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  • : Imagin-air
  • : Le blog d'un passionné d'aviation : récits de sa formation et de ses vols.
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Jeunes Ailes


Membre du forum
9 juillet 2008 3 09 /07 /juillet /2008 23:27

...première faute grave de pilotage.

Ce mardi soir, je suis allé faire un petit tour de Tecnam, histoire de décompresser un peu de mes journées difficiles de boulot. J'en ai profité pour inviter François (vous vous souvenez, c'est le pilote qui en savait plus que moi).

François était très intéressé d'essayer ce type d'avion ; je l'ai appris suite aux discussions que nous avons régulièrement au labo sur les ULM "qui ressemblent comme deux gouttes d'eau à des avions" (peut-être compte-t'il un jour s'acheter un Sinus ?"). J'ai alors profité de la présence, à mes cotés, de cet ancien pilote pour lui confier le manche un moment et ainsi pouvoir photographier 'à donf' le coucher de soleil qui s'offrait à nous.

Nous sommes allés traîner dans le sud de Lyon, jusqu'aux éoliennes de St Rambert. Au retour sur Lyon (il n'était pas loin de 21h50), j'ai commis une "grave" erreur. Je m'explique : la piste en service à Lyon-Bron était la 34. En revenant du sud, le contrôleur (Christophe, si tu m'écoutes) m'a donc autorisé sympathiquement une semi directe "main gauche" 34. Logique. Sauf que dans mon esprit, j'ai focalisé beaucoup plus sur le "main gauche" que sur le "34". Or, à Bron, le tour de piste "main gauche" est habituellement celui pour la piste 16. J'ai donc initié une vent-arrière pour la "main gauche" 16. Fort heureusement, François m'a vite fait part de mon erreur, et c'est un peu brusquement que j'ai rétabli ma trajectoire pour atterrir en 34. J'ai dû néanmoins effectuer une remise de gaz, car tous mes paramètres d'atterrissage n'étaient pas les bons (vitesse, plan, volets). En rentrant chez moi, après un débriefing personnel, je me suis dit que cela aurait pu se terminer beaucoup plus dramatiquement un jour de fort traffic (heureusement, il n'y avait personne en l'air à cette heure là). J'ai honte de cette erreur (mais vraiment honte).
  

Superbe éclairage intérieur (naturel) du Tecnam.


L'équipe du jour.


Au fond, le Mont-Blanc. Si si !


Coucher de soleil (à la sauce Lyonnaise)


Allez, encore une petite photo pour la route.


Trace du jour.


Aurélien

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6 juillet 2008 7 06 /07 /juillet /2008 21:42
Annonce du Week-End Corse sur le forum Jeunes Ailes


Ces Jeunes Ailes, quelle équipe dynamique ! Et quelle motivation ! Le week-end dernier, c'était un week-end en Corse qui était organisé... et je n'ai pu m'empêcher d'y participer. Imaginez : une superbe nav pour descendre dans le sud de la France, suivie d'une traversée maritime magnifique et pour conclure, un splendide transit côtier le long de l'île de beauté... Et le pire dans tout ça, c'est qu'on est servi à l'aller ET au retour).


Nous étions 3 avions et 9 Jeunes Ailes (dont 1 instructeur) à participer à cette sortie.  Notre parc avion n'était constitué que de DR400 (comme quoi, la cagette préférée des français a encore de beaux jours devant elle) : le premier venait de Paris mais s'est 'arrêté sur Lyon, le second provenait de St Jean-En-Royans et le troisième arrivait tout droit de Macon. 


Dans les hautes sphères de l'association JA, il a été décidé de faire une première halte à Cannes à l'aller comme au retour, ceci afin de pouvoir récupérer Laurent, un niçois, participant au voyage. Cette étape serait également l'occasion idéale d'effectuer un dernier briefing sur l'utilisation des gilets de sauvetages et sur pilotage maritime (un première pour presque tous les participants).


1 semaine avant le jour J, je me suis mis à étudier la nav, non pas que la partie jusqu'à Cannes soit très compliquée, mais c'est surtout la fameuse traversée maritime qui était dans les esprits de tous :  en quoi consiste t'elle ? Est-ce difficile ? A force de potasser les cartes VAC,  IGN 1/500 000e et autre guide VFR, j'ai pu apprendre (on apprend tous les jours en aéronautique, ndlr) que cette traversée devait se faire en permanence avec un contact radio (en l'occurrence les SIV de Nice puis de Bastia) mais surtout, qu'il fallait suivre une trajectoire publiée avec tout un tas de points de reports virtuels (les fameux LERMA, MERLU, OMARD et LONSU).


Vendredi 27 Juin : tout le monde surveille la météo depuis une semaine. Le week-end s'annoncait prometteur : une superbe météo était annoncée ; cela a permis au moral d'être également au beau fixe. Le voyage est confirmé.


Samedi, 7h00 du matin : j'arrive à Lyon-Bron pour prendre une dernière météo et les notams du jour. Je serai dans l'avion de Julien (le président des JA) pour (presque) tout le parcours. Avec Julien, nous avons décidé de nous répartir les rôles : le mien sera d'assurer la navigation et, bien que l'avion ne provienne pas de mon club, il me laissera un peu piloter en place droite aussi. Sur le tarmac de Lyon, la première difficulté de ce voyage a été de faire rentrer les bagages de 4 personnes (tentes, sacs de couchages, valises, cartes, matériel vidéo) dans le beau DR400-180 parisien : pas de chance pour le cerf-volant que je m'étais fait une joie d'apporter, il ne restait pas assez de place pour lui.


Nous avons décollé à 8h00 de LFLY avec un cap au plus direct sur Cannes : nous avons traversé les Alpes Isèroises (le Vercors) ainsi que les Alpes de Haute Provence. Nous sommes passés non loin de Grenoble, Mens et Gap, tout cela au FL95. Cette traversée fut absolument magnifique : nous avons sauté de crêtes en crêtes, avons vogué de stations (de skis) en stations (de skis), avons aperçu de nombreux lacs de montagne (dont le fameux lac de Serre-Ponçon avec son célèbre barrage). Pendant cette branche, la température extérieure commençait déjà sérieusement à réchauffer l'avion. Chloé, à l'arrière de l'avion,  nous a alors attrapé la bouteille d'eau dans mon sac, la tendu à notre pilote émérite, celui-ci l'a ouvert et pccchhhhhhhhh !!!! Ahhh quel boulet ! J'avais amené une bouteille d'eau pétillante pour le trajet, et à l'ouverture de celle-ci au FL95, nous avons eu droit à un magnifique geyser à bord : Julien, notre pilote, était complètement trempé ! Heureusement, plus de peur que de mal : cet incident nous a bien rafraîchi et nous avons rapidement rigolé de ce petit imprévu.
  

Nous passons la chaîne du Vercors


Quelque part entre Grenoble et Gap


 


Observatoire de la station Super-Devoluy.


Ici, les crêtes sont beaucoup plus lisses.


Lac de Castillon (Alpes de Haute-Provence).


A l'arrivée sur Cannes, c'est à partir de cet instant que le sport a commencé : il a fallu se frayer un chemin parmi tous les jets d'affaire qui déboulaient à un rythme très éffréné. Sur la fréquence de Cannes, les contrôleurs ne savaient plus où donner de la tête. En finale 17, nous avons même dû remettre les gaz - sur ordre du contrôle - pour un nouveau tour de piste (un jet déboulait derrière nous). J'ai alors conseillé à Julien de faire une arrivée rapide jusqu'en courte finale, car sinon je nous voyais déjà effectuer d'autres tours de manège avant de nous poser. Cette stratégie a été payante. Nous voilà à terre, il est 10h du matin.
 

Finale sur Cannes


Etude de la traversée maritime par Juju


Chapeau de paille, duvet, short, et lunettes de soleil : voici l'attirail du parfait JA en ballade.


Dernier briefing d'André (notre FI) au terminal de Cannes.


Nous avons attendu les deux autres avions Jeunes Ailes. Ils sont arrivés bien après nous (ils se sont perdus paraît-il ...). Une fois tout le monde posé, il a encore fallu attendre les navettes qui ont transporté certains d'entre nous au terminal (afin d'éviter de traverser à pied l'une des pistes de Cannes). Au terminal, nous avons commençé par déposer un plan de vol, puis nous avons payé les taxes, nous avons fait un dernier briefing gilets de sauvetage et enfin, nous avons discuté une dernière fois de la traversée qui nous attendait (nav et briefing VSV).
 

Départ de Cannes.


Nous nous balladons de points VFR en points VFR pour sortir de la CTR de Cannes.

Village de Miramar.


Corse en vue !


Transit côtier.


Briefing atterrissage à l'arrivée sur Propriano


Bout de piste de Propriano et plage juste derrière.


Finale sur Propriano.


Voilà un deuxième avion Jeunes Ailes qui arrive.


L'aérodrome de Propriano.


La traversée s'est merveilleusement passée. Dès le départ de Cannes, nous avons du nous reporter de points de report en points de report : d'abord ceux de la CTR de Cannes qu'il fallait trouver (heureusement ces points étaient faciles car bien remarquables sur le continent), ensuite ce fut les points virtuels situés en pleine mer qu'il fallait « trouver ». Heureusement, les points OMARD, MERLU, LONSU et LERMA ont le bon goût de se situer à l'intersection de deux VOR. Sauf que dans notre avion, nous ne possédions qu'un seul VOR, lent, très très lent du ciboulot ;-) : j'avoue donc que mon GPS nous a bien été utile sur cette partie du trajet.


La partie la plus délicate dans la traversée maritime fut d'appliquer les leçons du vol sans visibilité, car par une si belle journée, la mer se confond généralement avec le ciel bleu : il est dès-lors très difficile d'avoir une référence visuelle avec l'horizon.


Cette traversée a duré 50min. L'arrivée sur la Corse fut un véritable moment d'émerveillement :  la première chose que l'on a pu apercevoir de l'île fut ses montagnes (un régal pour moi qui suit savoyard). Hélas, la visi n'était pas tip top, et une légère brume venait perturber nos photos.


Nous sommes arrivés à Propriano à 13h environ, sans encombre : le transit côtier pour arriver jusqu'au terrain n'avait rien de difficile, sinon traverser la zone contrôlée d'Ajaccio pour laquelle il fallait passer (encore) de nombreux points de report (mais heureusement facilement identifiables).


Une fois les équipages tous bien arrivés à Propriano, notre première occupation fut d'aller à la plage, afin de pique-niquer (car nous n'avions toujours pas mangé !) mais surtout, pour aller s'y baigner ! Car, sans mentir, il devait bien faire 35°C dans cette partie de l'île. La plage était heureusement située en bout de piste ; c'est donc à pied que nous nous y sommes rendus (malgré les 1600m de piste qui nous a valu bien 20 minutes de marche sous un vrai soleil de plomb). Nous nous sommes baignés jusqu'à 17h environ : l'eau avait une température idéale et nous pouvions jouer avec les beaux rouleaux de mer qui venaient se jeter sur la plage.
 

Départ pour la plage.


Avant d'arriver à la plage, il faut traverser une rivière.


La plage pour nous seuls !


Nous avons ensuite appelé un (drôle) de taxi pour nous transporter jusqu'à notre camping : notre chauffeur corse (Lucien) s'est révélé être un véritable numéro qui n'a pas manqué de nous distraire pendant tout le trajet (+ ou - apprécié par certain(e)s d'entre nous). Autre chose aussi : j'ai remarqué que ce taxi n'avait ni compteur, ni enseigne lumineuse sur le toit de son taxi .... Vous avez dit bizarre ? Comme c'est bizarre !


Arrivés au camping, il a fallu monter nos tentes : j'avais avec moi un tente ultra légère d'une seule place, que j'utilise régulièrement en randonnée. La forme de celle-ci m'a valu quelques moqueries de la part des autres Jeunes Ailes, qui trouvaient qu'elle ressemblait plus à un « cercueil » qu'à autre chose. C'est pourquoi ils ont continué à me taquiner en ajoutant un croix dessus. On a bien rigolé. Ensuite, nous sommes retournés nous baigner, mais dans la piscine du camping cette fois. C'était une très belle piscine, du haut de laquelle nous avions une magnifique vue sur Propriano et son Golf. A la tombée de la nuit, nous nous sommes offerts une pizza au restaurant du camping en n'oubliant pas de fêter, au moment du dessert, l'anniversaire de Toto (une grande personnalité chez les Jeunes Ailes !).
 

Installation des tentes : la mienne est la tente cercueil (avec Crucifix dessus).


La vue n'est pas si moche depuis la piscine du camping ;-).


Toute l'équipe (et André derrière l'appareil).


Moment de détente.


Joyeux anniversaire Toto !


Après cette sympathique soirée, nombre d'entre nous n'attendaient plus qu'à aller se reposer après cette journée bien remplie, mais cela a été sans compter sur quelques éléments perturbateurs du groupe qui en avaient décidé autrement ! Pour nous venger, c'est nous, au petit matin, qui avons décidé de prendre notre revanche (et celle-ci fut terrible) !


Une fois tout ce beau monde réveillé (non sans mal) et les tentes repliées, nous avons décidé de retourner à l'aérodrome et d'aller faire un petit vol local jusqu'à la pointe sud de la Corse, pour aller voir notamment le très touristique village de Bonifacio (perché sur une falaise). Ensuite, l'avion de Phantom (notre FI) est allé faire un tour autour de l'ile de Cavallo (l'île des milliardaires) tandis que nous, dans l'avion présidentiel, nous sommes allés faire un tour du côté de la ville de Porto-Vecchio. L'avion présidentiel a d'ailleurs profité de ce vol local pour faire un peu de patrouille avec l'un des avions du groupe (l'avion de Pym's).
 

Réveil difficile le dimanche matin : une micro tornade localisée a étrangement fait tomber la tente de Juju et Toto qui dormaient encore dedans (hi! hi! hi!)


Phantom (André) en train de préparer la nav (ou de roupiller, on ne sait pas bien).


Ville de Propriano.


Transit côtier en direction de la pointe sud de la Corse.


Bonifacio


Bonifacio


Ah tiens, l'avion de Pym's.


Joli phare.


On ne se lasse jamais d'une petite patrouille.


Quel bleu !


Porto-Vecchio au fond.


Mer idyllique ?


Portion de carte pour le vol local.


Dimanche midi, nous nous sommes attablés au restaurant de l'aérodrome de Proprianio. Nous étions tellement bien sous le soleil que nous avons retardé le plus possible notre retour sur le continent en allant une dernière fois nous baigner à la plage.


Le retour fut le même qu'à l'aller : décollage de Propriano, transit côté le long de la façade Ouest de l'île de beauté, transit maritime puis arrêt à Cannes (une nouvelle fois de s'intégrer entre les jets dans cet aéroport !). Pendant ce trajet, nous avons pu constater que quelques nuages commençaient à bourgeonner sur la mer et, plus regrettable, sur le continent. Après avoir payé la taxe à Cannes, refuelé et après nous être re-répartis dans les avions, chaque tagazou est rentré chez lui, non sans mal. En effet, la couche de nuage (de gros Cumulus bien bourgeonnant) nous a obligé à monter jusqu'au niveau 105 pour les survoler et, même aussi haut, il fallait quand même zigzaguer pour les contourner.
 

Retour sur Cannes.


Descente rapide demandée par le contrôle.


Arrivée sur Cannes.


Heu... c'est quoi exactement ? Un message pour les martiens ?


Abbaye.


Ca bourgeonne !


Ce qu'on a pu un instant apercevoir au FL105 sur les cotés de l'avion.


La rivière Isère : le week-end va bientôt toucher à sa fin.


Trace complète de ce week-end.


Vol local du dimanche matin


L'avion présidentiel est arrivé sans encombre vers 21h à Lyon. Olivier (un autre Jeune Aile qui n'a pu venir au week-end Corse) nous attendait à la tour de contrôle en suivant tout notre retour au radar. Celui-ci n'a pas manqué de nous chambrer en nous voyant zigzaguer sur l'écran ;-).

Pour conclure cet article, voici un petit bilan chiffré de ce week-end :

  • 9 jeunes ailes
  • 3 avions
  • 1 passion commune
  • 7h de vol par avion (en moyenne)
  • 800nm parcourus
  • 1 île magnifique
  • 33°C en moyenne
  • 2 repas au restaurant
  • 1 taxi très excentrique
  • des heures de baignade
  • des heures d'amusement
  • une montagne d'amitié

Comme il est de tradition, je tiens vraiment à remercier tout le monde pour la bonne humeur tout au long de ce beau week-end : Vincent (Billou'te), Pierre-Yves (Pym's), Julien (Juju), Thomas (Toto), ML, André (Phantom, notre FI), Laurent (ULM_LFLM) et Chloé. Une mention spéciale à André, notre instructeur, pour toute l'organisation de ce week-end inoubliable.

Aurélien

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22 juin 2008 7 22 /06 /juin /2008 21:14

L’idée du vol était d’aller photographier un coucher de soleil (un coucher de soleil cul-cul comme on dit sur Pilotlist). J’ai donc mis les moyens pour obtenir une magnifique photo en conviant à ce vol l’un des meilleurs photographes que je connaisse, Julien Robin, le spécialiste ès photographie du monde aéronautique… Julien est non seulement un expert en photo, mais c’est en plus un véritable encyclopédie vivante sur toutes les machines volantes connues ou moins connues, enfin c’est devenu pour moi un très sympathique copain (membre des Jeunes Ailes) avec qui nous avons de très intéressantes discussion sur cette passion qui nous dévore….

Rendez-vous donc à 19h30 pour une nav non déterminée : nous naviguerons selon notre envie. De toute façon, c’est Julien qui décide (œil du photographe oblige). Malheureusement, c’est sous un ciel complètement bâché que nous décollerons. C’est donc raté pour le coucher de soleil. Bâché est d’ailleurs un mot un peu faible, car on voyait au loin de gros Cumulonimbus biens noirs, mais pas pour tout de suite. Nous décidons quand même de voler, mais ce devra être une mini nav vite expédiée : le tour de Lyon (et oui… encore lui !).
        

e
Image radar de la TWR de Lyon-Bron. On voit ma position (en jaune, sur la gauche).

Et oui, le transpondeur 5405, c'est moi ! (Pour info : on voit que mon altitude est stable à 2100ft et ma vitesse est 100kt).

J'ai pu récupérer mon "Strip".


En vol, on sent que l’atmosphère est lourde (dehors) : il fait chaud et humide et l’avion a du mal à monter. Julien prend quelques photos malgré tout, même si nous sommes tous les deux conscients que la plupart d’entre elles seront bonnes à jeter.

Ce soir, c’est Christophe M. qui est de service à la tour de contrôle : nous le connaissons bien Julien et moi puisqu’il fait partie lui aussi de la famille Jeunes Ailes. Olivier est aussi venu lui tenir compagnie dès qu’il a su que nous devions voler. Alors, comme il n’y avait quasiment plus de trafic dans la CTR de Bron, et pour rigoler un peu, Julien a décidé de faire un peu d’improvisation…. in inglich :

- Julien : Bron fromeuhhhh Fauxe… Fauxe Golf Yankiiii Kilôôô Bravôô, hello eugainnnnnne.
- TWR : (Christophe en train de s’étrangler de rire à l’autre bout du micro) Kilo Bravo hello, report final runway one six.
- Julien : Fauxe – Kilo Bravo, wii riport finale oneu reune-rai … reunwouai oine six. Wii are tou minutes ine fronte wouaiponnte nove aime beurre alpha, scoque fîve four eau failleve, wii riqouest christmas trii.
- TWR : Radar identified fox Kilo Bravo and for your information, “finale” in english is “final”
- Julien : Rogeure vate Fauxe Kilôôô Bravôô

"Wii riqouest christmas triii".

Pendant ce temps, le Dragon 69 (l’EC145 de la sécurité civile) demande l’autorisation de décoller.

- TWR : Fox – Kilo Bravo opposite trafic helicopter BK 17 on departure route to the north
- Julien : Fox – Kilo Bravo, wii have traffique ineu formation.

L’hélicoptère de la sécurité civile va nous croiser.

- TWR :
Fox - Kilo Bravo, opposite traffic one hour, 2 NM at two thousands feet.
- Julien : Fauxe – Kilo Bravo wii canne sii ze traffique
- Julien : Fauxe – Kilo Bravo wii are essstablicheude one longue finale reune-vai oine sixe
- TWR : Fox – Kilo Bravo clear to land runway one six, wind one one zero degrees five knots
- Julien : Fauxe Kilo Bravo

Nous atterrissons.

- TWR :
taxi to the apron and leave frequency at the apron, bye bye
- Julien : wii taxi to zi apronnoeud and liiiive frequencie bye bye.

Bref, ce fut un super moment de rigolade à bord. Grâce à la requête explicite de Julien, j’ai eu droit à l’éclairage de piste pour l’atterrissage. J’ai même été gratifié d’un 17/20 pour mon atterro par Olivier et Christophe aux premières loges pour juger ma prestation ;-).

Une fois l’avion rentré au chaud et les papiers remplis, nous sommes allés rejoindre Olivier et Christophe à la tour. C’était pour moi la première fois que je visitais une vigie, et c’est Christophe qui m’a fait faire la visite. J’ai pu découvrir tout l’appareillage de la tour, et notre contrôleur en chef m’a expliqué les procédures de départ et d’arrivée des avions IFR (les trajectoires de départ et d’arrivée des avions « d’affaires » ou de "ligne" si vous voulez) : téléchargez ici une petite animation du radar (format .mov, 31 Mo).



Soirée tranquille à la tour.


Taxiway allumé.


Nous sommes restés jusqu’à la fermeture de la tour, vers 22h30. Du haut de celle-ci, nous étions aux premières loges pour voir les orages gronder au loin. D’ailleurs, seuls les dragons de la sécurité civile – et l'hélico de la gendarmerie – étaient en l’air.

Pour conclure cette soirée, nous avons fini la nuit chez Olivier, autour d’un très attendu MacDo (les autres restos commençaient à fermer). Ce fut une belle soirée.

La ZRT de Lyon est perméable aux services de secours et à la gendarmerie.

Aurélien

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10 juin 2008 2 10 /06 /juin /2008 12:04
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25 mai 2008 7 25 /05 /mai /2008 11:42

Au début, je suivais en silence les discussions du forum des Jeunes Ailes tout en admirant beaucoup cette amitié et cette bonne humeur qui caractérisaient ces jeunes pilotes (ou ces passionnés d’aéronautique) qui y officiaient. J’ai pu découvrir que pour se retrouver l’espace d’un moment, les Jeunes Ailes organisaient régulièrement des sorties aéronautiques, histoire de se rencontrer « pour de vrai » et passer un moment de convivialité : ainsi ont-ils créé le Vol de Printemps, mais aussi les Jassemblements (rencontre de plusieurs jours sur un aérodrome, avec camping et barbecue à la clé).

Alors, lorsque en début de cette année je me suis rendu au repas organisé par mon club à l’occasion de l’Assemblée Générale annuelle, j’ai pu enfin rencontrer Christophe M. (contrôleur à Lyon-Bron, que je connaissais à travers mon blog et sur … la fréquence de Bron ) et Olivier D., tous deux Jeunes Ailes. Quelques semaines plus tard, c’est Julien R. que j’ai rencontré, que je connaissais très bien au travers de la Pilotlist. Au fil des discussions, tous trois m’ont convaincu de m’inscrire officiellement sur le forum… ce que j’ai fait (pseudo : Yoyo).

C’est alors que le Vol de Printemps 2008 a commencé à s’organiser . L’idée des organisateurs était de se retrouver sur l’aérodrome de Langogne, en Lozère. Le problème, c’était la haute altitude de cette plateforme conjuguée à la faible longueur de piste (900m) et le relief environnant. Bref, la totale. Moi-même, je me voyais mal y débarquer en DR400-120 (ou alors en configuration very very light). La décision de raison fut alors de choisir un autre terrain, et c’est Mende qui fut définitivement choisie : ce terrain avait peut-être une altitude aussi élevée que Langogne, mais avec sa piste de 1300m en dur et un environnement dégagé, ça changeait tout.

Le 20 Avril, jour J de ce rassemblement, une météo exécrable obligea les organisateurs à reporter ce rassemblement à plus tard : ce sera pour le 18 Mai.


Le FX au départ de Bron sous un ciel crapoteux.


Avec Jean, il faut prendre quelques précautions d'usage avant de partir. Derrière, Hugo approuve !

18 Mai : la météo est légèrement crapoteuse sur Lyon - il pleut même - mais le temps devrait s’améliorer au fil de la journée. A Bron, nous serons 3 avions au départ : « le FX » de l’Aéroclub du Grand Lyon, un DR253 de l’aéroclub AATCL, et un DR460 (le F-GGSL) en provenance de Grenoble et de passage par Bron pour charger un peu de monde. Car nous serons 10 Jeunes Ailes à nous envoler de Bron, la plupart arrivant des environs de Lyon (Villefranche, Corbas) mais aussi Jean, représentant Jeune Ailes du quart Nord-Ouest de la France, et arrivant spécialement … de Bretagne ! Quand la passion vous donne des ailes …

Pour l’aller, je serai dans le DR253 de Julien (Juju), le président des Jeunes Ailes. C’est à lui que l’on doit de superbes vidéos des Jeunes Ailes, mais aussi d’autres excellents films : pour ce vol, pas moins de 3 caméras seront d’ailleurs installées dans l’avion (dont 2 paluches). Olivier sera aux commandes du FX, et Thomas (Toto) pilotera le DR460. Comme il soufflait pas mal de vent ce dimanche, le terrain de Mende, par sa configuration géographique particulière (en plein massif du Larzac), risquait d’être assez difficile à aborder (du fait de forts rabattants et de « rouleaux », véritables pièges pour les pilotes d’avions légers). Les organisateurs décideront donc - et c’est notre dernier mot Jean-Pierre - de nous dérouter pour … Montélimar !


Le DR460 avec Toto aux commandes, et le DR253 de Julien.


L'intérieur du F-BVLN. Ambiance studio de cinéma à bord !


Un CR27 au départ devant nous.


Le Sierra Lima devant nous.


Alignement en séquence pour un départ quasi simultané.

Juju a un péché mignon : lorsqu’il suit un avion, il ne peut s’empêcher de voler en patrouille. C’est donc avec un immense bonheur que je vais pouvoir assister à la danse aéronautique qu’il va organiser autour de Sierra Lima d’abord, puis le FX ensuite. Cette tâche sera exécutée avec un (très) grand professionnalisme : report de position régulière, regard constamment fixé sur l’avion qui le précède, une main sur les gaz et l’autre sur le manche : comme les pros en somme …


On va essayer de rattrapper le F-SL.


Hey Toto, il penche ton avion !


Les choses sérieuses commencent.


La cagette vue de dessous.


Roussillon.


St Rambert est en vue.

<
C'est maintenant avec le FX que nous allons patrouiller.


Les méandres du Rhône.


Nous passons Valence.

Nous arrivons à Montélimar, il est déjà presque 13h30 et nous avons très (très) faim. Ce qui est remarquable, c’est que bien que nous soyons partis avec une météo crapoteuse de Lyon, c’est sous un magnifique soleil que nous allons arriver à Montélimar : le pique-nique va tomber à point nommé ! Nous serons accueillis par Phantom (André) et Pobjwaf03 (Ludovic), venus en Jojo (Jodel D112) depuis St Jean En Royans. Plus tard arriveront ML et Walid, les Jeunes Ailes Suisses avec un magnifique PA28, puis les amis Toulousain (Alan & Thomas) - en Jojo également – après une halte à Mende pour nous dire qu’il y avait finalement là-bas un temps de curé !

A Montélimar, nous avons eu l’occasion de voir de bien belles machines : tout d’abord un magnifique jojo privé dont jp² et André sont littéralement tombés amoureux, mais il y avait aussi une sorte d’avion génétiquement modifié avec des chromosomes de planeur : l’Europa. J’ai pu ausssi admirer une nouvelle fois des autogyres en vol, ainsi que de figures aériennes des modélistes qui s’en donnaient en cœur joie avec leur jouet (piste d’aéromodélisme sur l’aérodrome).


Quelques châteaux en ruine sur notre route. Ici, celui de Crussol. 


Présentations à l'arrivée.


Les avions des Jeunes Ailes.


Le PHUI PHUI


La limousine de ce rassemblement.


Ahhh, ils sont fiers de poser devant ce bel avion.


jp² ne décolle pas de ce Jojo. 


Et oui, encore jp².


Encore une photo de ce Jodel D112, pour jp²


L'Europa.


Autogyre au décollage.


Le XF des Toulousains : un avion unique qu'il faut bichonner.


Le XF suscite l'admiration. 


Un Zenair.


Le PHUI d'André en provenance de St Jean-En-Royans

Une fois (bien) rassasiés, nous avons pu aller au Musée des Avions de Chasses présent sur la plateforme de Montélimar, afin de compléter notre culture aéronautique et admirer le remarquable travail de restauration de ces passionnés qui chaque jour consacrent de leur temps à sauver ce patrimoine volant. Il faut dire que ce musée vaut vraiment la visite : dans plusieurs hangars trônent fièrement des mirages de toutes sortes. A l’extérieur, on peut y admirer 3 Fougas Magister (+ ou – en état de vol), un Broussard, un flamand, un Vampire, un magnifique DC3 (mon coup de cœur) en état de vol (si si) et toutes ces merveilles ailées dont je ne me souviens plus du nom ! On pouvait même monter dans l’une des toutes premières Caravelle construite et présente dans le musée.


Le musée des Avions de Chasse qui vaut vraiment le coup d'être visité.


Ah ben, avec une hélice pareille, l'avion risque de marcher nettement moins bien maintenant. 


Un Stampe. 


Un des nombreux avions de chasses parfaitement conservé. Un Mirage III S ou III BS. 


Un avion rosebeef : un Gloster Meteor.


Un avion amerloc : Lockheed T-33.


Un autre avion amerloc : un Republic Thunderstreak T84.


Mon coup de coeur : un magnifique DC3 dans son jus.


Le cockpit du DC3. 


Le Broussard.


Magnifique prototype d'avion furtif ;-)


Un fouga Magister.


Un North American OV-10 Bronco


Embarquement dans la Caravelle. Cocorico !


Le poste de pilotage de la Caravelle.


Un cht'i hélico quand même (Alouette II).


De Havilland Vampire.


Deuxième Fouga.

Il est déjà 16h30 bien pesé et … c’est l’heure du goûté ! ML et Walid ont mis à contribution les fabuleuses capacités de chargement de leur avion cargo pour remplir leurs soutes de fabuleux lingots de … chocolat suisse ! La cargaison de Toblerone, à peine débarquée, a fait l’objet de beaucoup de convoitises (hein Jean ? hein jp² ?), alors il fallut se battre pour avoir quelques morceaux de cette friandise bien connue.


Le trésor : le Toblerone !


Le casse du siècle made by Jean.


jp² s'est emparé d'un lingot de Toblerone...


... et ne le lâche plus ! ;-)

17h00, il faut maintenant rentrer : je prends place à bord du FX, en temps que pax (car bien qu’ayant piloté quelque fois un C172 pendant ma formation, je encore pris le temps de ma faire lâcher dessus). Le retour - en patrouille - s’est fait dans la joie et la bonne humeur (sur 123.45 !).


C'est l'heure du départ : Julien se prépare.


Décollage de la 02 à Montélimar. Le musée est au fond.


Centrale de Cruas-Meysse. 


Pour rentrer sur Lyon, on suit le Rhône.


Patrouille éloignée pour le retour. 


Le LN une fois à droite, une fois à gauche de notre FX. 


Photo très intéressante pour un Mécanicien des Fluides.


Côtes du Rhône.


Eoliennes.


Très longue finale 34 à Bron. 

Encore merci à tous les participants de cette sympathique journée. Merci donc à : jp², Jean, Mathieu, Eric, Vincent, Alan, Thomas, Hugo, Walid, ML, Julien, Olivier et Toto. Quand est-ce qu’on remet ça ? Bientôt ? Un grand voyage ? Chut…..


Toute l'équipe des Jeunes Ailes. De gauche à droite : Jean-Pierre, votre serviteur, Olivier, Julien (en l'air), Jean, Mathieu, Eric, Billou-te, Alan, Thomas, André (accroupi), Hugo, Walid et ML. Se cachent Ludovic (entre Julien et Jean) et Thomas (entre Mathieu et Eric).

Aurélien

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8 mai 2008 4 08 /05 /mai /2008 22:42
Le duo du jour


 
A chaque fois que je participe à une sortie organisée par ma grande amie Cécile, je peux vous prédire sans trop me tromper que cette virée sera immanquablement placée sous le signe du sport de haut niveau : combien de fois suis-je rentré d'une journée de ski "sur les rotules" tellement il était difficile de la suivre sur ses traces ? Combien de fois suis-je revenu de randonnée complètement usé et à bout de force, n'arrivant pas à suivre son rythme de marathonienne ? D'ailleurs, rien que de penser à notre future escapade terrestre, ça m'épuise déjà... mais c'est tellement bon !

Alors, comme c'était récemment son anniversaire, je me suis dit que pour une fois, c'était moi qui allait organiser la sortie du dimanche : depuis le temps que Cécile voulait voler, c'était l'occasion idéale d'aller nous balader, tranquillement, pépères, dans les airs.

Et vlan ! Qu'est-ce qui me tombe sur le coin du nez ? Je vous laisse juger par vous même :

METAR LFLY 271100Z 19018KT CAVOK 21/06 Q1020 BECMG TEMPO 18025G35KT=
TAF LFLY 271100Z 271221 180020KT CAVOK TEMPO 1221 18025G35KT=

Oui oui, vous avez bien lu : 25 noeuds de vent ( 45 km/h) avec des rafales à 35 noeuds (64 km/h) !!!! Autant dire que pour moi , le pilotage ne va pas être du gâteau !  Le vent était si fort que, de mémoire de jeune pilotaillon, je crois n'avoir jamais décollé aussi court (en DR400) ! Et je ne vous raconte pas les virages en l'air : on se sent emporté d'une force ! Quelle sensation !

Comme Cécile est une passionnée de montagne, je comptais initialement l'emmener jusqu'à Annecy, survoler le lac, voguer de patelins en patelins, passer les cols, vérifier s'il restait un peu de neige accrochée sur les sommets etc... Evidemment, ce projet est vite tombé à l'eau vues les conditions météo du jour, alors nous nous sommes contentés d'un vol de plaine. Au programme, une nav que je connais bien : Lyon, Bourg-En-Bresse, Macon, Lyon. Avec un vent pareil, je ne comptais pas trop traîner en l'air, mais bizarrement, c'est le sentiment inverse qui s'est produit : parce qu'en haut l'air est beaucoup plus 'laminaire' qu'au sol, l'effet du vent ne se faisait que très peu sentir une fois passés les 1000ft QFE (sauf sur la vitesse sol !)

Résultat : j'ai emmené Cécile voir la Roche de Solutré, puis nous avons poussé la nav jusqu'à Cluny (connue pour sa grande abbaye et sa fameuse école des Arts et Métiers) que je n'avais encore jamais vue d'en haut.

 

La Roche de Solutré


Vers Macon.


En route vers Cluny.



Comme Cécile est aussi une grande spécialiste de Mécanique des Fluides, je lui ai proposé de vérifier les quelques lois élémentaires de physique liées à l'aile d'avion et la mécanique en général, en faisant quelques exercices pratiques en l'air : influence de la vitesse de l'air et de l'incidence de l'aile sur Fz, lien entre Vz et Vi, lien entre Vi et Vsol, principe du gyroscope, rôle des gouvernes (palonniers) et action du manche sur les gouvernes. Par contre, elle qui explique en long en large et en travers à ses étudiants ce qu'est le décrochage en mécaflux, elle n'a bizarrement pas voulu que je le lui montre 'en pratique'.
 
Après 1h30 à traîner (c'est le mot !) en l'air, nous rentrons sur Lyon : notre vitesse sol ne voudra pas dépasser les 75kt ! C'est alors qu'arrive le moment de l'atterro . De suite, j'annonce la couleur à ma passagère : ça va être du sport (pour changer !). Pour me sentir à l'aise, je balance tous les trucs inutiles à l'arrière de l'avion : cartes, logs de nav, crayons, règle. J'intègre la vent-arrière, et déjà j'essaye de calculer mes vitesses en finale avec ce vent, et je réfléchis à la configuration de l'avion que je vais adopter (1 ou 2 crans de volets ?).

- "T'inquiète pas, j'ai confiance en toi" me dit Cécile. Plus facile à dire qu'à faire !

Virage pour la vent-arrière (j'aime bien cette photo).


J'ai ma clairance d'atterrissage, j'arrive en courte, en très très courte, le sol s'approche. Je suis à Vi=130km/h que je garderai jusqu'à la réduction des gaz. Ça secoue (grave) au fur et à mesure que je me rapproche du sol. Je tente de conserver l'axe de piste, je réduis, je mets du manche dans le vent et du pied de l'autre côté, les roues du train principal touchent le sol, puis la roulette.... Ouffff, j'ai atterri, l'avion va bien et les passagers aussi : on appellera donc ça un "bon" atterrissage même si, comme j'ai coutûme de le dire, j'ai déjà réussi bien mieux ...

Quant à Cécile, elle n'était absolument pas stressée, elle a même pris des photos pendant l'atterro...

Je crois qu'elle n'oubliera pas ce vol riche en sensations...



Ah tiens, une carrière !


Attero dans les champs de Colza


Le trajet global.


Aurélien

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Published by Aurélien - dans Navs locales
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20 avril 2008 7 20 /04 /avril /2008 10:44

J'ai fini de rédiger mon manuscrit de thèse !!! L'occasion de prendre quelques jours de congés et d'aller faire un peu de tagazou. J'ai donc réussi à voler une deuxième fois cette semaine, et j'ai profité d'une météo "acceptable" pour aller faire un petit tour du côté des montagnes. Oh, ce n'est pas de la haute montagne, c'est juste de la montagne accessible au pilotaillon du dimanche, et du mercredi aussi... Voici donc quelques photos de ce qu'on peut trouver à 30min à peine de Lyon... Je vole décidemment dans une bien belle région...

Arrivée sur le lac du Bourget (Chambéry Aix-les-Bains).



"F-KB, visuel sur les sommets enneigés !"



Forêt de sapins.



Plaines de l'Ain.



Retour sur Lyon, le relief diminue.



Arrivée sur Ambérieu-en-Bugey LFXA : tractage de planneur.



Les Dombes.



Je n'avais pas mon GPS, mais voilà ce que mon tracé aurait donné. Remarquez la traversée épique de l'aéroport de St Ex (LFLL, sous clearance).



Aurélien

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15 avril 2008 2 15 /04 /avril /2008 22:55

Avec toute la pluie qui est tombée ces dernier temps, nos rivières et  fleuves ont du mal à évacuer tout ce trop-plein d'eau. La preuve en images, avec quelques photos de la Saône prises lors d'un vol local vers Macon :











Aurélien

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10 avril 2008 4 10 /04 /avril /2008 09:00
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9 avril 2008 3 09 /04 /avril /2008 23:44

Je l'attendais depuis longtemps ce vol ! Il a déjà été reporté une fois à cause de la météo. Je parle bien sûr du vol de mise en garde que la FFA offre à tout jeune breveté. Le cap 10 F-GRRA est donc arrivé de Grenoble St Geoirs ce samedi, avec à son bord Paul Bomel, le représentant de la fédération dans la région Sud-Est. C'est lui qui va assurer 12 (!) vols de haute voltige dans la journée, au dessus de Bron. 
 

Le Cap 10 : séance de "sanglage" obligatoire !

 
J'ai été le deuxième de la journée à monter à bord de ce Cap10c, un avion de l'armée rétrofité avec des ailes carbone. J'ai eu un peu d'appréhension au moment de monter, car le précédent élève était revenu de son vol disons... un peu palot.




Paul Bomel, et le tableau de bord du Cap10

 

Dans un avion de voltige, on prend quelques précautions : premièrement, on se débarrasse de tout objet dans les poches (clés, veste, portables). Deuxièmement, on enfile un parachute de secours, que l'on harnache très très fort, qui sert en cas de problème en vol (gloups). Tertio, on rentre dans l'avion sans s'appuyer nul part sur la verrière, car celle-ci est très fragile car éjectable. Enfin, on s'assoie dans l'avion et on s'attache une nouvelle fois très très fort au siège).
  

 

Le joli oiseau

 

Paul ne perd pas de temps pour démarrer l'avion, équipé d'un moteur injection de 180 ch. Avec Paul, il faut le laisser tout faire :

- Moi: "Je vous laisse les commandes au roulage ?"

- Paul B.:" y'a intérêt, je voudrais pas que tu me foutes l'avion en pylône, le Cap est un avion très fourbe"

- Moi: " Bon, Ok "

En fait, il m'a quand même laissé m'initier au roulage de cet avion à train classique, manche au ventre, que l'on guide avec les palonniers.

- Paul : "10h10, pas plus !"

Au début, je ne comprenais pas, mais j'ai compris plus tard qu'il me parlait de l'amplitude des palonniers pour guider l'avion. Nous nous alignons en 34, Paul met les gaz et ... on sent de suite la cavalerie qui déboule. Mon FI d'un jour met l'avion en ligne de vol, et nous décollons. A présent je prends les commandes, pour monter à 5000ft verticale LFLY. Je m'applique pour garder les 160km/h demandés par mon FI.

Puis les choses marantes commencent : tout d'abord, Paul réalise la manœuvre de l'ascenseur pour vérifier si je suis bien harnaché. Cela consiste simplement à une trajectoire verticale ascendante, puis descendante : c'est bon, je suis calé dans ce qui me sert de siège.

Ensuite, petites manoeuvres tranquilles : décrochage, virages à 60° à droite et à gauche (j'ai même eu les félicitations du jury !). S'en suivent des mises en vrille à droite, puis à gauche. En fait, Paul semblait vouloir me surprendre par cette manoeuvre, mais ce ne fut pas le cas car j'en avais fait quelques unes pendant ma formation sur C152 (certifié pour vriller !).

Après, les choses vraiment très sérieuses ont commencé. C'est Paul qui a repris les commandes pour me montrer tout un tas de manœuvres de voltige : tonneau, vol dos, boucle et renversement. Ce sont des manoeuvres de base en voltige, mais c'était déjà bien assez impressionnant pour moi. Entre chaque figure, Paul me demandait : "ça va ?" et moi "oui oui, ça va".

J'ai repris les commandes pour intégrer le tour de piste, et Paul a repris la main en courte finale. A l'arrêt de l'avion, l'accéléromètre électronique indiquait -1.2 +3.7g. Bon, l'avion est certifié pour prendre des châtaignes bien plus violentes. Mais bon, comme toujours dans une nouvelle expérience aéronautique, ce fut 27 minutes de pur bonheur.

Aurélien

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