent faire les choses en grand ces JA !



Olivier arrivera-t-il à sabrer le champagne ?



Célébration de ce beau week-end !



Romain au découpage des gâteaux.



Robert qui a un peu trop bu de champagne...



Pym-s appréciera de dormir sur un coussin de paille.



Alexoom, tu as l'air bien trempé... mais que s'est-il passé ?



Nous nous sommes réveillés le mardi matin sous les orages, ce qui n'augurait rien de bon pour le retour de certains dans leur région. Francesco a par exemple dû laisser son avion à Feurs et rentrer avec nous à Bron pour finalement prendre un train et rentrer chez lui. Olivier M. a également choisi le rail pour rentrer sur Paris. Enfin, Thomas (Yéménia Airlines) est rentré avec son avion sur Bron pour patienter quelques jours le temps que la météo s'améliore (hélas, 2 jours plus tard, son avion n'a pu repartir, cette fois pour cause de panne de batterie : Yéménia Airlines a encore frappé !).



Alexoom qui a envie de partir sans moi .



Les vélivoles (Mathieu et Pierre) sur le départ.



Thomas et Francesco, dans l'impossibilité météo de rentrer chez eux, font une halte à Bron.



Arrivée du Kilo-Bravo.



Lavage des avions après ce beau week-end chaud et ensoleillé (donc moustiqué) .



Comme bilan de mon premier JAssemblement, je peux dire avoir boucoup apprécié ces trois jours de fête. J'ai pu rencontrer des membres que je ne connaissais pas (des personnes fortes sympathiques !), j'ai pu voler et faire partager mes vols à mon petit protégé (Alexoom) et surtout, j'ai pu passer d'agréables moments avec tous les participants, à discuter de cette passion qui nous dévore. Un grand merci à toute l'équipe organisatrice (tous les membres du bureau), à tous ces jeunes qui sont venus des 4 coins de la France pour nous rejoindre (au risque, comme cela s'est passé cette année, de ne pas pouvoir rentrer chez eux avec leur tagazou) et à l'aérodrome de Feurs pour leur accueil. Vivement l'année prochaine !



Photo de l'ensemble des participants.



Aurélien


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Bonus : la vidéo de Pierre et Mathieu, les vélivoles !



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7 août 2009 5 07 /08 /août /2009 10:32

Aujourd'hui, c'est sur la page d'accueil de la Pilotlist que je retrouve une de mes photos. Il faudrait vraiment que je songe à ma reconversation professionelle*.



Page d'accueil de la Pilotlist.


Aurélien

*Attention : humour à prendre au second degré, merci !

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29 juillet 2009 3 29 /07 /juillet /2009 22:39

La phraséo est hésitante, le vocabulaire parfois incorrect, l'accent français est à couper au couteau... vous l'aurez compris, j'ai fait mon tout premier "Request english for training" !



Comme d'habitude, je ne suis pas très content de moi sur ce premier "laché", mais je me dis qu'il aurait pu y avoir pire. Aujourd'hui, alors que je suis confortablement assis devant mon ordinateur en train de revisionner cette vidéo, je me demande comment j'ai pu faire autant de fautes : "Request english for training" et non pas "Requesting english for training", on dit "recall" au lieu de "call back" ou encore "squawk seven thousand" au lieu de "squawk seven zero zero zero" (liste non exhaustive) ... Une chose est sûre, je ne peux que m'améliorer !



Voici la petite vidéo de ce baptême. Vous trouverez en prime les enregistrements de tout le roulage de ce vol que nous avons fait avec Julien.





La torture séance s'est terminée à la sortie de la CTR par un "Fox Kilo Bravo, overhead Sierra Alpha to leave frequency ?" que le contrôleur nous a gentiment accordé .



Aurélien

P.S. : ce n'était pas Christophe, notre copain Jeunes Ailes, qui était à la fréquence ce jour là. Je lui ai donc parlé de ma séance d'Anglais, et voici ses remarques sur l'épellation du code transpondeur (si des fois des lecteurs de ce blog veulent se mettre à la langue de Shakespeare ) :

"dans la phraséo officielle quand on utilise un multiple de mille on ne détaille pas chiffre par chiffre, ce qui n’est pas le cas dans les autres cas. Par exemple tu dis :

7000 : seven thousand

3000 : three (prononcé tri) thousand

5400 : five four zero zero

5421 : five four two one"

 

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